Chorioamniotite
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Cependant, seules sept des 20 études sur la chorioamniotite histologique (CH) ont démontré qu’elle était un facteur de risque de développement sous-optimal.
En bref
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Chorioamniotite
En bref
ue pour 27 enfants pour l’âge scolaire. Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque Deux méta-analyses récentes ont rapporté l’association entre une CA et le devenir neurologique (123, 124). association entre la chorioamniotite et des scores cognitifs plus faibles à 18-22 mois d’âge corrigé (141), alors que les autres ne l’ont pas observé.
HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)
ue pour 27 enfants pour l’âge scolaire. Vingt-six pour cent avaient une incapacité grave et 15 % des troubles d’apprentissage isolés (122). (niveau 4)
En résumé : Les infections néonatales, notamment les méningites bactériennes, peuvent à elles seules être responsables de la survenue de troubles du neurodéveloppement chez des nouveau-nés. Associées à d’autres facteurs comme la prématurité, elles viennent aggraver le pronostic initial. La survenue d’une infection en période néonatale doit amener le professionnel qui suit l’enfant à être particulièrement vigilant, notamment sur les signes moteurs et neurosensoriels.La choriomaniotite (CA), surtout si elle est associée à une funiculite, induit un syndrome inflammatoire fœtal qui peut être responsable d’une neuroinflammation et de lésions cérébrales. Cette réaction a été démontrée dans plusieurs modèles expérimentaux. En clinique, plusieurs publications ont rapporté un risque accru de PC ou de troubles du neurodéveloppement chez les enfants ayant été exposés à une chorioamniotite in utero. Le rôle respectif ou la distinction entre chorioamniotite clinique ou histologique ne sont pas toujours bien déterminés. Il existe par ailleurs des biais méthodologiques dans beaucoup de ces études.
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles – Société française de néonatologie / février 2020 32 — _p.32_
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
Deux méta-analyses récentes ont rapporté l’association entre une CA et le devenir neurologique (123, 124). La majorité des études rapportés par ces deux méta-analyses ne trouvent pas d’effets significatifs de la chorioamniotite (CA) sur le neurodéveloppement. Une proportion similaire d’études sans association a été observée dans les groupes des chorioamniotites histologiques et cliniques. Cependant, seules sept des 20 études sur la chorioamniotite histologique (CH) ont démontré qu’elle était un facteur de risque de développement sous-optimal. Deux études univariées ont établi une association entre la CH et le retard de langage ainsi qu’avec un faible indice de développement mental à 18 mois d’âge corrigé chez les nourrissons de très faible poids à la naissance et de très faible âge gestationnel. D’autres auteurs ont trouvé une association avec une incapacité grave chez les nourrissons de très faible poids de naissance à l’âge de 2 ans dans des analyses de régression logistique, mais l’âge gestationnel n’a pas été inclus dans ces analyses. Deux études ont montré que la chorioamniotite et la funiculite histologiques étaient associées à de plus faibles performances langagières à 18-24 mois d’âge corrigé, mais l’une d’elles n’incluait pas l’âge gestationnel dans les analyses multivariées. Certains auteurs ont constaté que la funiculite prédisait une altération du développement neurologique à 18 mois d’âge corrigé. Ylijoki et al. (2016) ont constaté que la chorioamniotite histologique, mais non la funiculite, était associée à de faibles troubles de la mémoire et des apprentissages ainsi qu’à une performance cognitive plus faible à 5 ans. Neuf articles sur la chorioamniotite histologique ont évalué séparément les effets de la funiculite sur le neurodéveloppement des enfants prématurés (125). Quatre d’entre elles ont révélé que la funiculite augmentait indépendamment le risque de problèmes de développement (126-129), alors que cinq études n’ont trouvé aucune association (125, 130-133). Seulement cinq études sur 15 ont trouvé une association entre la chorioamniotite clinique et les troubles neurodéveloppementaux chez les enfants prématurés. Hardt et al. (1985) ont constaté des scores cognitifs plus faibles chez les enfants nés après une rupture prématurée des membranes avec chorioamniotite que chez ceux nés sans chorioamniotite à 12 mois d’âge corrigé (134). Wilson- Costello et al. (1998), Rovira et al. (2011) et Nasef et al. (2013) ont signalé une association entre la chorioamniotite clinique et la performance cognitive, verbale et motrice, ainsi qu’avec une incapacité neurologique à 18-24 mois (128, 135, 136). Versland et al. (2006) ont obtenu des résultats similaires sur le risque accru de troubles cognitifs jusqu’à l’âge de 11 ans (137). De plus, dans quatre études, la chorioamniotite clinique et histologique n’a pas été séparée (138-141). L’une de ces études a trouvé une association entre la chorioamniotite et des scores cognitifs plus faibles à 18-22 mois d’âge corrigé (141), alors que les autres ne l’ont pas observé. — p.33
association entre la chorioamniotite et des scores cognitifs plus faibles à 18-22 mois d’âge corrigé (141), alors que les autres ne l’ont pas observé.
En résumé : La majorité des études ne montrent pas un lien causal entre la chorioaminiotite et la survenue de troubles du neurodéveloppement chez l’enfant prématuré. Concernant plus spécifiquement la PC, l’association entre la survenue d’une PC et d’une chorioamniotite est faible. Chez le prématuré, c’est la chorioamniotite histologique qui semblerait être un facteur de risque significatif.
1.1.10 Obésité L’obésité maternelle présente avant la grossesse est aussi un facteur de risque. Les conséquences sur le fœtus seraient liées aux dysfonctions métaboliques induites durant la grossesse chez le fœtus de mère obèse. Duffany et al. ont mené une étude rétrospective sur une large cohorte d’enfants new-yorkais nés de 1994 à 2001, et ayant bénéficié jusqu’en 2004 d’un programme d’intervention précoce pour retard de développement (142). Alors que globalement 11 % des enfants de la cohorte ont été adressés au programme d’intervention précoce, 19 % des enfants de mères obèses (mères de plus de 90 kg avant la grossesse) ont été adressés au programme pour retard de développement (ARR : 1,19
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles – Société française de néonatologie / février 2020 33 — p.33
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
3.1 Quels enfants nécessitent une surveillance spécifique et une intervention précoce ?Orientation de l’enfant et de sa famille3.1.1 Recommandations sur le suivi des enfants nés prématurés LE NICE stratifie les facteurs de risque de troubles du neurodéveloppement en fonction de l’âge gestationnel, des facteurs de risque biologiques (sexe, retard de croissance inférieur au 10e percentile), des facteurs de risque néonataux (leucomalacies, HIV, AVC, encephalopathie néonatale précoce du nouveau-né, rétinopathie des prématurés, sepsis, entérocolites opérées, utilisation anté- et/ou postnatale de corticoïdes, dysplasie bronchopulmonaire à 36 semaines), des facteurs socio-économiques, environnementaux et maternels (tabac, alcool, addictions, âge maternel, santé mentale, chorioamniotite) et des facteurs post-natals (épilespie, âge de l’autonomie alimentaire). Il recommande que certains enfants nés prématurément bénéficient d’une surveillance renforcée et d’une rééducation précoce (280) : • enfants nés avant 28 SA ; • enfants nés entre 28 SA et 30SA ; • enfants nés entre 30 et 36+6 SA avec un risque élevé de troubles du neurodéveloppement. Les facteurs de risque incluent : une lésion neurologique diagnostiquée à l’imagerie qui peut entrainer des troubles du neurodéveloppement (exemple : HIV 3 ou 4 ou leucomalacie périventriculaire), une encéphalopathie anoxo-ischémique grade 2 ou 3, une méningite bactérienne néonatale, une encéphalite à herpès virus. Il faut également envisager une surveillance renforcée pour les nouveau-nés qui ne présentent aucun des facteurs de risque mentionnés ci-dessus mais que l’on craint d’être exposés à un risque accru de troubles du neurodéveloppement. Les enfants nés après 37 SA nécessitent une surveillance de routine. — p.106
Sources mobilisées (1)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)