Déficience intellectuelle : par où commencer
La déficience intellectuelle — aussi appelée trouble du développement intellectuel (TDI) — désigne une difficulté durable à raisonner, à comprendre des informations abstraites ou complexes, et à s'adapter aux situations de la vie quotidienne. Elle retentit sur les apprentissages
C'est quoi ?
La déficience intellectuelle (DI) est aussi appelée trouble du développement intellectuel (TDI). Elle désigne une difficulté durable à raisonner, à comprendre des informations abstraites ou complexes, et à s'adapter aux situations de la vie quotidienne. Elle retentit sur les apprentissages scolaires et sur l'autonomie [1].
En France, elle concerne environ 2 % de la population, soit plus d'un million de personnes. Les formes légères sont les plus fréquentes (1 à 2 %), les formes sévères plus rares (0,3 à 0,4 %) [1].
Ce que cela veut dire pour vous
La déficience intellectuelle peut toucher plusieurs domaines :
- Le raisonnement logique
- La compréhension de concepts abstraits
- La résolution de problèmes simples
- La compréhension du monde qui l’entoure
- La communication
- Les gestes du quotidien
- Les relations sociales
- Les déplacements et les mouvements
Ces difficultés peuvent limiter la capacité à apprendre et à prendre des décisions adaptées [5].
Ce que vous pouvez faire
Parler à un médecin
Parlez-en à votre médecin (traitant, pédiatre ou PMI) : il peut faire un premier repérage et orienter vers une évaluation spécialisée [2].
Repérer les signes
Selon l'âge, les signes peuvent être :
- Un retard dans les acquisitions (s'asseoir, marcher, parler)
- Des difficultés d'apprentissage importantes et durables
- Une difficulté à acquérir l'autonomie du quotidien
Chaque enfant évolue à son rythme : c'est l'ampleur et la durée du décalage qui justifient d'en parler à un médecin [3].
Trouver de l'aide
Plusieurs professionnels peuvent intervenir :
- Médecin
- Psychologue
- Orthophoniste
- Psychomotricien
- Éducateur
Des structures médico-sociales (CAMSP pour les jeunes enfants, CMPP) et la MDPH accompagnent les familles. Des associations comme UNAPEI et Trisomie 21 France informent et soutiennent [4].
Comprendre les troubles associés
Le TDI peut être associé à d'autres troubles :
- Troubles du spectre de l’autisme (TSA)
- Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
- Trouble du développement du langage oral (TDLO)
- Troubles neurologiques (épilepsie, troubles du sommeil, troubles sensoriels)
- Troubles psychiatriques (troubles de l’humeur, troubles anxieux)
- Troubles somatiques (troubles digestifs, troubles de la croissance, malformations cardiaques ou rénales, anomalies cutanées)
Une surveillance régulière tout au long du développement est essentielle pour identifier et traiter précocement ces troubles associés [11].