Packing / Enveloppements corporels humides
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En l'absence de donnees relatives a son efficacite ou sa securite, du fait des questions ethiques soulevees et de l'extreme divergence des avis des experts, la HAS et l'ANESM sont formellement opposees a l'utilisation de cette pratique.
En bref
- Statut de recommandation : Opposition formelle de la HAS et de l’Anesm (2012, autisme et autres TED, enfant et adolescent)
- Référence : HAS et Anesm 2012, p. 32
Position des autorités de santé
Opposition formelle de la HAS et de l’Anesm (2012, autisme et autres TED, enfant et adolescent).
« la HAS et l’Anesm sont formellement opposées à l’utilisation de cette pratique. » (HAS et Anesm 2012, p. 32 — pratique visée : enveloppements corporels humides (dits packing))
Cette fiche ne présente donc pas cette pratique comme une option de soin : elle décrit ce qu’elle est et ce qu’en disent les autorités de santé.
Qu'est-ce que c'est ?
Les enveloppements corporels humides, également appelés packing, consistent à envelopper le corps d'une personne dans des draps ou des couvertures humides. Cette pratique a été utilisée dans certains contextes thérapeutiques, notamment pour les enfants et adolescents avec des troubles du spectre de l'autisme (TSA).
Cependant, en l'absence de données probantes sur son efficacité ou sa sécurité, et en raison des questions éthiques qu'elle soulève, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) sont formellement opposées à son utilisation. Cette position est claire : « En l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité, du fait des questions éthiques soulevées par cette pratique et de l’indécision des experts en raison d’une extrême divergence de leurs avis, il n’est pas possible de conclure à la pertinence d’éventuelles indications des enveloppements corporels humides (dits packing), même restreintes à un recours ultime et exceptionnel. En dehors de protocoles de recherche autorisés respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), la HAS et l’Anesm sont formellement opposées à l’utilisation de cette pratique » [3].
La HAS ne recommande que les approches fondées sur des données scientifiques rigoureuses. Les méthodes non recommandées incluent celles qui n'ont pas fait l'objet d'études scientifiques ou dont les études disponibles présentent des insuffisances quantitatives et/ou qualitatives. Le packing fait partie de ces pratiques non recommandées [1].
Ce que ça change au quotidien
La position de la HAS et de l'Anesm sur le packing implique que cette pratique ne doit pas être utilisée dans le cadre de la prise en charge des enfants et adolescents avec des TSA. Les professionnels de santé et les établissements médico-sociaux doivent se conformer à ces recommandations et privilégier les interventions fondées sur des preuves scientifiques.
Les interventions recommandées par la HAS sont principalement développementales et comportementales. Elles visent à améliorer les compétences de l'enfant ou de l'adolescent dans divers domaines, tels que la communication, l'autonomie et les interactions sociales. Ces interventions doivent être personnalisées et adaptées aux besoins spécifiques de chaque enfant [KG-1].
Ce qui peut aider
Pour les enfants et adolescents avec des TSA, plusieurs interventions sont recommandées par la HAS. Ces interventions doivent être fondées sur des données scientifiques et adaptées aux besoins individuels. Elles incluent :
Les évaluations standardisées : Utiliser des évaluations du fonctionnement de l'enfant ou de l'adolescent au moins une fois par an, et plus souvent pendant la petite enfance et aux âges charnières. Associer les parents à ces évaluations pour renforcer leur implication dans les ajustements nécessaires [1].
Les interventions développementales et comportementales : Ces interventions visent à améliorer les compétences de l'enfant dans divers domaines, telles que la communication, l'autonomie et les interactions sociales. Elles doivent être personnalisées et adaptées aux besoins spécifiques de chaque enfant [KG-1].
L'implication des familles : Il est recommandé d'impliquer les familles et les autres professionnels intervenant auprès de l'enfant pour faciliter la généralisation de ses acquis dans différents contextes [2].
Les sources disponibles ne précisent pas d'autres interventions spécifiques.