Accueil temporaire (répit)
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L’accueil temporaire mentionné à l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles s’adresse aux personnes handicapées de tous âges et aux personnes âgées et s’entend comme un accueil organisé pour une durée limitée
En bref
- Attesté par : 7 documents (dont 3 CNSA, 2 Délégation interministérielle TND, 1 HAS, …) — meilleur niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
L’accueil temporaire, mentionné à l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles, s’adresse aux personnes handicapées de tous âges et aux personnes âgées. Il s’entend comme un accueil organisé pour une durée limitée, avec ou sans hébergement, y compris en accueil de jour. Cet accueil peut être à temps complet ou partiel, et peut être séquentiel. L’un des objectifs principaux est de permettre une période de répit et de suppléance pour l’aidant [2].
L’accueil temporaire comprend plusieurs modalités :
- L’hébergement temporaire
- L’accueil de jour (avec ou sans plateforme d’accompagnement et de répit)
- L’accueil de nuit [2]
Ces solutions visent à soulager les aidants en leur offrant un relais temporaire, que ce soit à domicile ou en établissement. Elles permettent également aux personnes aidées de bénéficier d’un environnement sécurisé et adapté à leurs besoins [5].
Repères épidémiologiques
Les solutions de répit pour les aidants sont diverses et s’adressent aussi bien aux aidants qu’aux personnes accompagnées. Elles sont un moyen de soulager les aidants, de mieux concilier leurs contraintes avec leur vie personnelle et professionnelle, et de prendre soin de leur santé. Les solutions de répit incluent des activités adaptées et des moments de détente pour les aidants [12].
Diagnostic et évaluation
L’évaluation des besoins en accueil temporaire repose sur plusieurs critères, notamment la charge objective et subjective de l’aidant. La charge objective correspond aux événements négatifs résultant de l’aide, tels que l’interruption du temps personnel, l’absentéisme au travail et les contraintes financières. La charge subjective correspond aux réactions affectives manifestées par l’aidant informel en raison de son rôle, notamment l’inquiétude et la détresse subjectives [1].
Les principaux motifs de non-recours aux dispositifs de répit incluent la méconnaissance des dispositifs, la complexité des démarches administratives, les difficultés d’accessibilité numérique et les difficultés d’accessibilité aux transports. Le reste à charge élevé selon les cas est également un facteur important [4].
Interventions recommandées
Plusieurs solutions de répit sont recommandées pour les aidants :
- L’accueil temporaire en établissement médico-social, tel que les instituts médico-éducatifs (IME), les foyers d’accueil médicalisés (FAM), les hôpitaux ou les maisons de retraite de type EHPAD. Pour bénéficier d’une admission en hébergement temporaire, une orientation de la CDAPH est le plus souvent nécessaire, sauf en cas d’urgence [5].
- L’hébergement en famille d’accueil ou en maison de répit, qui offre un environnement sécurisé et médicalisé avec des professionnels formés à la prise en charge de personnes en situation de handicap ou malades [5].
- Le relayage à domicile, tel que le baluchonnage, qui consiste en une intervention d’au moins 2 jours et 1 nuit d’un professionnel au domicile de la personne aidée. Plusieurs personnes se succèdent toutes les 8 à 12 heures pour respecter la législation du travail française [2].
Cadre légal et droits
Le droit au répit est destiné à l’aidant d’une personne bénéficiaire de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Il permet de faire une « pause » en attribuant une enveloppe d’aide annuelle d’un montant pouvant aller jusqu’à 548,54 €. Cette enveloppe peut servir à financer ponctuellement un hébergement temporaire, un accueil de jour du parent aidé ou un renforcement de l’aide à domicile [9].
Les aidants familiaux peuvent bénéficier d’un dédommagement à hauteur de 50% du Smic horaire net (4,61 € au 1er janvier 2024). S’ils ont dû réduire ou arrêter leur activité professionnelle pour s’occuper de leur proche, le dédommagement correspondra à 75 % du Smic horaire net (6,91 € au 1er janvier 2024). Les sommes perçues ne sont pas imposables depuis 2019 [9].
Les solutions de répit peuvent être financées par diverses aides, telles que la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH), et l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Des crédits d’impôt et des aides financières peuvent également être disponibles pour les aidants [8].