Troubles du sommeil de l’enfant
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Les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants et peuvent perturber la vie quotidienne de nombreuses familles : insomnies, difficultés d’endormissement ou réveils nocturnes, avec des conséquences allant de l’irritabilité et des difficultés de régulation des émotions aux troubles des apprentissages. Ils constituent une comorbidité très fréquente du TDAH (environ 30 à 50 % des cas) et sont fréquents dans l’autisme, notamment l’insomnie ; la HAS y range le retard de phase, l’insomnie, les troubles moteurs nocturnes et les parasomnies.
Qu'est-ce que c'est ?
Les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants et peuvent prendre différentes formes, comme des insomnies, des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, ou encore des parasomnies (terreurs nocturnes, éveils confusionnels, somnambulisme) [KG-1]. Ces troubles peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie quotidienne, affectant la régulation émotionnelle et les capacités d’attention de l’enfant [KG-5] [KG-8].
Ils sont souvent associés à d’autres troubles du neurodéveloppement, comme le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou le trouble du spectre autistique (TSA). Par exemple, environ 30 à 50 % des enfants avec un TDAH présentent des troubles du sommeil [7]. De même, les troubles du sommeil sont fréquents dans l’autisme, notamment l’insomnie [10].
Ce que ça change au quotidien
Les troubles du sommeil peuvent perturber la vie quotidienne de nombreuses familles. Les enfants concernés peuvent manifester de l’irritabilité, des difficultés de régulation des émotions, ou des troubles des apprentissages, comme des problèmes d’attention ou des difficultés verbales et motrices [11]. Ces troubles peuvent également affecter la santé mentale des parents [2].
Chez les enfants avec un TDAH, les troubles du sommeil peuvent se manifester par une résistance accrue à l’heure du coucher, des difficultés d’endormissement, un sommeil plus léger et fragmenté, et une durée de sommeil plus courte [2]. Ces troubles peuvent aggraver la symptomatologie du TDAH et représenter un frein à l’amélioration des symptômes par la prise en charge conventionnelle [7].
Ce qui peut aider
La prise en charge des troubles du sommeil repose sur plusieurs axes. Tout d’abord, il est recommandé d’établir une bonne hygiène de sommeil, en instaurant des rituels du coucher, en régulant les horaires de coucher et de lever, et en adaptant l’environnement sensoriel de l’enfant (éclairage, température, bruit, etc.) [10]. Des thérapies comportementales peuvent également être envisagées pour améliorer le sommeil et diminuer les difficultés associées [4].
En cas de troubles chroniques du sommeil ou d’aggravation des symptômes, il est recommandé d’investiguer les causes possibles, notamment médicales (douleur, carence martiale, etc.) ou liées à une comorbidité (TDAH, syndrome des jambes sans repos, parasomnies, apnée du sommeil, épilepsies) [10]. Si nécessaire, une orientation vers une consultation spécialisée des troubles du sommeil peut être envisagée.
Dans certains cas, un traitement par mélatonine peut être envisagé en association avec des mesures non médicamenteuses, toujours sous supervision médicale [10]. Il est important de réévaluer régulièrement l’efficacité du traitement, sa tolérance et sa pertinence dans le contexte global de prise en charge.
Si vous êtes confronté à des troubles du sommeil chez votre enfant, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou à votre médecin [11].
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (4 extraits)
- [3] HAS TDAH 2024 — HAS (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] HAS TSA 2025 — HAS (2026) 📄 (1 extrait)
- [5] Le sommeil de l’enfant entre 0 et 6 ans — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)