Serenaid

Épilepsies focales

Mis à jour le

Les épilepsies les plus fréquentes sont les épilepsies focales, qui représentent environ 60% des cas.

En bref

Épilepsies focales

Définition clinique

Les épilepsies focales représentent environ 60% des cas d'épilepsie, faisant de ce type la forme la plus fréquente de la maladie [1]. Elles sont caractérisées par une décharge électrique excessive et synchrone impliquant une partie des neurones, contrairement aux crises généralisées qui concernent l'ensemble des neurones [9]. Les épilepsies focales peuvent débuter à tout âge, mais elles sont particulièrement fréquentes chez les enfants et après 50 ans [9].

Critères diagnostiques

Le diagnostic d'épilepsie focale repose sur plusieurs critères. Tout d'abord, la survenue de deux crises d'épilepsie sans facteur déclenchant, séparées d'au moins 24 heures, peut conduire à ce diagnostic. Ensuite, la survenue d'une crise d'épilepsie dont le bilan permet de poser un diagnostic de syndrome épileptique spécifique, comme l'épilepsie à pointes centro-temporales, est également un critère diagnostique. Enfin, la découverte d'une cause d'épilepsie lors du bilan, comme une malformation épileptogène du cortex, peut également mener à un diagnostic d'épilepsie focale [10].

Évaluation

L'évaluation des épilepsies focales inclut plusieurs étapes. Un EEG standard est indispensable devant toute première crise sans fièvre, car il permet d'orienter le diagnostic syndromique [KG-3]. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est également cruciale pour identifier d'éventuelles lésions cérébrales sous-jacentes. Les épilepsies focales non syndromiques, qui représentent 50 à 60% des épilepsies de l'enfant, sont un groupe très hétérogène en termes de causes, de symptomatologie et de réponse au traitement [2].

Intervention

Le traitement des épilepsies focales dépend de plusieurs facteurs, notamment la cause sous-jacente, la fréquence et la sévérité des crises, ainsi que la réponse aux médicaments anticonvulsivants. Les enfants atteints d'épilepsie focale peuvent être suivis à différents niveaux en fonction de leur état. Par exemple, les enfants stables sous traitement avec une IRM normale et sans comorbidités sont suivis en niveau 1, tandis que ceux avec des comorbidités modérées ou des difficultés scolaires sont suivis en niveau 2. Les enfants avec une pharmacorésistance, des anomalies structurales chirurgicales à l'IRM, ou des comorbidités multiples sont suivis en niveau 3 [2].

Dans certains cas, une chirurgie de l'épilepsie peut être envisagée, même en présence d'un handicap sévère. Cette intervention peut améliorer l'intégration institutionnelle, le sommeil, l'alimentation, le transit et réduire la vulnérabilité respiratoire [4].

Recommandations officielles

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une approche globale pour la prise en charge des enfants avec épilepsie. Cette approche inclut une évaluation complète des conséquences cognitives, comportementales, psychologiques et sociales de la maladie, ainsi qu'une implication précoce de l'enfant dans la gestion de sa maladie, en fonction de ses capacités [10]. La HAS souligne également l'importance de la scolarité et des activités extrascolaires, et recommande une évaluation et une maîtrise des retentissements de l'épilepsie sur ces aspects [10].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge des épilepsies focales nécessite une collaboration multidisciplinaire. Les professionnels impliqués peuvent inclure des neurologues, des pédiatres, des psychologues, des orthophonistes, des psychomotriciens, des ergothérapeutes, et des enseignants spécialisés. Cette collaboration permet une évaluation complète et une intervention coordonnée pour améliorer la qualité de vie des patients et de leurs familles.

Références

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (3)