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Encéphalopathie épileptique et développementale

Épilepsie sévère avec régression ou stagnation du développement liée à l'activité épileptique.

Cadre clinique

L'encéphalopathie épileptique et développementale (EED) est une pathologie cérébrale caractérisée par une prédisposition durable à générer des crises épileptiques, associée à des troubles du neurodéveloppement. Ces troubles peuvent inclure des retards cognitifs, des difficultés d'apprentissage, des troubles du comportement ou de la communication. L'EED se distingue par son impact sur le développement de l'enfant, souvent marqué par une régression ou une stagnation des acquis [1].

Les causes de l'EED sont variées. Elles peuvent être liées à des lésions cérébrales innées, comme des malformations, ou acquises, suite à des événements tels qu'un accident vasculaire cérébral, une tumeur cérébrale, une maladie neurodégénérative, ou une anoxie cérébrale. Les causes génétiques sont également fréquentes, notamment dans des syndromes comme le Syndrome d'Angelman, le Syndrome de Rett, le Syndrome de Dravet, ou la Sclérose Tubéreuse de Bourneville. Dans certains cas, aucune cause n'est identifiée, on parle alors d'épilepsie cryptogénique ou idiopathique [2].

Repères épidémiologiques

Les épilepsies sont fréquentes chez l'enfant, avec environ 5 % d'une classe d'âge ayant au moins une crise avant 5 ans. Cependant, la plupart de ces crises sont occasionnelles et ne constituent pas une épilepsie. L'incidence des épilepsies est plus importante à l'âge pédiatrique que chez les adultes. Les épilepsies focales représentent 60 % des situations, les épilepsies généralisées 30 %, et dans 10 % des cas, le type d'épilepsie demeure indéterminé [2] [4].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de l'EED repose sur la survenue récurrente et spontanée de crises épileptiques, associée à des troubles du neurodéveloppement. La démarche diagnostique est similaire à celle de l'épilepsie chez l'adulte, mais le nombre de possibilités diagnostiques est plus large chez l'enfant. Un enfant peut évoluer d'un syndrome épileptique à un autre avec le temps. Le diagnostic est posé dans trois situations : la survenue de deux crises sans facteur déclenchant, la survenue d'une crise permettant de poser un diagnostic de syndrome épileptique, ou la survenue d'une crise avec un bilan révélant une cause d'épilepsie [4].

Interventions recommandées

La prise en charge de l'EED nécessite une approche multidisciplinaire, impliquant des neurologues, des pédiatres, des psychologues, des ergothérapeutes, et des orthophonistes. L'implication personnelle de l'enfant doit être recherchée dès le plus jeune âge, avec des explications adaptées et une autonomisation progressive dans la gestion de sa maladie. La scolarité et les activités extrascolaires doivent être évaluées et maîtrisées pour minimiser l'impact de la maladie sur les apprentissages et la qualité de vie [4].

Cadre légal et droits

Les enfants atteints d'EED bénéficient de droits spécifiques pour faciliter leur inclusion et leur accompagnement. La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles. Ces droits peuvent inclure des aides financières, des aménagements scolaires, et des dispositifs de soutien à la scolarité. Les familles sont souvent contraintes de devenir expertes pour compenser les manques d'articulation entre les dispositifs, mais des dispositifs existent pour les soutenir [5].

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Sources mobilisées (2)