TLP
Test de langage (TLP-c, manuel) évaluant essentiellement l'expression. On présente au sujet une image à commenter : l'examinateur entame lui-même le discours, orientant ainsi l'enfant vers une formulation déterminée. Quatre catégories d'éléments sont notés : les lexèmes (substantifs, adjectifs), les circonstants (prépositions), les référents (pronoms) et les flexions (déclinaisons, temps des verbes). Étalonnage sur 160 enfants, 40 par classe d'âge : 5, 6, 8 et 10 ans. Distribution des scores par classe d'âge.
TLP
En bref
4 pour obtenir un score de CELF CDN-F langage fondamental-SLF Épreuve de com- Lecocq Épreuve de compré- 4-12 ans Payant préhension syn- hension syntaxico- Inspiré du TROG Étalonnage à l’oral sur… 4,5 41 à 46 Coordination de phrases > V+ > 4,5 > 47 Construction de récits Selon Brown (1973), la LME est un bon indice de la maturité du langage des jeunes enfants. omplète consistant à utiliser les pronoms pour tous les personnages de l’histoire racontée.
HAS TSA 2025 — HAS (2026)
4 pour obtenir un score de CELF CDN-F langage fondamental-SLF
Épreuve de com- Lecocq Épreuve de compré- 4-12 ans Payant préhension syn- hension syntaxico- Inspiré du TROG Étalonnage à l’oral sur taxico-sémantique sémantique à l’oral et (Test for Reception 2 100 enfants l’écrit E.co.s.se of Grammar de Bis- 20 minutes hop, 1983)
Test of Pragmatic Phelps-Terasaki et Habiletés et déficits 2 cahiers (6 ans à 18 ans Traduction fran- Language-2 Phelps-Gunn, 2007 pragmatiques 11 mois) çaise auprès des CRA TOPL-2 45-60 minutes Normes — p.75
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
4,5 41 à 46 Coordination de phrases
V+ > 4,5 > 47 Construction de récits
Selon Brown (1973), la LME est un bon indice de la maturité du langage des jeunes enfants. Sa validité chez le jeune enfant est fiable lorsqu’on obtient 50 énoncés ou plus. L’énoncé se définit soit : • comme une production verbale marquée à son début et à sa fin par une pause ; • comme une production verbale marquée à son début et à sa fin par une modification de l’intonation ; • par son caractère grammatical : des phrases complètes définies comme des productions verbales contenant au minimum un nom ou un pronom dans une relation sujet-verbe, des phrases incomplètes (pas de sujet, verbes à l’impératif…). Des données francophones (Le Normand, 1991 et 2006) portant sur des enfants âgés de 24 à 36 mois ont décrit l’évolution de cet indice avec l’âge. Tous les auteurs s’accordent pour estimer, qu’au-delà d’une longueur moyenne de 4 mots par énoncé, ce que dit l’enfant est davantage fonction du contexte dans lequel est recueilli le langage que de sa maturité syntaxi- que. Il n’y a plus de corrélation entre la LME et l’âge. Il convient donc de limiter l’utilisation du LME à une période bien déterminée (24-36 mois). Ce fait a été confirmé par d’autres données, soit francophones portant sur 60 enfants âgés respectivement de 20, 30 et 39 mois (Bassano et coll., 1998 ; Bassano, 2005), soit collectées dans d’autres langues, dégageant ainsi un cer- 17 — p.35
omplète consistant à utiliser les pronoms pour tous les personnages de l’histoire racontée. Le traitement des anaphores reste longtemps problématique.
Flexions verbales La fonction temporelle spécifique des flexions verbales n’est pas encore éta- blie après 6 ans. De 3 à 6 ans, elles ne servent qu’à exprimer les caractéristi- ques de l’action. À cet âge, l’enfant utilise plus fréquemment les adverbes et les conjonctions de temps que les flexions verbales pour exprimer les rela- tions temporelles entre les événements. Connecteurs entre les propositions Les études sur la construction du récit des enfants montrent que les connec- teurs entre les propositions ne sont pas acquis avant 10-11 ans (pour une revue, voir Fayol, 1983 et 1997a ; Jisa, 1985 ; de Weck, 1991 ; Jisa et Kern, 1998 ; Hickman, 2000). Entre 3 et 4 ans, les enfants n’utilisent pas encore de manière convention- nelle les connecteurs du langage qui relient les propositions. Ils emploient beaucoup de déictiques temporels comme « ici », « là », « maintenant » ou de simples coordinateurs comme « et », « mais ». Au cours de cette période, il s’agit de marquer l’ajout d’un événement plutôt qu’une relation particu- lière entre les différents événements. Cette stratégie souligne deux aspects de la production des enfants : d’une part, ils ont des difficultés à construire un récit décontextualisé et d’autre part, ils réalisent plus une sorte d’énuméra- 23 — p.41
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques
(dénomination rapide de formes, couleurs, chiffres, images…) est aussi actuel- lement décrit comme une fonction prédictive importante de l’acquisition en lecture, mais les actions de l’entraînement sur ce déficit sont moins claires. La perception temporelle (Tallal, 1980) ou la perception catégorielle (Sprenger-Charolles et coll., sous presse) font aujourd’hui partie des évaluations de recherche mais leurs applications en pratique courante ne sont pas claires. Plusieurs tests étalonnés en français existent, mais leurs étalonnages concer- nent des populations beaucoup moins importantes que pour les échelles d’intelligence. Il existe peu de tests concernant l’enfant de plus de 8 ans et demi (seulement quelques subtests très limités de la L2MA ; Chevrie-Müller et coll., 1997) et certaines fonctions comme la sémantique et la pragmatique ne sont explorées par aucune des batteries françaises. Citons comme batte- ries généralistes de langage, la N-EEL (Nouvelles épreuves pour l’évaluation du langage) de 4 ans et demi à 8 ans et demi (Chevrie-Müller et Plaza, 2001), l’ELOLA (Évaluation du langage oral de l’enfant aphasique) qui com- porte plus de fonctions langagières explorées et qui est étalonnée de 2 ans et demi à 12 ans et demi (De Agostini et coll., 1998), et l’ELO (Évaluation du langage oral) (Khomsi, 2001) rapide et donc peu détaillée. D’autres tests complémentaires sont indispensables pour étudier certaines fonctions peu explorées dans les batteries précédentes : le Vocabulaire en Images VOCIM et l’EVIP (Échelle de vocabulaire en images) pour la compréhension lexi- cale, l’ECOSSE (Épreuve de compréhension syntaxico-sémantique) (Lecocq, 1996) ou le O-52 (Khomsi, 1987) et le NSST (NorthWestern Syntax Screening Test) (version française de Chevrie-Müller : Test d’évalua- tion des aptitudes syntaxiques) pour la compréhension syntaxique orale et écrite, et le TCG-R (Deltour, 1992) pour la production syntaxique. Les tests explorant les compétences phonologiques existent dans toutes les batteries de langage écrit. Avant 6 ans, outre les batteries utilisées en recher- che et les batteries prédictives (particulièrement le BSEDS, la BREV), il existe des subtests spécifiques dans la N-EEL ou l’ELOLA (nouvelle ver- sion). Certains tests sont plus spécialisés comme l’EDP 4-8 pour la discrimi- nation des sons ou comme l’EVALEC, la BALE ou la BELEC pour les rimes, allitérations et la suppression du phonème initial. — _p.574_
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
ait de 10 études différentes, chacune sur 50 enfants, et il pourrait être utile de les redéfinir en tenant compte de l’effet de l’âge.
IV.1.2. Évaluation Il existe un très grand nombre de batteries ou de tests pour l’évaluation du langage oral disponibles en français. On peut trouver dans l’ouvrage de Chevrie-Muller et Narbona (1999) (47) ou dans « l’évaluation du langage » de Jean-Adolphe Rondal (48) la liste, non exhaustive, de 19 batteries et tests d’évaluation du langage oral dont la plupart (17 tests) concerne en partie ou en totalité les enfants de 3 à 6 ans, étalonnés sur un nombre variable d’enfants (entre 86 et 1500 selon les tests). Ces tests visent l’exploration approfondie d’au moins un des aspects suivants du langage oral : gnosies auditives et auditivophonétiques, articulation, compréhension, expression, mémoire verbale, vocabulaire. Plusieurs batteries nouvelles ou renouvelées ont été proposées ces dernières années, parmi lesquelles (liste non exhaustive) :
♦ La batterie d’évaluation psycholinguistique (BEPL) de Chevrie-Muller et Coll., 1988 - réédition 1997 (49) (la plus grande partie du contenu de la Forme A est décrite dans la partie dépistage) est une des plus utilisées en France (2 ans 9 mois à 4 ans 3 mois). La forme A (BEPL-A) est complétée par la BEPL-B : recueil et analyse du langage — _p.35_
ion pour chaque épreuve de scores limites au-dessous desquels on peut considérer que les performances sont trop basses pour l’âge de l’enfant.
♦ NBTL : le test des compétences verbales et métalinguistiques (52) comprend des épreuves d’articulation (à partir d’une dénomination de dessins ; c’est donc aussi une épreuve de dénomination), de compréhension (choix multiple), de répétition de phrases, de récit à partir d’une bande dessinée, d’images séquentielles (avec verbalisation de l’histoire). Il a été étalonné entre 4 ans 3 mois et 7 ans 6 mois, sur environ 2 000 enfants. Présentation de la distibution détaillée des scores par classe d’âge de 3 mois.
♦ TLP : manuel TLP-c (53) : test de langage pour enfants de 5 à 10 ans. Il évaluerait essentiellement l’expression. On présente au sujet une image à commenter : l’examinateur entame lui-même le discours, orientant ainsi l’enfant vers une formulation déterminée. Quatre catégories d’éléments sont notés : les lexèmes (substantifs, adjectifs, etc.), les circonstants (prépositions, etc.), les référents (pronoms, etc.) et les flexions (déclinaisons, temps des verbes, etc.). Étalonnage sur 160 enfants, 40 par classe d’âge : 5, 6, 8 et 10 ans. Pourcentage de réussite par classe d’âge et par item. Distribution des scores par classe d’âge. Indications détaillées sur la notation. — p.36