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Retard de croissance intra-utérin (RCIU)

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Le RCIU est l’équivalent français de intrauterine growth restriction (IUGR). Le fœtus ayant un RCIU présente une anomalie de la dynamique de croissance fœtale.

En bref

Cadre clinique

Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) est une condition caractérisée par une anomalie de la dynamique de croissance fœtale. Il se distingue du fœtus petit pour l’âge gestationnel (PAG), qui est défini par une estimation pondérale anténatale isolée inférieure au 10e percentile ou un poids de naissance inférieur au 10e percentile. Le RCIU correspond souvent à un PAG associé à un défaut de croissance pathologique, tel qu’un arrêt ou un infléchissement de la croissance sur au moins deux mesures échographiques à trois semaines d’intervalle [1].

Repères épidémiologiques

Les courbes de croissance fœtale individualisées, telles que celles développées par l’équipe Inserm EPOPé, permettent d’ajuster les critères de RCIU en fonction du sexe fœtal, de la taille et du poids de la mère en début de grossesse, ainsi que de l’ethnie et de la parité. Ces courbes ont montré des taux d’enfants PAG de 10 %, contre 4,3 à 8,5 % avec les autres courbes utilisées en France. Elles évitent une surreprésentation des filles dans le groupe PAG et reclassent 4 % des naissances [4].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de RCIU repose sur des critères échographiques et pondéraux. Un fœtus avec un RCIU peut ne pas être PAG, mais avoir une estimation de poids proche du 10e percentile. La croissance du périmètre crânien est corrélée au devenir neurologique, ce qui souligne l’importance d’une évaluation rigoureuse [1].

Les enfants nés avec un RCIU présentent un risque élevé d’anomalies neurodéveloppementales, y compris de retard moteur et de troubles cognitifs. Ils peuvent également développer des troubles des apprentissages et des difficultés scolaires. Une cohorte australienne a révélé des difficultés scolaires à 14 ans plus fréquentes chez les enfants nés avec un poids inférieur au 10e percentile, avec des difficultés d’attention plus fréquentes chez les filles nées avec un RCIU inférieur au 3e percentile [2].

Interventions recommandées

Les enfants nés avec un RCIU doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux jusqu’à l’âge scolaire, car les difficultés cognitives peuvent se manifester plus tardivement lorsque les charges cognitives deviennent plus importantes. Il est essentiel de continuer à suivre ces enfants pour détecter et prendre en charge précocement les éventuels troubles neurodéveloppementaux [3].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés au RCIU.

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Sources mobilisées (5)