Encéphalopathie néonatale
Mis à jour le
Souffrance cérébrale à la naissance (asphyxie périnatale, encéphalopathie hypoxique-ischémique).
En bref
- Attesté par : 2 documents (dont 2 Institut du Cerveau de l'Enfant) — meilleur niveau de preuve : Pédagogique
Qu'est-ce que l'encéphalopathie néonatale ?
L'encéphalopathie néonatale est une souffrance cérébrale sévère qui survient à la naissance, souvent due à un manque d'oxygène (anoxie périnatale). Elle concerne environ 1 nouveau-né sur 1 000 naissances [1]. Ce manque d'oxygène peut affecter le développement et le fonctionnement du cerveau, entraînant des difficultés cognitives, sensorielles (visuelles ou auditives) ou motrices [1].
L'encéphalopathie néonatale peut être causée par divers événements, comme une hypoxie maternelle chronique, une pré-éclampsie, une procidence du cordon ombilical, ou des complications lors de l'accouchement [4]. Le diagnostic repose sur plusieurs critères, notamment l'anamnèse obstétricale, les signes d'hypoxie fœtale, l'état clinique de l'enfant, et des examens complémentaires comme l'électroencéphalogramme (EEG) et l'imagerie cérébrale [4].
Ce que ça change au quotidien
L'encéphalopathie néonatale peut avoir des conséquences variées sur le développement de l'enfant. Les séquelles possibles incluent des troubles du neurodéveloppement, une paralysie cérébrale, ou une déficience auditive [KG-1] [KG-2] [KG-3]. Ces troubles peuvent affecter les compétences cognitives, la motricité, ou les sens.
Le suivi médical et psychologique est essentiel pour accompagner l'enfant et sa famille. Un suivi ophtalmologique est recommandé à 1, 3 et 6 ans pour détecter d'éventuels problèmes visuels comme le strabisme ou l'amblyopie [2]. Un suivi psychologique est également proposé aux parents pour les aider à surmonter le traumatisme de l'hospitalisation et détecter d'éventuelles difficultés psychologiques [2].
Ce qui peut aider
Le traitement de référence pour l'encéphalopathie néonatale est l'hypothermie thérapeutique. Ce traitement consiste à baisser la température du corps de l'enfant entre 33 °C et 34 °C pendant 72 heures pour protéger le cerveau [4]. L'hypothermie thérapeutique doit être débutée dans un délai inférieur ou égal à six heures après la naissance pour être efficace [3]. Ce traitement est réservé aux cas d'encéphalopathie néonatale modérée à sévère [3].
Un suivi médical régulier est nécessaire pour évaluer les séquelles potentielles et mettre en place les prises en charge adaptées. Les parents sont encouragés à consulter les spécialistes recommandés pour assurer le meilleur développement possible de leur enfant.
Sources mobilisées (3)
- [1] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] L’hypothermie en néonatalogie: Mieux comprendre pour accompagner — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (2 extraits)
- [3] L’hypothermie en néonatalogie : quel suivi après l’hospitalisation ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)