Conduites auto-agressives
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Il s’agit de comportements par lesquels la personne se fait du mal délibérément à elle-même entrainant souvent des lésions physiques sur le corps. Il peut s’agir par exemple de grattages avec les ongles, ou de coupures avec un objet tranchant.
En bref
- Attesté par : 1 document (Institut du Cerveau de l'Enfant) — niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce que c'est ?
Les conduites auto-agressives désignent des comportements par lesquels une personne se fait délibérément du mal, entraînant souvent des lésions physiques. Ces comportements peuvent inclure des grattages avec les ongles, des coupures avec un objet tranchant, ou d'autres formes de blessures auto-infligées [1]. Ces manifestations sont plus fréquentes chez les adolescents et particulièrement chez les filles [1].
Ces comportements ne sont pas nécessairement des tentatives de suicide. Ils peuvent être une façon pour l'enfant ou l'adolescent de gérer une souffrance émotionnelle ou une douleur morale [1]. Les scarifications, par exemple, peuvent avoir plusieurs fonctions, comme exprimer des ressentis, rechercher de l'attention, ou lutter contre un sentiment de vide ou de solitude [1].
Ce que ça change au quotidien
Les conduites auto-agressives peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de son entourage. Elles peuvent être déclenchées par divers facteurs de stress, tels que des conflits avec les camarades, la fratrie ou les parents, des difficultés scolaires, ou des difficultés à comprendre et exprimer ses émotions [1]. Ces comportements peuvent également être un signe de souffrance psychologique plus profonde, comme une dépression ou une anxiété [2].
Il est important de repérer les signes d'alerte, même si l'enfant ne parle pas de ses comportements. Les manifestations de souffrance peuvent inclure des troubles dépressifs, des attitudes régressives, des manifestations d'angoisse, ou des troubles du comportement [2]. Si vous observez plusieurs de ces éléments, surtout s'ils apparaissent brutalement, il est essentiel de consulter un professionnel de santé [7].
Ce qui peut aider
Pour aider votre enfant à arrêter les conduites auto-agressives, plusieurs stratégies peuvent être mises en place. Tout d'abord, il est crucial de faciliter la communication et de favoriser l'expression des sentiments. Offrez à votre enfant un espace de parole bienveillant et sans jugement, et encouragez-le à exprimer ses émotions de différentes manières, comme par écrit ou à travers des activités artistiques [4].
Ensuite, favorisez les relations sociales en encourageant votre enfant à entrer en contact avec des proches, des amis ou des groupes communautaires. Les activités partagées et les groupes de soutien peuvent aider à enrichir le réseau social de votre enfant [4].
Il est également important d'aider votre enfant à mieux comprendre ses comportements et à identifier les moments les plus difficiles. En comprenant les raisons qui le poussent à se faire du mal, vous pourrez ensemble trouver des moyens alternatifs pour gérer cette souffrance [4].
En cas de crise, proposez des activités ludiques pour distraire votre enfant ou des moyens de laisser la tension se dissiper autrement qu'en se blessant, comme courir, donner des coups dans un coussin, ou utiliser une balle anti-stress [5].
Enfin, il est essentiel de consulter un professionnel de santé mentale pour une évaluation plus approfondie. Un pédiatre, un médecin généraliste, ou un psychiatre pourra vous orienter vers un psychologue si nécessaire [3].
Si vous êtes très inquiet, n'hésitez pas à vous rendre aux urgences les plus proches pour obtenir des conseils et un soutien immédiat [3].
Sources mobilisées (4)
- [1] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] Scarifications : comprendre pour accompagner son enfant — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (4 extraits)
- [3] Mon enfant s’isole, me raconte des choses inhabituelles et étranges. Est-ce une — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] Syndrome de Smith-Magenis (SMS) : Comment gérer les troubles du comportement ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)