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Dyscalculie

Trouble spécifique des apprentissages numériques et du calcul. Se manifeste par des difficultés persistantes dans la compréhension du sens des nombres, la mémorisation des faits arithmétiques et les procédures de calcul. Prévalence 3-7% des enfants. Le diagnostic est posé par un orthophoniste ou neuropsychologue. La rééducation combine approches logico-mathématiques et manipulation concrète.

Dyscalculie

Définition clinique

La dyscalculie est un trouble spécifique des apprentissages numériques et du calcul. Elle se manifeste par des difficultés persistantes dans la compréhension du sens des nombres, la mémorisation des faits arithmétiques et les procédures de calcul. Ce trouble est reconnu comme d'origine neuro-développementale, sans déficience sensorielle, motrice ou mentale avérée, ni traumatisme ou trouble envahissant du développement [4] [5].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques de la dyscalculie, selon la CIM-10, sont les suivants :

  1. Les aptitudes arithmétiques évaluées par des tests standardisés sont nettement en dessous du niveau attendu compte tenu de l’âge, du niveau intellectuel et d’un enseignement adapté.
  2. Ce trouble a un retentissement important sur les résultats scolaires ou dans la vie courante.
  3. Ces difficultés ne sont pas liées à un déficit sensoriel [6].

La dyscalculie peut être classée en plusieurs sous-types, bien que ces classifications soient hétérogènes et non adossées à une théorie explicative du trouble. Parmi ces sous-types, on trouve :

Évaluation

La suspicion d’une dyscalculie peut être évoquée dès la maternelle par des signes tels que des difficultés d’accès au symbole, des erreurs dans le comptage, et des difficultés à dénombrer une collection d’objets. En primaire, les difficultés de mémorisation des faits arithmétiques, d’apprentissage des tables d’addition et de multiplication, et de compréhension des problèmes arithmétiques sont des signes d’appel [7].

L’évaluation doit inclure des tests standardisés pour mesurer les aptitudes arithmétiques et exclure d’autres troubles sous-jacents. La dyscalculie est rarement isolée et est fréquemment associée à une dyslexie ou une dyspraxie [6].

Intervention

La prise en charge de la dyscalculie implique une rééducation orthophonique et/ou psychomotrice, associée à des adaptations pédagogiques. Il est crucial de bien cerner les difficultés de l’enfant pour éviter de proposer des aides qui pourraient être des entraves, comme des activités visuo-spatiales si une dyspraxie est associée [8].

Les interventions rapportées dans la littérature montrent quelques succès, avec une amélioration des performances en arithmétique chez les enfants dyscalculiques. Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer les mérites et intérêts respectifs de ces interventions [1] [11].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles pour la prise en charge de la dyscalculie incluent :

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge de la dyscalculie nécessite une collaboration entre différents professionnels :

Les parcours aménagements scolaires et les ULIS TSLA (Troubles Spécifiques Langage/Apprentissages) sont des dispositifs bénéfiques pour les enfants dyscalculiques, permettant des aménagements pédagogiques et des examens adaptés [KG-5] [KG-6] [KG-7].

Références

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Sources mobilisées (3)