Centre de santé
Mis à jour le
L’article L. 6323-1 du Code de la santé publique dispose que les centres de santé sont des structures sanitaires de proximité dispensant principalement des soins de premiers recours
En bref
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Cadre clinique
Les centres de santé sont des structures sanitaires de proximité dispensant principalement des soins de premiers recours, conformément à l’article L. 6323-1 du Code de la santé publique [2]. Ces soins incluent la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement et le suivi des patients. Leur création et leur gestion sont assurées par des organismes à but non lucratif, des collectivités territoriales ou des établissements de santé [2]. Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) veille au respect des conditions techniques de fonctionnement de ces centres, conformément à l’article D. 6323-10 du Code de la santé publique [3].
Repères épidémiologiques
Les centres de santé sont soumis à des réglementations strictes pour éviter les dérives sectaires et les pratiques non éprouvées. Par exemple, la Miviludes a recensé des dizaines d’annuaires de thérapeutes, dont certains proposent des méthodes non scientifiques comme le décodage biologique, présenté comme permettant de traduire les maux physiques en maux psychologiques [4]. Ces pratiques peuvent induire en erreur les patients et les familles en quête de soins [1].
Diagnostic et évaluation
La création d’un centre de santé doit répondre à des besoins de santé de la population et aux exigences d’efficacité et d’accessibilité indiquées dans le schéma d’organisation des soins arrêté par le directeur de l’ARS [3]. Les demandes de création de centres de santé doivent être orientées vers l’ARS territorialement compétente pour vérification de leur conformité aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur [3].
Interventions recommandées
Les centres de santé doivent dispenser des soins de premiers recours, nécessitant des compétences médicales et la présence d’un ou plusieurs médecins [2]. Les interventions non recommandées, telles que les approches psychanalytiques, ne doivent pas être proposées dans ces structures. La Miviludes appelle l’attention des collectivités territoriales et des chambres de commerce et d’industrie sur la nécessité de vérifier la conformité des projets de centres de santé à la législation en vigueur [1].
Cadre légal et droits
Les centres de santé sont soumis à des dispositions très strictes du Code de la santé publique. Leur ouverture est soumise à une autorisation du directeur général de l’ARS territorialement compétente [1]. Les articles R. 2324-34, R. 2324-46, R. 2324-29, R. 2324-23, R. 2324-39 et L. 2324-2 du Code de la santé publique encadrent les exigences de qualification pour les fonctions de direction et les conditions de fonctionnement de ces centres [7]. Les textes de référence incluent également le Code général de la fonction publique (articles L632-1 à 4), le décret n° 2006-536 du 11 mai 2006, le décret n° 2024-78 du 2 février 2024, et le Code de la sécurité sociale (articles R544-1 et suivants et D544-1 et suivants) [8].
Sources mobilisées (5)
- [1] MIVILUDES Santé et dérives sectaires — MIVILUDES (2012) 📄 (4 extraits)
- [2] MIVILUDES Protection des mineurs — MIVILUDES (2010) 📄 (1 extrait)
- [3] ANAE — Revue ANAE (2026) 📄 (1 extrait)
- [4] TCDLB DV 3 approches — Tout cuit dans le bec (2015) 📄 (1 extrait)
- [5] Guide ministériel du proche aidant (2024) — Ministères économiques et financiers (2024) 📄 (1 extrait)