Implant cochléaire
Mis à jour le
Un avis O.R.L. spécialisé est nécessaire pour préciser le type de surdité, ainsi que les indications d'appareillage, voire d'implantation cochléaire.
En bref
- Cité par : INSHEA, UMVF
- Attesté par : 1 document (UMVF) — niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
L'implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l'audition de personnes atteintes d'une perte d'audition sévère à profonde. Il est indiqué lorsque les prothèses auditives classiques ne permettent pas une compréhension satisfaisante de la parole. L'appareil comprend deux parties : un microphone externe amovible qui capte les sons et les code en un signal électrique, et un récepteur implanté chirurgicalement sous la peau derrière l'oreille, relié à des électrodes insérées dans la cochlée. Ces électrodes stimulent le nerf auditif, permettant au cerveau d'interpréter les sons captés [2].
Repères épidémiologiques
La surdité touche environ 1 à 3 naissances sur 1000. Elle peut être congénitale ou acquise et impacte significativement l'acquisition du langage oral. Un diagnostic précoce est crucial, notamment devant une extinction du babil chez un enfant de moins d'un an ou une régression du langage. Le pronostic de l'acquisition du langage oral dépend de la précocité de l'appareillage et de l'éducation spécialisée précoce [12].
Diagnostic et évaluation
Un avis O.R.L. spécialisé est nécessaire pour préciser le type de surdité et les indications d'appareillage ou d'implantation cochléaire. Le bilan orthophonique est systématique en cas d'implant cochléaire ou d'implant tympano-cochléaire. Il permet d'élaborer un projet thérapeutique individualisé, d'aider à l'indication ou à la contre-indication d'appareillage, et d'objectiver l'évolution des performances dans le temps. Ce bilan inclut des données d'anamnèse, une évaluation de la qualité de vie, une évaluation de l'audition fonctionnelle, et une évaluation cognitive si nécessaire [4].
Interventions recommandées
La rééducation orthophonique doit être entreprise dès que possible, idéalement dès l'âge de 3 ans, après un bilan approfondi. Elle doit être poursuivie à un rythme suffisant, avec au moins deux séances par semaine. La rééducation peut inclure un entraînement auditif avec renforcement cognitif, de la lecture labiale, et le développement de stratégies de communication adaptées. La prise en charge peut également inclure une approche psychothérapique et une scolarisation spécialisée en fonction des besoins de l'enfant [P1, P12].
Pour les adultes, la réhabilitation auditivo-cognitive est une intervention ciblée qui inclut un entraînement auditif dans le bruit, la lecture labiale, et le développement de stratégies de communication adaptées. Des technologies nouvelles pour l’entraînement auditivo-cognitif, comme l’auto-entraînement et les aides techniques, ainsi que le télésoin en orthophonie, sont également recommandés [4].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'implant cochléaire.
Sources mobilisées (5)
- [1] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (2 extraits)
- [2] FNO — FNO (2025) 📄 (2 extraits)
- [3] Glossa — Revue Glossa (UNADREO) (2025) 📄 (4 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — UMVF (2007) 📄 (2 extraits)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — UMVF (2007) 📄 (2 extraits)