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Lésion cérébrale épileptogène

Anomalie structurelle cérébrale pouvant générer des crises (tumeur, malformation, lésion séquellaire).

Lésion cérébrale épileptogène

Définition clinique

Une lésion cérébrale épileptogène désigne une anomalie structurelle du cerveau susceptible de générer des crises épileptiques. Ces lésions peuvent être innées, comme une malformation, ou acquises suite à un événement tel qu'un accident vasculaire cérébral, une tumeur cérébrale, un traumatisme crânien, une méningoencéphalite, une anoxie cérébrale, ou une chirurgie cérébrale [1]. Ces lésions sont souvent associées à des troubles du neurodéveloppement, soit parce que la maladie génétique ou la lésion à l’origine de l’épilepsie est également à l’origine de ces troubles, soit parce que la répétition de crises épileptiques perturbe le neurodéveloppement [2].

Critères diagnostiques

Le diagnostic d'épilepsie est posé dans trois situations :

  1. Survenue de deux crises d'épilepsie sans facteur déclenchant, séparées d’au moins 24 heures ;
  2. Survenue d’une crise d’épilepsie dont le bilan permet de poser un diagnostic de syndrome épileptique (par exemple, épilepsie à pointes centro-temporales, ou épilepsie généralisée idiopathique) ;
  3. Survenue d’une crise d’épilepsie dont le bilan retrouve une cause d’épilepsie (par exemple, diagnostic de malformation épileptogène du cortex) [3].

Évaluation

L’évaluation globale de la situation de l’enfant avec épilepsie doit intégrer les perspectives biologique, psychologique et sociale. Elle doit être attentive à la participation active des personnes avec épilepsie (PAE) et est indispensable à l’estimation du degré de complexité de la situation de la personne et à l’organisation de la réponse en définissant et en actualisant le projet de soins et le projet d’accompagnement [8].

Les examens complémentaires incluent un électroencéphalogramme (EEG) pour enregistrer l’électricité cérébrale ainsi qu’un scanner ou une IRM cérébrale pour rechercher une anomalie cérébrale [4]. Une vidéo faite par la famille permet d’orienter le diagnostic en cas de doute sur la nature épileptique de l’épisode paroxystique [9].

Intervention

L’intervention doit être multidisciplinaire et inclure une évaluation globale intégrant les perspectives biologique, psychologique et sociale. Les facteurs de risque de récidive de crise épileptique incluent un examen neurologique anormal après une première crise non provoquée, la survenue de crises épileptiques nocturnes, des anomalies à l’EEG, le terrain de l’enfant (déficience intellectuelle, troubles du spectre de l’autisme), et des anomalies de l’imagerie cérébrale [9].

Recommandations officielles

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation globale intégrant les perspectives biologique, psychologique et sociale, et attentive à la participation active des PAE. Cette évaluation est indispensable à l’estimation du degré de complexité de la situation de la personne et à l’organisation de la réponse en définissant et en actualisant le projet de soins et le projet d’accompagnement [8].

Articulation avec autres professionnels

L’articulation avec d’autres professionnels est essentielle pour une prise en charge globale. Les professionnels impliqués peuvent inclure :

Références

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Sources mobilisées (3)