Traitements médicamenteux anti-crises (antiépileptiques)
Mis à jour le
Les raisons sont multiples : origine génétique commune, perturbation du neurodéveloppement en lien avec la répétition des crises et/ou les traitements anti crise.
En bref
- Cité par : Délégation interministérielle TND
- Attesté par : 1 document (Délégation interministérielle TND) — niveau de preuve : Avis d'experts
Qu'est-ce que c'est ?
Les traitements médicamenteux anti-crises, ou antiépileptiques, sont des médicaments utilisés pour prévenir les crises d'épilepsie. Ils permettent à environ 70% des personnes concernées de ne plus faire de crise. Cependant, près de 30% des personnes continuent à connaître des crises malgré la prise d’un traitement adapté. Lorsque les crises persistent malgré deux essais de traitements anti-crise adaptés, on parle de pharmacorésistance [1].
Il existe plus d’une trentaine de traitements médicamenteux anti-crise. Le choix du traitement dépend du type d’épilepsie et du diagnostic syndromique. Dans certains cas, d’autres propositions thérapeutiques peuvent être envisagées, comme la prise en charge neurochirurgicale, la pose d’un stimulateur du nerf vague, ou le suivi d’un régime alimentaire spécifique [1] [8].
Ce que ça change au quotidien
Les épilepsies peuvent avoir des conséquences variées sur la vie quotidienne. Elles peuvent affecter les fonctions cognitives (fatigue, atteintes de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives), la sécurité (risque de blessure, chute, noyade, état de mal, mort subite inexpliquée en épilepsie dite SUDEP), et la santé mentale (anxiété, dépression, isolement, suicide) [2].
Les conséquences dépendent du type d’épilepsie, de la fréquence des crises, des effets secondaires des traitements anti-crise, des troubles psychiatriques et/ou des troubles du neurodéveloppement associés, et du contexte socio-professionnel dans lequel la personne évolue. Des adaptations et aménagements peuvent être proposés à la suite d’une évaluation pluriprofessionnelle [2].
Ce qui peut aider
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la recherche d’un trouble du neurodéveloppement, notamment un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), lors du diagnostic d’épilepsie. Une prise en charge coordonnée épilepsie et troubles du neurodéveloppement est également préconisée [3].
Il est important de renouveler les explorations quelques années plus tard, compte tenu de l’avancée des progrès notamment génétiques. Connaître la cause précise de l’épilepsie est bénéfique pour le patient et sa famille [6].
En cas de difficulté diagnostique, une exploration électro-encéphalographique (EEG) couplée à la vidéo doit être proposée. Les modalités de l’examen devront être adaptées au handicap de l’enfant [8].
Des traitements non conventionnels peuvent également être proposés, comme le stimulateur du nerf vague ou le régime cétogène, qui permettent une réduction significative de la fréquence des crises dans certains cas [8].
Qui contacter
Les sources disponibles ne précisent pas de contacts spécifiques à mentionner.