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Mutisme sélectif

Trouble anxieux de l'enfance caractérisé par une incapacité à parler dans certaines situations sociales (ex. école) malgré une parole normale dans d'autres contextes (ex. maison).

Cadre clinique

Le mutisme sélectif est un trouble anxieux de l'enfance caractérisé par une incapacité à parler dans certaines situations sociales, comme l'école, malgré une parole normale dans d'autres contextes, comme à la maison [1]. Ce trouble entraîne des conséquences négatives visibles, interférant avec la scolarité et les relations sociales [1]. Les enfants atteints peuvent rester totalement silencieux avec certains membres de la famille élargie, ce qui peut être mal interprété comme de l'entêtement ou de l'opposition [1]. Il est essentiel de comprendre qu'il s'agit d'un trouble anxieux et non d'un refus volontaire de parler [1].

Le mutisme sélectif n'est pas causé par un traumatisme ou un vécu particulièrement difficile, mais il est lié à une anxiété sociale intense [2]. Les enfants atteints parlent librement à la maison mais deviennent complètement silencieux à l'école ou en présence d'inconnus [3]. Ils peuvent également avoir des difficultés à s'exprimer avec leurs camarades et paraître "figés" ou "paralysés" dans certaines situations sociales [2].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte du mutisme sélectif. Cependant, il est important de noter que ce trouble peut durer plusieurs années s'il n'est pas pris en charge [5]. Sans accompagnement, il peut laisser place à d'autres difficultés comme une anxiété sociale marquée, une faible estime de soi ou un isolement [5].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic du mutisme sélectif comprend plusieurs étapes. Un entretien médical permet de retracer le développement de l'enfant, ses expériences sociales, ses éventuels symptômes associés et les antécédents familiaux [5]. L'observation des situations de parole identifie quand et avec qui l'enfant parle et dans quels contextes il reste silencieux [5]. Des questionnaires peuvent être proposés aux parents, aux enseignants et parfois à l'enfant lui-même [5].

Il est essentiel de vérifier le langage de l'enfant pour distinguer le mutisme sélectif d'un trouble du langage. Un examen ORL et un bilan orthophonique sont généralement prescrits pour s'assurer que l'enfant parle normalement dans un contexte familier [5]. Le mutisme sélectif n'est pas lié à un problème de langage ou à une mauvaise maîtrise de la langue [4].

Interventions recommandées

La prise en charge du mutisme sélectif doit être précoce et adaptée. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont le traitement de référence et leur efficacité est bien documentée [6]. Ces thérapies sont conduites par des spécialistes en lien avec la famille et l’environnement de l’enfant [6].

Dans les formes les plus sévères ou persistantes, un traitement médicamenteux peut être proposé en association avec les TCC. L’association d’un antidépresseur sérotoninergique avec les TCC a montré son efficacité dans plusieurs études [9]. Ce traitement, prescrit par un médecin spécialisé, vise à réduire l’inhibition anxieuse et à faciliter la progression de l’enfant dans le cadre de la thérapie [9].

La prise en charge des troubles associés, comme les troubles du langage ou les difficultés psychomotrices, peut être nécessaire. Une collaboration entre les parents, l’enseignant et le psychologue/psychiatre est essentielle pour mettre en place des mesures adaptées en classe [9].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés au mutisme sélectif.

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Sources mobilisées (3)