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Lesion Cerebrale Aigue

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Atteinte cérébrale soudaine (traumatisme crânien, AVC, anoxie) pouvant entraîner des séquelles cognitives, motrices et comportementales. La rééducation est intensive en phase aiguë (MPR) puis progressive. Un bilan neuropsychologique guide la réadaptation. Des aménagements scolaires et un suivi au long cours sont souvent nécessaires.

Cadre clinique

Une lésion cérébrale aiguë (LCA) désigne une atteinte cérébrale soudaine, pouvant résulter d'un traumatisme crânien, d'un accident vasculaire cérébral (AVC), d'une anoxie ou d'une intervention chirurgicale, notamment dans la région bucco-faciale [1]. Ces lésions peuvent entraîner des séquelles motrices, cognitives, comportementales et émotionnelles, affectant significativement la qualité de vie des patients et de leur entourage [10]. Les troubles observés incluent des difficultés de communication, des troubles visuo-spatiaux, des troubles moteurs et des troubles de la régulation émotionnelle [2] [4] [7].

Repères épidémiologiques

Les lésions cérébrales aiguës sont susceptibles d'entraîner des troubles neurovisuels dans 60% des cas chez les adultes, bien que seule une faible proportion de ces patients bénéficie d'un diagnostic et d'une prise en charge spécifique [5]. Chez les enfants, les causes les plus fréquentes de lésions cérébrales sont les lésions de la substance blanche périventriculaire typique du grand prématuré, les hypoxo-ischémies périnatales, les accidents vasculaires cérébraux périnataux et les traumatismes crâniens [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic d'une lésion cérébrale aiguë repose sur des examens d'imagerie cérébrale, tels que le scanner ou l'IRM, qui permettent de visualiser les lésions axonales et de confirmer l'origine des troubles [3]. L'évaluation globale de la situation de l'enfant ou de l'adulte inclut une analyse biologique, psychologique et sociale, intégrant les perspectives des proches aidants [4]. Cette évaluation permet de déterminer la nature des troubles et de mettre en place une rééducation adaptée [1].

Les troubles neurovisuels, fréquents après une lésion cérébrale, peuvent inclure des anomalies de la fixation, des anomalies de la poursuite oculaire, des atteintes des saccades, des troubles de la reconnaissance visuelle (agnosie), des troubles de l'organisation de l'espace et du raisonnement visio-spatial, des troubles de l'attention visuelle et des troubles de la mémoire visuelle [2] [6].

Interventions recommandées

La rééducation en cas de lésion cérébrale aiguë est souvent réalisée sous forme de jeux chez les enfants, ce qui favorise une meilleure collaboration et une meilleure adhésion au traitement [1]. Les séances doivent répondre à certaines règles : un nombre et une durée suffisants, un rythme déterminé par la sévérité de la pathologie, un contenu adapté à l'objectif fixé et une assiduité régulière [1].

La prise en charge des troubles neurovisuels est essentielle pour éviter des entraves aux apprentissages et au comportement. Une évaluation indispensable avant l’apprentissage de la lecture semble donc évidente, et nous pousse comme nous l’exposerons plus loin à mettre au point une batterie de dépistage précoce de ces troubles [6].

La thérapie comportementale dialectique GREMO (Groupe de Régulation ÉMOtionnelle) est une intervention recommandée pour améliorer la régulation émotionnelle chez les patients victimes de lésion cérébrale acquise [10]. Cette thérapie vise à explorer le vécu émotionnel de cette population et à mettre en place des stratégies de régulation émotionnelle adaptées [10].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques aux personnes atteintes de lésion cérébrale aiguë.

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Sources mobilisées (6)