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Vocabulaire expressif > 200 mots

L'enfant utilise un vocabulaire actif d'au moins 200 mots et fait des phrases de 3 mots ou plus.

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Vocabulaire expressif > 200 mots

En bref

(langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”… À 3 ans Comprend le langage du quotidien. exte : “le doudou est tombé”, pour téléphone… “le biberon est chaud”… Dit ses premiers mots en contexte. GUIDE PRATIQUE 12 FICHE PRATIQUE 1 : QUELQUES REPÈRES SUR L’ÉVOLUTION DU LANGAGE CHEZ L’ENFANT Langage oral Âge Compréhension Expression Vers 6 mois Réagit à son prénom, au “non”.

src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007)

(langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”…

À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.

À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.

À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire. — p.12

exte : “le doudou est tombé”, pour téléphone… “le biberon est chaud”… Dit ses premiers mots en contexte.

Entre       Comprend des ordres simples en              Utilise des mots phrases : [balle] = “donne la balle”

18 et 24 mois contexte : “tiens ton biberon”, ou “c’est ma balle”, selon le contexte et l’intonation. “prends ton gâteau”… Apprends plusieurs mots par jour : période d’explosion lexicale. Puis ébauche des phrases en combinant un geste et un mot, ou deux mots : pointer + [balle] = “je veux la balle”, [gade poupée] = “regarde ma poupée”.

Entre Comprend des ordres simples hors Utilise “moi” pour parler de lui. Fait des petites phrases 2 et 3 ans contexte : “va chercher ton pyjama”, de deux ou trois mots (langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”… — p.12

GUIDE PRATIQUE

  12

FICHE PRATIQUE 1 : QUELQUES REPÈRES SUR L’ÉVOLUTION DU LANGAGE CHEZ L’ENFANT

Langage oral Âge Compréhension Expression

Vers 6 mois Réagit à son prénom, au “non”. Commence à babiller [ba ba ba].

 Entre      Comprend des mots familiers en              Salue, refuse, pointe du doigt.

9 et 12 mois contexte, puis hors contexte : “attends”, Utilise un babillage diversifié [ba da ba], proche des “fais attention”, “prends”… Regarde un premiers mots. objet qu’on lui montre.

Entre       Comprend des petites phrases en             Développe des gestes symboliques : main à l’oreille

12 et 18 mois contexte : “le doudou est tombé”, pour téléphone… “le biberon est chaud”… Dit ses premiers mots en contexte. — p.12

src-dgs-sfp-langage-collection-com-parle-mon-enf-2 — DGS-SFP (2007)

,Les troubles de Comment parle l évolution , du langa ge chez l enfant mon enfant ?

Âge Compréhension Attention si

À partir de 2 ans L’enfant comprend des ordres complexes. Son vocabulaire, excepté “papa” “maman”, Il dit son prénom. ne comprend que quelques mots difficilement Il fait de courtes phrases en associant 2 à 3 mots. compréhensibles. > Enrichissez son vocabulaire. Il n’associe pas encore 2 mots pour constituer > Expliquez-lui les mots qu’il ne comprend pas. de petites phrases. > S’il prononce mal, donnez-lui la forme correcte du mot, Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas. — p.1

Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas.

              L’enfant comprend des histoires.                                      Son langage continue à être difficilement

À partir de 3 ans Il s’exprime par phrases, pose des questions. compréhensible. Il utilise le pluriel, les prépositions. Il emploie peu de verbes et pas du tout > Soyez attentif à ce que vous dit votre enfant. d’articles, d’adjectifs ou de prépositions. > Apprenez-lui à dire, à raconter : aidez-le à préciser sa pensée, Il n’emploie pas le pluriel. ses sentiments. Il ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore. — p.1

ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore.

               Votre enfant parle sans erreurs grammaticales et syntaxiques         Votre enfant a du mal à commencer ses
               sérieuses.                                                           phrases, s’il répète syllabes ou mots.

À 4 ans > Racontez et lisez ensemble des histoires : vous l’aidez ainsi Ses phrases sont courtes et mal construites. à développer son envie de lire et vous facilitez sans contrainte Son langage n’est pas toujours compréhensible. l’apprentissage ultérieur de la langage écrite. Il a du mal à vous raconter des événements simples > Les enfants sont sensibles à l’exemple : lisez devant eux. et récents. — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-02-fiche-reperes-2 — DGS-SFP (2007)

graphique) “tu peux aller te coucher”, et les associe aux gestes. “va jouer avec ton petit frère”…

À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.

À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.

À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire.

Langage écrit L’évolution du langage écrit est rapide : en un à deux ans d’apprentissage, l’enfant devient un “lecteur autonome”. — p.1

,Les troubles de Quelques repères l évolution , du langa ge chez l enfant sur l’évolution du langage chez l’enfant

Langage oral Âge Compréhension Expression

Vers 6 mois Réagit à son prénom, au “non”. Commence à babiller [ba ba ba].

Entre Comprend des mots familiers en contexte, puis Salue, refuse, pointe du doigt. 9 et 12 mois hors contexte : “attends”, “fais attention”, Utilise un babillage diversifié [ba da ba], proche des premiers mots. “prends”… Regarde un objet qu’on lui montre.

            Comprend des petites phrases en contexte :      Développe des gestes symboliques : main à l’oreille pour téléphone…

Entre “le doudou est tombé”, Dit ses premiers mots en contexte. 12 et 18 mois “le biberon est chaud”… — p.1

téléphone… Entre “le doudou est tombé”, Dit ses premiers mots en contexte. 12 et 18 mois “le biberon est chaud”…

Entre Comprend des ordres simples en contexte : Utilise des mots phrases : [balle] = “donne la balle” 18 et 24 mois “tiens ton biberon”, ou “c’est ma balle”, selon le contexte et l’intonation. Apprends plusieurs “prends ton gâteau”… mots par jour : période d’explosion lexicale. Puis ébauche des phrases en combinant un geste et un mot, ou deux mots : pointer + [balle] = “je veux la balle”, [gade poupée] = “regarde ma poupée”.

Entre Comprend des ordres simples hors contexte : Utilise “moi” pour parler de lui. 2 et 3 ans “va chercher ton pyjama”, Fait des petites phrases de deux ou trois mots (langage télégraphique) “tu peux aller te coucher”, et les associe aux gestes. “va jouer avec ton petit frère”… — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007)

24 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble

                             et / ou de la mimique, jusqu’alors indispensables pour communi-
                             quer. À partir de l’âge de trois ans environ, l’enfant va progressive-
                             ment abandonner les structures rudimentaires et s’approprier des
                             constructions linguistiques de plus en plus conformes au langage
                             de l’adulte. Cette évolution qualitative s’accompagne d’une évolu-
                             tion quantitative importante sur le plan du vocabulaire.
                                Les premiers mots produits véhiculent un sens que l’enfant
                             généralise à plusieurs objets ou situations qui présentent des
                             caractéristiques communes. Par exemple, le mot « dodo »
                             peut signifier « Je vois un lit », « Mon frère dort » ou encore
                             « Je veux aller au lit ». À ce stade du mot-phrase, le langage
                             ne peut se suffire à lui-même : la signification du mot dépend
                             du contexte (gestes, environnement). Le langage accompagne
                             toujours l’action mais ne s’y substitue pas encore. Ce phéno-
                             mène régresse au fur et à mesure que le nombre de mots acquis
                             augmente, l’augmentation du capital linguistique ayant pour
                             conséquence un gain de précision dans le sens des mots.
                                L’acquisition des mots est d’abord lente – à un an, un enfant a
                             en moyenne acquis cinq à dix mots – puis très rapide : à deux ans,
                             pour près d’un enfant sur deux, le vocabulaire peut atteindre deux
                             cents mots. Vers dix-huit mois, l’enfant commence à construire
                             des énoncés en combinant deux mots de sens différents.
                             Exemples : « Bébé dodo » ou « Papa pati ». À la même période
                             apparaît la négation : « Bébé non dodo », « Papa pas pati »…
6. La syntaxe est un            Les simplifications de la syntaxe6 du « petit langage » s’accom-
domaine de la linguistique   pagnent de simplifications phonématiques caractérisées par
qui décrit la façon dont
les mots se combinent        une utilisation réduite et imprécise de la gamme des sons de la
pour former des groupes      parole. Ces simplifications sont généralement causées par :
de mots et des phrases       – des omissions : il peut s’agir d’omissions de syllabes (« kola »
chargés de sens. L’ordre
des mots dans une            pour « chocolat », « mener » pour « promener »…) ou d’omis-
phrase n’est en effet pas    sions plus discrètes, au niveau des phonèmes (par exemple,
arbitraire. Par exemple,     « pati » pour « parti ») ;
la phrase « Les broutent
le pré moutons dans »        – des substitutions : dans le cas d’une substitution, l’enfant
n’est pas conforme aux       remplace un phonème non encore acquis par un phonème très
règles de la syntaxe.        proche sur le plan articulatoire. Exemple : acquis relativement
                             tard, le phonème /s/ est habituellement remplacé dans le « petit
                             langage » par le phonème /t/ acquis plus tôt et dont le point
                             articulatoire, c’est-à-dire la façon de placer la langue pour le
                             prononcer, est proche. « Assis » devient volontiers « ati » ;
                             – des assimilations ou facilitations articulatoires : l’enfant
                             rapproche les points articulatoires de deux consonnes d’un même
                             mot. Par exemple, le point articulatoire du son /g/ se rapprochant
                             de celui du son /t/, le mot « gâteau » est ainsi prononcé « tato ».
                                Ces diverses simplifications sont liées à une progression
                             relativement lente dans l’acquisition du système phonolo-
                             gique. L’acquisition du répertoire des phonèmes de la langue se — _p.25_

Les principales étapes de l’évolution du langage 25

           poursuit en effet bien au-delà de la première année. On admet
           que la maîtrise articulatoire de l’ensemble des phonèmes est
           acquise vers l’âge de quatre ans pour 75 % des enfants. Toutefois,
           certaines simplifications phonématiques peuvent persister
           jusqu’à l’âge de 6-7 ans.
              La période des trois ans en moyenne est marquée par un
           enrichissement spectaculaire du vocabulaire : le capital de mots
           évolue de 200 mots en moyenne à l’âge de deux ans à 1 500
           mots vers 4-5 ans. Sur le plan qualitatif, on observe l’apparition
           d’énoncés (un énoncé est la réalisation concrète d’une phrase
           dans une situation de communication). Cependant, l’acquisi-
           tion de phrases grammaticales (phrases caractérisées par un
           ensemble de règles de bonne formation) ne semble pas résulter
           d’un simple processus de répétition ou d’imitation. L’enfant parti-
           cipe activement à la construction de son propre langage : il déduit
           de l’expérience linguistique des principes de fonctionnement qu’il
           applique à des situations nouvelles. Pour progresser sur le plan
           du langage, il effectue constamment une comparaison entre ses
           propres productions et celles que lui adresse son entourage.
              Ainsi, il expérimente les effets de l’intonation (dont l’acqui-
           sition débute dès la période prélinguistique) ; il intègre que
           cette dernière permet de signaler des modalités différentes
           de phrases. Par exemple, l’énoncé « Bébé dodo » pourra être
           produit sur un mode exclamatif, interrogatif, déclaratif ou
           impératif. D’autre part, il s’approprie en les transformant les
           règles grammaticales ; certaines erreurs grammaticales du
           langage enfantin ne sont en effet pas dues au hasard. L’enfant
           va par exemple généraliser l’emploi d’une marque du parti-
           cipe passé à tous les groupes verbaux (par exemple, « Le chat
           a mordé » pour « Le chat a mordu »). Il va également généra-
           liser des marques de genre (par exemple, « Le chat a mangé une
           souris noirte » pour « Le chat a mangé une souris noire »).
              L’acquisition de la notion de marqueur grammatical7 a pour         7. Les marqueurs
                                                                                 grammaticaux sont des
           corollaire l’acquisition de la notion d’ordre. Ainsi, l’énoncé du
                                                                                 éléments linguistiques qui
           type « Bobo bébé » de la période du petit langage devient « Bébé      contribuent à l’organisation
           a bobo » dans la période du langage.                                  grammaticale de la phrase.
              Les énoncés évoluent ainsi d’une forme rudimentaire de
           type « agent-action » vers le modèle de base de la phrase en
           langue française de type « sujet-verbe-complément / adjectif ».
           L’entrée dans le langage est également marquée par l’apparition
           des pronoms personnels. Si l’emploi du « moi » est repérable
           dès l’âge de deux ans, il faut attendre l’âge de trois ans pour
           voir apparaître les « je, tu, il… ». À la même période, l’enfant
           commence à maîtriser les articles « le, la… » et les prépositions
           « à, dans, sur… ». L’emploi des subordinations « qui, parce
           que… » émerge pour sa part entre quatre et cinq ans. — _p.26_

a vie), diversifier la connaissance des formes syntaxiques et s’approprier les capacités pragmatiques.

                   EN RÉSUMÉ

                   L’enfant est naturellement doté d’habiletés qui lui    – l’acquisition de la morphosyntaxe, repérable vers
                   permettent d’acquérir très rapidement sa langue        l’âge de dix-huit mois, permet à l’enfant dès l’âge de
                   maternelle :                                           trois ans de produire des énoncés grammaticaux et
                   – au cours de la première année, il apprend à en       explicites ;
                   reconnaître les phonèmes et peut comprendre, vers      – la compréhension, limitée à quelques mots
                   l’âge d’un an, un petit nombre de mots ;               vers l’âge d’un an, prend en compte les principaux
                   – le nombre de mots que l’enfant est capable de pro-   marqueurs grammaticaux dès l’âge de trois ans ;
                   duire évolue en moyenne de 5 à 10 mots à l’âge d’un    – la prise en compte des aspects pragmatiques du
                   an à près de 1 500 mots vers l’âge de trois ans ;      langage apparaît dès l’âge de six ans. — _p.28_
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Sources mobilisées (4)