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K-ABC II — Kaufman Assessment Battery for Children

Batterie d'évaluation cognitive de Kaufman (KABC-II, version française 2008) ciblant les 3-12 ans. Originale par sa double approche neuropsychologique (Luria) et CHC (Cattell-Horn-Carroll), et sa moindre dépendance culturelle/langagière.

K-ABC II — Kaufman Assessment Battery for Children

Définition clinique

Le K-ABC II (Kaufman Assessment Battery for Children) est une batterie d'évaluation cognitive destinée aux enfants âgés de 3 à 12 ans. Elle se distingue par son approche duale, combinant une perspective neuropsychologique inspirée de Luria et un modèle cognitif basé sur la théorie CHC (Cattell-Horn-Carroll). Cette batterie est conçue pour minimiser la dépendance culturelle et langagière, offrant ainsi une évaluation plus objective des capacités cognitives des enfants [KG-3] [KG-4] [KG-6].

Critères diagnostiques

Le K-ABC II permet d'évaluer plusieurs domaines cognitifs, notamment :

Ces évaluations sont cruciales pour identifier des troubles spécifiques tels que le Trouble du Développement Intellectuel (TDI) ou la déficience intellectuelle, caractérisés par des limitations significatives du fonctionnement intellectuel (QI < 70) et du comportement adaptatif [KG-5] [KG-7].

Évaluation

L'interprétation des résultats du K-ABC II nécessite une analyse fine des subtests pour discriminer les fonctions préservées et altérées. Le Quotient Intellectuel Global (QIG) n'est retenu que lorsqu'il n'existe pas de dissociation entre le Quotient Verbal (QIV) et le Quotient de Performance non verbale (QIP). Chez les enfants porteurs de troubles des apprentissages, cette dissociation est fréquente, rendant l'analyse des subtests individuels plus pertinente que le QIG [1].

Par exemple, dans les troubles spécifiques du langage oral et écrit, le QIP et les subtests de performance sont souvent préservés, tandis que les subtests verbaux sont altérés. À l'inverse, dans les dyspraxies, les subtests verbaux peuvent être préservés, mais la mémoire immédiate et les subtests de performance (code, cubes, assemblages d’objet) sont souvent altérés [1].

Intervention

Le K-ABC II est particulièrement utile pour évaluer les processus séquentiels, souvent altérés dans la dyslexie. Cependant, il est important de noter que cette évaluation est insuffisante pour préciser les diagnostics spécifiques (trouble spécifique du langage oral, dyslexie, dyscalculie, dyspraxie). Ces diagnostics nécessitent des tests spécifiques complémentaires réalisés par des professionnels spécialisés [1].

Pour les troubles du calcul, le subtest « calcul » du K-ABC II peut déterminer un âge de développement en calcul jusqu’à 12 ans. Cette évaluation permet de déterminer le niveau intellectuel, les capacités de logique et de raisonnement, ainsi que les déficits en arithmétique. Elle décrit également le profil cognitif dans lequel s’inscrit le déficit en calcul, incluant les éventuels déficits en intelligence verbale et empan de chiffres [2].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles soulignent l'importance d'une évaluation psychométrique de type K-ABC II devant tout trouble des apprentissages complexe, résistant, ou en cas de doute sur les fonctions non verbales. Cependant, cette évaluation doit être complétée par des tests spécifiques pour affiner le diagnostic [1].

Articulation avec autres professionnels

Le K-ABC II est utilisé par des psychologues expérimentés pour évaluer les capacités cognitives des enfants. Les résultats de cette évaluation peuvent être partagés avec d'autres professionnels, tels que les orthophonistes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens, pour une prise en charge globale et adaptée [KG-1] [KG-2].

Références

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Sources mobilisées (1)