Vocabulaire expressif > 200 mots
L'enfant utilise un vocabulaire actif d'au moins 200 mots et fait des phrases de 3 mots ou plus.
Vocabulaire expressif > 200 mots
En bref
de celles de type syllabique fermé : CVC (Oller et Eilers, 1982 ; Locke, 1983 ; Kent et Bauer, 1985 ; Stoel-Gammon, 1985 ; Vihman, 1992). ment et dans peu de contextes. ans, pour près d’un enfant sur deux, le vocabulaire peut attein- 20 21 (langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”… À 3 ans Comprend le langage du quotidien.
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
de celles de type syllabique fermé : CVC (Oller et Eilers, 1982 ; Locke, 1983 ; Kent et Bauer, 1985 ; Stoel-Gammon, 1985 ; Vihman, 1992).
Premiers mots La production du lexique chez l’enfant est l’un des phénomènes les plus spectaculaires dans toutes les langues du monde. Ce phénomène est marqué par un brusque accroissement du vocabulaire entre 12 et 30 mois. En moyenne, un enfant produit 10 mots à 12 mois, 50 mots à 18 mois, plus de 300 mots à 24 mois et 500 mots à 30 mois. Les études à grande échelle sur 39 langues3 ont montré non seulement une régularité dans le rythme des acquisitions mais aussi des variations interindividuelles et interculturelles considérables. Les facteurs qui sous-tendent les régularités et les variations de cette « explosion lexicale » sont multiples et ne semblent pas répondre aux mêmes « lois » développementales. Les premiers mots sont souvent constitués d’une ou de deux syllabes identi- ques formées d’une consonne et d’une voyelle. L’enfant les utilise pour dési- gner toute une gamme d’objets (surgénéralisation). Il est d’ailleurs nécessaire de connaître le contexte pour interpréter ces premiers mots. Ces surgénérali- sations se réduisent à mesure que s’affine la discrimination. Les premiers mots que prononce l’enfant sont loin d’avoir la valeur de préci- sion de nos concepts adultes. Un même mot peut être utilisé dans des situa- tions très différentes. Le mot « manteau » par exemple peut désigner le vêtement, le chapeau blanc ou la poussette utilisée pour la promenade. Il est facile de comprendre comment l’enfant associe les divers éléments d’une situation telle que l’habillage en vue d’une sortie par exemple, et les désigne par le même terme. Eve Clark (1974) a étudié la généralisation des premiers mots. Elle montre par exemple que la classe « ouf-ouf » [ufuf] peut désigner les animaux de petite taille comme le chien, le mouton, le chat tandis que les mots « meuh- meuh » [m|m|] sont employés pour les animaux de grande taille. Cela sup- — _p.28_
src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007)
ment et dans peu de contextes. ans, pour près d’un enfant sur deux, le vocabulaire peut attein-
20 21 — p.12
src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007)
(langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”…
À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.
À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.
À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire. — p.12