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Très petit poids de naissance (< 1500g)

Poids de naissance inférieur à 1500g. Facteur de risque majeur de troubles neurodéveloppementaux.

Cadre clinique

Un très petit poids de naissance (VPN), défini par un poids inférieur à 1500 grammes à la naissance, est un facteur de risque majeur de troubles du neurodéveloppement (TND). Les enfants nés avec un VPN présentent un risque accru de développer des troubles cognitifs, comportementaux et sensoriels. Les troubles cognitifs sont les séquelles les plus répandues, avec 52 % des enfants nés extrêmement prématurés (moins de 28 semaines de gestation) et 24 % de ceux nés avant 32 semaines de gestation développant un certain degré de retard neurodéveloppemental [1]. Ces enfants présentent également des déficits en mathématiques, en lecture, en orthographe et en fonctions exécutives, ainsi que des troubles de l’attention et de la régulation émotionnelle [1].

Repères épidémiologiques

Les enfants nés avec un VPN ont un risque accru de troubles du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), de troubles du spectre de l’autisme (TSA) et de troubles psychiatriques en général. La prévalence des diagnostics de TDAH basés sur la CIM-10 varie entre 16 % et 19 % chez les enfants nés avec un VPN, avec une augmentation de deux à trois fois par rapport aux enfants nés à terme. Les TSA sont moins fréquents, avec une prévalence médiane de 0,6 % dans la population générale, mais deux études ont rapporté que 3,6 % des enfants de poids extrêmement faible à la naissance (≤1 000 g) et 8 % des enfants extrêmement prématurés (˂28 semaines de gestation) répondent aux critères diagnostiques [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des TND chez les enfants nés avec un VPN repose sur une évaluation multidisciplinaire. Les outils de dépistage, tels que le Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ), sont utilisés pour identifier les enfants à risque de développer un trouble psychiatrique. Les facteurs prédictifs des problèmes de comportement à l’âge de 3 ans incluent l’hospitalisation post-néonatale, le faible âge maternel, le faible niveau d’éducation maternelle, le retard neurodéveloppemental et le mauvais état de santé mesuré au moment de l’évaluation [2].

La microcéphalie, définie par un périmètre crânien inférieur au 10e percentile, est un facteur de risque important de mauvais développement à long terme. Une étude a montré que les enfants avec une microcéphalie à 3 mois avaient de moins bons résultats que les enfants avec une « petite tête » à l’évaluation des 24 mois sur l’indice de développement mental et psychomoteur du Bayley [3].

Interventions recommandées

Les interventions recommandées pour les enfants nés avec un VPN incluent un suivi neurodéveloppemental régulier et un accompagnement précoce. Les mesures d’accompagnement et de soutien des parents sont également importantes pour adopter les modalités relationnelles les plus ajustées et contenantes pour l’enfant [2]. Une revue systématique de la littérature a démontré que le sexe masculin, l’ethnicité non blanche, le faible niveau d’études des parents et le faible poids à la naissance étaient des facteurs prédictifs d’une déficience cognitive globale chez les enfants de moins de 5 ans nés prématurés ou avec un faible poids de naissance [4].

Cadre légal et droits

Les enfants nés avec un VPN bénéficient de droits spécifiques en matière de santé et d’éducation. Les facteurs de risque de TND ont été stratifiés en haut risque et risque modéré en fonction de leur prévalence attendue par rapport à la population générale. Les facteurs prénatals ou néonatals considérés de haut risque de TND incluent la grande prématurité (< 32 semaines d’aménorrhée), les prématurés < 37 SA avec retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou petit poids pour l’âge gestationnel (PAG) < 3e percentile, une encéphalopathie supposée hypoxo-ischémique, un accident vasculaire cérébral (AVC) artériel périnatal, des anomalies de la croissance cérébrale, des antécédents familiaux de TND sévère au premier degré, des infections congénitales symptomatiques, des méningo-encéphalites bactériennes et virales herpétiques, des cardiopathies congénitales complexes opérées, une exposition prénatale à un toxique majeur, et une chirurgie majeure, prolongée et répétée [5].

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs légaux spécifiques pour les enfants nés avec un VPN.

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Sources mobilisées (2)