Serenaid

Lesion Cerebrale Aigue

Atteinte cérébrale soudaine (traumatisme crânien, AVC, anoxie) pouvant entraîner des séquelles cognitives, motrices et comportementales. La rééducation est intensive en phase aiguë (MPR) puis progressive. Un bilan neuropsychologique guide la réadaptation. Des aménagements scolaires et un suivi au long cours sont souvent nécessaires.

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Lesion Cerebrale Aigue

En bref

ire et des troubles dans son 4 La définition de la paralysie cérébrale retenue est : troubles du développement du mouvement et de la posture, respon- sables de limitations d’activité, causés par des… Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque Troubles neuro-visuels (243-245) Toutes les lésions cérébrales sont susceptibles d’entraver la fonction visuelle et le… Évaluation globale de la situation de l’enfant avec épilepsie Une évaluation globale intégrant les perspectives biologique, psychologique et sociale, et at- tentive à la participation active des PAE…

HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)

ire et des troubles dans son

4 La définition de la paralysie cérébrale retenue est : troubles du développement du mouvement et de la posture, respon-

sables de limitations d’activité, causés par des atteintes non progressives survenues lors du développement du cerveau chez le fœtus ou le nourrisson, au niveau du motoneurone supérieur. « Les troubles moteurs de la paralysie cérébrale sont souvent accompagnés de troubles sensoriels, perceptifs, cognitifs, de la communication et du comportement, d’une épilepsie et de problèmes musculo-squelettiques secondaires ». (6)

HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles – Société française de néonatologie / février 2020 26 — p.26

Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque

Troubles neuro-visuels (243-245) Toutes les lésions cérébrales sont susceptibles d’entraver la fonction visuelle et le processus cognitif. Les lésions de la substance blanche périventriculaire typique du grand prématuré, les hypoxo-ischémies périnatales, les accidents vasculaires cérébraux périnataux et les traumatismes crâniens du petit enfant en sont les causes les plus fréquentes. Les voies optiques vont être particulièrement exposées en présence de leucomalacies périventriculaires sous corticales, les lobes occipitaux, grands consommateurs d’oxygène sont les plus vulnérables en cas d’hypoxie, même si les lésions ne sont pas toujours visibles à l’imagerie cérébrale. Les troubles neurovisuels qui peuvent être observés à la suite d’une lésion cérébrale postérieure sont nombreux, depuis la perception visuelle primaire jusqu’aux étapes les plus élaborées du traite- ment visuel : • anomalie de la fixation : très souvent anormale, instable, fugace, inconfortable, en particulier en position primaire « droit devant » qui est rarement la position préférentielle de l’enfant cérébrolésé car source d’hypertonie et de réaction spastique. Ceci est donc à mettre en relation avec les anomalies de constitution de l’axe « médian » de référence à cause des atteintes du tonus axial ; • anomalies de la poursuite oculaire : la fixation étant particulièrement atteinte, le maintien de cette fixation sur un objet en mouvement sera compliqué. La poursuite est lente, non lisse et peu endurante. Le passage de la ligne médiane provoque souvent des pertes de fixation et une réaction hypertonique ; • atteinte des saccades : de nombreuses structures cérébrales sont impliquées dans la commande des saccades, des mécanismes activateurs et inhibiteurs très complexes en assurent le contrôle. En cas de lésion cérébrale, ces saccades peuvent donc êtres absentes, mal calibrées, asymétriques ; • anomalie du reflexe vestibulo-ocuaire : mécanisme de control cortical. Il est censé être adaptable et inhibé lors des mouvements de poursuite. Chez l’enfant cérébrolésé, il s’active de façon incontrôlable et cette inhibition est souvent impossible ; • amputation du champ visuel : bilatérale ou latérale et homonyme plus ou moins importante en fonction de l’étendue de la lésion (cécité corticale, vision tubulaire, hémianopsie latérale homonyme, quadranopsie, scotome). Puisque dès l’étape rétro-chiasmatique, chaque hémichamp visuel est codé par l’hémisphére controlatéral, toute atteinte latéralisée homonyme aux deux yeux doit faire évoquer une atteinte centrale ; • trouble de la reconnaissance visuelle (agnosie) par atteinte de la voie ventrale (occipito- temporale) : c’est l’incapacité de décoder ce qui est vu (objets, langage écrit (alexie agnosique) ou de visage), pouvant occasionner ainsi des troubles des apprentissages fondamentaux, du comportement ainsi que des troubles relationnels. Ce trouble est souvent révélé en maternelle vers l’âge de 4-5 ans par un retard de graphisme, une lenteur inhabituelle, un enfant qui s’intéresse peu aux images contrastant avec un langage adapté. Les formes sévères avec trouble du langage peuvent mimer un tableau pseudo-autistique ou une déficience mentale globale ; • trouble de l’organisation de l’espace et du raisonnement visio-spatial par atteinte de la voie dorsale (occipito-pariétale) : syndrome de Balint, négligence spatiale unilatérale, désorientation spatiale, troubles de la localisation spatiale et du regard, non automatisation des gestes dans les activités constructives qui est délétère sur le plan des apprentissages scolaires. Lors de l’atteinte de la voie dorsale (voie de conduction rapide), le contrôle des mouvements n’est plus assuré que par la voie ventrale (voie de conduction lente), ce phénomène sera particulièrement délétère au niveau attentionnel et très énergivore ; • trouble de l’attention visuelle : latéralisé ou non dans l’espace en fonction de la localisation lésionnelle ; • trouble de la mémoire visuelle : difficultés d’évocation, d’exploration ou d’utilisation des représentations mentales visuelles. — p.81

HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023)

  1. Évaluation globale de la situation de l’enfant avec épilepsie Une évaluation globale intégrant les perspectives biologique, psychologique et sociale, et at- tentive à la participation active des PAE est indispensable à l’estimation du degré de com- plexité de la situation de la personne et à l’organisation de la réponse en définissant et en actualisant le projet de soins et le projet d’accompagnement. En effet : ‒ l’épilepsie peut être une des manifestations d’une pathologie (par exemple lésion céré- brale après traumatisme crânien ou AVC, sclérose tubéreuse, etc.) qui a également ses propres répercussions dans la vie de la personne (troubles moteurs, sensoriels, psychopathologiques, intellectuels, etc.) ; ‒ l’épilepsie va avoir elle aussi ses propres conséquences dans la vie de la personne, qu’elles soient liées aux crises elles-mêmes (surtout si elles se répètent), aux postcrises (la phase postcritique peut être plus ou moins prolongée, allant de quelques minutes à plusieurs heures, et d’expression variable (désorientation, troubles du langage, troubles cognitifs, déficience motrice, asthénie, endormissement...) ; pour certaines personnes, les manifestations de cette phase peuvent être beaucoup plus importantes et prolon- gées que celles des crises elles-mêmes), aux conséquences en intercrises liées en particulier aux séquelles découlant des crises ou aux effets secondaires des prises en charge thérapeutiques.

L’épilepsie ne se limite pas qu’à la survenue de crises. En dehors des crises, de façon pé- renne, des signes très variables peuvent être présents en lien avec la pathologie initiale, les pathologies associées ou les séquelles des crises. De manière non exhaustive, il peut s’agir par exemple : • de troubles cognitifs : troubles du langage (versant expressif ou réceptif...), de la pensée et de la compréhension, des fonctions exécutives (planification, organisa- tion, élaboration de stratégies, prise d’initiatives, attention, concentration, gestion spatio-temporelle...), de la mémoire (immédiate ou à long terme), de la relation (pou- vant aller jusqu’aux troubles du spectre de l’autisme), praxiques... ; • d’un trouble du développement intellectuel ; • de troubles psychopathologiques qui comprennent à la fois les troubles dits « psy- chiatriques » : anxiété, dépression, troubles neurodéveloppementaux…, les consé- quences psychologiques de la maladie chronique (estime de soi basse, sentiment de différence, retrait, réaction au stigma…), et ce qui est souvent nommé « troubles du comportement » et qui est soit l’expression des difficultés cognitives, psychia- triques et psychiques, soit la lutte contre ces difficultés. La notion de « troubles du comportement » a été abandonnée au profit des « comportements défis » et « com- portements problèmes » ; • de troubles moteurs (troubles de la motricité fine, paralysie partielle ou complète d’un membre ou d’un hémicorps...) ; • de troubles sensoriels (auditifs, visuels, tactiles, vestibulaires, olfactifs ou gustatifs) ; — p.17

src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007)

bles cognitifs. Dans la majorité des cas, il s’agit de troubles non verbaux et notamment de troubles visuo-spatiaux et de troubles moteurs.

       Il y a d’autres causes possibles, les traumatismes crâniens, même quand quelquefois le scanner ou l’IRM
       semblent normaux, car il y a des lésions axonales qu’on peut ne pas voir ou qu’on pouvait ne pas voir
       auparavant avec des séquences simples. Maintenant il y a des séquences d’IRM qui permettent de les mettre
       en évidence et qui permettent de dire qu’effectivement, ces troubles sont réels et sont bien dus au
       traumatisme crânien ; ce n’est pas uniquement un problème psychologique ou pour essayer d’avoir de
       l’argent au niveau des assurances, on a des moyens techniques de le démontrer au niveau des IRM. Les
       séquelles du cerveau du bébé secoué par exemple et qu’on voit quelquefois tardivement à cinq, six, sept ans
       sont souvent des troubles non verbaux ; puis il y a d’autres causes : neurofibromatose, encéphalite.

                                                                                                                          48 — _p.49_

gique Rothschild, Paris, France. 7 Service de Neurologie, Fondation Ophtalmologique Rothschild, Paris, France.

       Introduction
       La vision, nécessaire à toutes les activités d’exploration, de locomotion, de perception de l’espace environnant,
       peut être rendue déficitaire par une lésion périphérique, (c'est-à-dire de l’œil) ou par une lésion centrale,
       c'est-à-dire des aires visuelles cérébrales. Ces aires, où sont décodées et interprétées les informations
       visuelles [1], représentent plus d’un tiers du cerveau. Cette large étendue du système visuel explique
       l’occurrence élevée des troubles visuels tant chez l’enfant que chez l’adulte cérébro-lésé. Ainsi, on considère
       que 60% des patients adultes atteints de lésion cérébrale (à la suite par exemple d’un accident vasculaire
       cérébral) présentent un trouble neurovisuel. Pourtant, seule une faible proportion de ces patients va
       bénéficier d’un diagnostic et d’une prise en charge spécifique, alors que la présence des troubles visuels va
       gêner l’ensemble de la sphère cognitive et exploratoire. De façon tout à fait similaire, peu d’enfants porteurs
       de lésion cérébrale postérieure bénéficient d’un diagnostic et donc d’une prise en charge des troubles
       neurovisuels associés, alors que les apprentissages et le comportement vont être considérablement entravés
       par la présence de ces troubles. — _p.54_

src-dgs-sfp-langage-collection-08-tneuro-visuels — DGS-SFP (2007)

NEURO-OPHTALMOLOGIE

informations visuelles rapides et UNE ÉVALUATION controlatéral, et ceci pour les deux peu contrastées dont est respon- INDISPENSABLE AVANT yeux, toute atteinte latéralisée ho-

                                                                                                                                                         DOSSIER

sable une des voies visuelles (ma- L’APPRENTISSAGE DE LA LECTURE monyme aux deux yeux doit faire gnocellulaire) qui transmet l’infor- L’évaluation de ces capacités évoquer une atteinte centrale. Il mation de la rétine au cortex visuel. d’analyse visuelle fine chez les en- en va de même pour les troubles Ce déficit consisterait en une per- fants avant l’apprentissage de la visuo-spatiaux apparaissant de sistance trop longue de l’image, et lecture semble donc évidente, et manière prépondérante dans un un manque de sensibilité au nous pousse comme nous l’expo- hémiespace , que le sujet soit en- contraste pour les stimuli visuels serons plus loin à mettre au point gagé dans une tâche monoculaire rapides. Ceci entraînerait une su- une batterie de dépistage précoce ou binoculaire (3). perposition des images visuelles de ces troubles. durant la lecture. Le brouillage vi- Nous ne pouvons détailler ici l’en- suel ainsi créé rendrait difficile la semble des troubles neurovisuels reconnaissance des lettres et des QUEL TROUBLE qui peuvent être observés à la mots. Ce même système serait par NEUROVISUEL suite d’une lésion cérébrale pos- ailleurs impliqué dans le contrôle RECHERCHER ? térieure (pour revue : 3), mais il et la programmation des mouve- Du fait de l’organisation corticale faut retenir que depuis la percep- ments oculaires. rétinotopique, latéralisée et spé- tion visuelle primaire jusqu’aux cialisée des informations vi- étapes les plus élaborées du trai- UN TROUBLE suelles, il est indispensable tement visuel, les troubles listés VISUO-ATTENTIONNEL d’identifier la nature particulière ci-dessous peuvent être observés : De plus, d'autres recherches en du trouble visuel et sa topogra- • amputation du champ visuel bi- neuropsychologie montrent phie qui vont représenter des in- latérale ou latérale et homonyme qu'un trouble visuo-attentionnel dices précieux quant à la locali- plus ou moins importante en contribue de façon évidente aux sation lésionnelle du trouble. fonction de l’étendue de la lésion difficultés de lecture de certains (cécité corticale, vision tubulaire, enfants. Ces troubles se tradui- Puisque dès l’étape rétro-chias- hémianopsie latérale homonyme, sent par des difficultés d’identifi- matique chaque hémi-champ vi- quadranopsie, scotome) (2) (Fig. 1) ; cation des lettres, du traitement suel est codé par l’hémisphère2 • trouble de l’organisation de l’es- de leur position spatiale dans les pace (syndrome de Balint, négli- 2.Alors que les hémichamps visuels sont définis en coordonnées mots ainsi que de la représenta- rétinocentriques,par rapport au point de fixation visuelle,les gence spatiale unilatérale, déso- hémiespaces sont définis en coordonnées égocentriques,par tion mentale de leurs caracté- rapport au milieu sagittal du sujet.La négligence spatiale rientation spatiale) (2) ; unilatérale après lésion pariétale unilatérale intéresse ainsi ristiques visuelles. l’hémiespace contralésionnel. • trouble de la reconnaissance vi- — p.3

Tous à l'école — expert (2024)

rologique (tumeur cérébrale, accident vasculaire cérébral, traumatisme crânien...) ou une opération chirurgicale notamment de la région bucco-faciale.

Le bilan permet de préciser la nature des troubles et de déterminer si une rééducation peut être bénéfique. L'évaluation s'intéresse particulièrement aux capacités de communication verbale ou non verbale, au comportement, aux capacités de compréhension et d' expression, aux réalisations praxiques et aux capacités cognitives.

Certains aspects sont spécifiques de la rééducation en pédiatrie :

  • la rééducation est souvent réalisée sous forme de jeux, ce qui permet une meilleure collaboration de l'enfant et une meilleure adhésion au traitement qui n'est alors pas vécu comme une contrainte. L'intervention orthophonique porte sur les aspects non verbaux et verbaux, la compréhension et l'expression. Elle est développée par l'intermédiaire du jeu, de supports visuels (cahiers, photos, images) et de supports techniques (signes gestuels, pictogrammes...).

  • chez le jeune enfant, les séances peuvent être conduites en présence et avec la participation active du(es) parent(s).

  • les séances doivent répondre à certaines règles : un nombre et une durée suffisants, un rythme déterminé par la sévérité de la pathologie ou son caractère évolutif, un contenu adapté à l'objectif fixé et une assiduité régulière. — p.1

Glossa — expert (2025)

Glossa Revue Scientifique en Orthophonie Logopédie

Vécu émotionnel de patients victimes de lésion cérébrale acquise après apprentissage de régulation émotionnelle : une étude qualitative. Autrices :

Contexte : La Lésion Cérébrale Acquise (LCA) est responsable de multiples déficits altérant la motricité, le langage, la cognition, le comportement mais également la régulation émotionnelle, qui entravent la qualité de vie des patients et de leur entourage.

Affiliations :

Objectif : Cette étude vise à explorer le vécu émotionnel de cette population après un apprentissage de régulation émotionnelle avec la thérapie comportementale dialectique GREMO (Groupe de Régulation ÉMOtionnelle).

Perrine Roulin1, Lola Marmisse1, Marie Kuppelin2,3, Charone Attias3,4, Salomé Klein5, Marie-Eve Isner-Horobeti6,7, Hélène D'Apote Vassiliadou5, Agata Krasny-Pacini2,3,6

Orthophoniste INSERM UMR_S 1329 Strasbourg Translational Neuroscience & Psychiatry, Strasbourg, France

EMOI-TC service, Clémenceau University Institute of Rehabilitation, UGECAM Alsace, Strasbourg, France

Centre Régional du Psychotraumatisme Grand-Est, Strasbourg, France

UR139 – Linguistique Langues et Parole de l’Université de Strasbourg Strasbourg, France

Service of Physical Medicine and Rehabilitation, Clémenceau University Institute of Rehabilitation, UF 4372, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, France

EA3072 Mitochondria, Oxidative Stress and Muscle Protection, Strasbourg University, Strasbourg, France

Autrices de correspondance : — p.1

INTRODUCTION La Lésion Cérébrale Acquise (LCA) peut entraîner des complications motrices, cognitives et comportementales (Wiles, 2022) à court, moyen ou long terme. , 2022). S'intéresser au vécu émotionnel de ces personnes semble donc indispensable. L’émotion est un état physiologique bref qui part d’un stimulus interne ou externe et déclenche une réponse physiologique, une expérience subjective, une réponse cognitive et un comportement. Les déclencheurs des émotions peuvent être des événements, des pensées, des souvenirs ou des réactions instinctives (Clore, 1994). L’émotion a donc généralement une fonction adaptative et peut influencer le comportement et la cognition, c’est pourquoi elle doit être prise en compte dans les rééducations. La régulation émotionnelle est le fait de maintenir les pensées, les comportements et les expressions dans une fourchette acceptable socialement et utile pour les objectifs de la personne (Gross, 1998). La dysrégulation émotionnelle, à l’inverse, est définie comme « l'incapacité, même avec de grands efforts et dans des conditions normales, de modifier ou de réguler les signaux et expériences émotionnelles, ainsi que ses actions, réponses verbales et non verbales » (Dimeff & Koerner, 2007). Elle perturbe tous les aspects des réponses émotionnelles d’un individu : physiologique, cognitif, comportemental et interpersonnel et peut donc se traduire par des troubles du comportement, ayant un impact important sur le bien-être et le fonctionnement social des personnes. Les troubles du comportement peuvent être vus comme les conséquences d’une dysrégulation émotionnelle présente à divers degrés en tout un chacun, mais aggravées par les lésions cérébrales touchant les circuits émotionnels, les troubles cognitifs nécessaires à l’autorégulation, la fatigabilité, la surcharge cognitive et émotionnelle en lien avec les conséquences de la lésion. — p.7

Sujet à plus de 18 mois de la lésion/du traumatisme crânien. Difficultés de comportement OU dysrégulation émotionnelle OU niveau élevé d’anxiété, dépression (>1.65 écart-type sur les questionnaires) OU des plaintes de dysrégulation émotionnelle du sujet et de la part de sa famille. Difficulté secondaire ou aggravée par une lésion cérébrale acquise (les patients présentant un trouble de personnalité préexistant n’étaient pas exclus, du moment que les difficultés actuelles ont été déclenchées ou aggravées par la lésion cérébrale). Responsable d’une souffrance importante pour soi ou pour l’entourage (trouble du comportement, accès de colère, agressivité, acte avec implication légale ou anxiété avec comportement d’évitement...), limitant la construction d’un projet de vie (critère de prise en charge des patients dans le service où est réalisée l’étude).

Absence complète de gêne exprimée par le patient. Troubles cognitifs très sévères, aphasie ou déficience intellectuelle ne permettant pas la compréhension des supports et questionnaires. Pathologie cérébrale dégénérative associée. Lésion cérébrale d’origine cancéreuse, d’évolution incertaine. Pathologie psychotique non stabilisée. Patient en traitement par une thérapie cognitivo-comportementale de 3e génération (type thérapie d’acceptation et d’engagement) durant sa participation à l’étude.

Sujet affilié à un régime de protection sociale d’assurance maladie ou bénéficiaire d’un tel régime. Sujet apte à comprendre les objectifs et les risques liés à la recherche et à donner un consentement éclairé daté et signé. Âgé de 18 à 68 ans, le service EMOI TC n’accueillant que des patients jeunes en âge de travailler. Maîtrise de la langue française. EMOI-TC = Equipe Multidisciplinaire d’Orientation et d’Insertion des personnes avec Troubles Cognitifs, après lésion cérébrale acquise — p.15

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Sources mobilisées (6)