Production sans tâtonnement articulatoire
L'enfant produit les mots sans recherche articulatoire visible (mouvements de bouche, essais multiples).
Production sans tâtonnement articulatoire
En bref
,Les troubles de Qu’est-ce qu’un l évolution , du langa ge chez l enfant trouble de la parole ? d’évocation des mots, difficultés à construire des phrases d’une longueur ou d’une complexité appropriées au stade de développement. on • orthoptie • psychomotricité • psychologique. ------------------------------------------------------------------------------------- > LES TROUBLES DE L’ÉVOLUTION DU LANGAGE CHEZ L’ENFANT 21 *…
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,Les troubles de Qu’est-ce qu’un l évolution , du langa ge chez l enfant trouble de la parole ? Altération de phonèmes ou de groupes de phonèmes, et de leur mise en ordre séquentielle à l'intérieur d'un même mot, le stock phonétique étant acquis. C'est la forme du mot dans son ensemble qui ne peut être reproduite.
Peut se traduire par
Des omissions
Mots raccourcis ou élidés : fleur / feur, herbe / è
Des inversions : brouette / bourette
Des assimilations : lavabo / lalabo ou vavabo
Des interversions : kiosque / kiokse
Des substitutions : train / crain, fleur / fieur
Des élisions de syllabes finales : pelle / pè, assiette / assiè.
FÉDÉRATION NATIONALE DES ORTHOPHONISTES — _p.1_
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d’évocation des mots, difficultés à construire des phrases d’une longueur ou d’une complexité appropriées au stade de développement.
B Les difficultés d’expression interfèrent Les difficultés d’expression et de Les difficultés dans la production des avec la réussite scolaire ou profession- compréhension du langage interfèrent phonèmes interfèrent avec la réussite nelle, ou avec la communication sociale. avec la réussite scolaire ou profes- scolaire ou professionnelle, ou avec la sionnelle, ou avec la communication communication sociale. sociale.
C Le trouble ne répond pas aux critères Le trouble ne répond pas aux critères S’il existe un retard mental, un déficit du trouble de langage de type mixte d’un trouble envahissant du dévelop- moteur affectant la parole, un déficit réceptif-expressif, ni à ceux d’un trouble pement. sensoriel ou une carence de l’environ- envahissant du développement. nement, les difficultés de langage dépassent habituellement celles asso- ciées à ces conditions. — p.9
on • orthoptie • psychomotricité • psychologique.
LES TROUBLES DE L’ÉVOLUTION DU LANGAGE CHEZ L’ENFANT 21
* MODÈLE D’UN BILAN ORTHOPHONIQUE 5 — _p.21_
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être) ; la mère leur attribue déjà des significations, et les fait entrer dans un premier système de communication (anticipation créatrice).
2-6 mois
Au cours du deuxième mois les vocalisations se diversifient (babil, jasis ou lallation). Il semble s'agir au début d'un jeu sensori- moteur, source de plaisir pour l'enfant, qui s'enrichit progressivement, et, entre, surtout après le 5ème-6ème mois, dans un jeu interactif avec l'environnement maternant.
2e semestre
La production de syllabes bien articulées débute entre 6 et 8 mois ; A partir de 8-10 mois, les productions de l'enfant se modifient en fonction du langage du milieu environnant.
A l'évolution des productions vocales s'associe un développement de la communication non verbale: par le regard, puis par le sourire (mimiques), enfin vers 8-9 mois par l'attention conjointe : l'enfant cherche à attirer l'attention d'autrui, porte son regard sur ce qu'on lui montre, pointe du doigt en direction d'un objet.
B - PHASE LINGUISTIQUE Apparition des premiers mots : entre 12 et 16 mois. Il s'agit de mono ou dissyllabes systématiquement associées à certains objets ou à certaines situations (demande, désignation). . L'accroissement du vocabulaire -très variable d'un enfant à l'autre- est relativement lente jusque vers 16 mois (moyenne 30 mots).
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être) ; la mère leur attribue déjà des significations, et les fait entrer dans un premier système de communication (anticipation créatrice).
2-6 mois
Au cours du deuxième mois les vocalisations se diversifient (babil, jasis ou lallation). Il semble s'agir au début d'un jeu sensori- moteur, source de plaisir pour l'enfant, qui s'enrichit progressivement, et, entre, surtout après le 5ème-6ème mois, dans un jeu interactif avec l'environnement maternant.
2e semestre
La production de syllabes bien articulées débute entre 6 et 8 mois ; A partir de 8-10 mois, les productions de l'enfant se modifient en fonction du langage du milieu environnant.
A l'évolution des productions vocales s'associe un développement de la communication non verbale: par le regard, puis par le sourire (mimiques), enfin vers 8-9 mois par l'attention conjointe : l'enfant cherche à attirer l'attention d'autrui, porte son regard sur ce qu'on lui montre, pointe du doigt en direction d'un objet.
B - PHASE LINGUISTIQUE Apparition des premiers mots : entre 12 et 16 mois. Il s'agit de mono ou dissyllabes systématiquement associées à certains objets ou à certaines situations (demande, désignation). . L'accroissement du vocabulaire -très variable d'un enfant à l'autre- est relativement lente jusque vers 16 mois (moyenne 30 mots).
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L’évolution du langage chez l’enfant : de la difficulté au trouble Les principales étapes de l’évolution du langage | Les principales étapes de l’évolution du langage oral
les lèvres, le voile du palais, voire la luette) permettant Le conduit vocal chez le nourrisson et chez l’adulte Aux vocalisations réflexes (soupirs, gémissements, bâillements, d’agir sur des résonateurs qui cris…) se mêlent rapidement, selon certains auteurs dès le – comme leur nom l’indique – jouent le rôle de caisses deuxième mois, des séquences de sons constituées de syllabes de résonance. Parmi « primitives ». Le bébé joue avec sa voix et étend sa « gamme ». On ces résonateurs, la cavité buccale intervient Conduit nasal voit ainsi apparaître progressivement des sons très graves et, à l’in- constamment. Son volume verse, des sons très aigus dans des effets de contraste qui touchent peut en effet varier grâce à la plasticité de la langue également les niveaux d’intensité : des hurlements succèdent à qui peut se rapprocher en des murmures. En s’exerçant aux mouvements de la glotte, des lèv- avant des dents supérieures, du palais et, tout en arrière, res et de la langue, le bébé prend ainsi progressivement le contrôle du voile du palais. de son appareil phonatoire. Entre quatre et six mois, le babillage du L’intervention d’autres résonateurs est plus bébé est dit « rudimentaire ». inconstante. Ainsi, les fosses Pharynx nasales ne peuvent intervenir que par l’abaissement Mâchoire Vers l’âge de six mois environ, il devient capable de contrôler ses 4 Le contenu et la variété du voile du palais et l’espace ajustements phonatoires et commence à pouvoir interrompre du babillage canonique entre les lèvres (espace dépendent du langage entendu interlabial) n’est mobilisable Langue ses vocalises à volonté. Il entre alors dans une phase dite de dans l’environnement du bébé. que par la projection « babillage canonique »4. Le respect des contraintes des sylla- en avant et l’arrondissement des lèvres. bes de la langue maternelle rend compte du fait que le nourris- Adulte son peut à cet âge produire des syllabes simples de type Le conduit vocal chez le nourrisson et chez l’adulte consonne-voyelle qu’il peut grouper pour émettre des suites Chez le nouveau-né, le canal répétitives (suites de /ba/, de /da/, de /ma/…). On note dans oropharyngé (cavité buccale cette période une préférence pour les consonnes occlusives et pharynx) descend en pente Palais douce vers la glotte alors (/p/, /b/, /t/, /d/), les consonnes nasales (ex. : /m/) et les que chez l’adulte, il forme voyelles les plus ouvertes (ex. : /a/). un angle droit. Le larynx est situé en position plus haute que chez l’adulte. Cette conformation Voile du palais particulière tend à résoudre 2. L’apprentissage des mots les problèmes de déglutition, Pharynx mais elle réduit l’espace Mâchoire pharyngé qui constitue Les sons de la langue sont organisés en mots eux-mêmes organi- un des résonateurs sés en morphèmes (les plus petits éléments porteurs de sens). les plus importants dans Langue la phonation (production Ainsi, le mot « danseur » est constitué de deux unités de significa- des sons). La cavité buccale tion : « dans- » qui indique la nature de l’action et « -eur » qui est plus courte, plus large et presque entièrement occupée Nourrisson apporte une information relative au genre (masculin) de l’agent de par la langue. Elle est, bien cette action. Chacune de ces unités est un morphème. sûr, dépourvue de dents. Source : V. Woisard-Bassols, « Bilan clinique de la voix ». EMC Oto-rhino- On distingue deux sortes de morphèmes : laryngologie, 20-753-A-10, 2000, page 12. La conformation du conduit vocal évolue rapidement au cours x Les morphèmes lexicaux (encore appelés lexèmes) qui consti- des six premiers mois de la vie, puis de façon plus lente pour tuent une marque d’appartenance à une famille de mots ; se rapprocher d’une conformation adulte vers l’âge de deux ans. Ainsi, jusqu’au cinquième ou sixième mois, la progres- x Les morphèmes grammaticaux qui constituent des marques des sion dans la production des sons est principalement détermi- variations de la forme des mots selon les catégories du nombre, du née par des contraintes physiologiques. genre, de la personne, du temps… — p.11
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5 L’intonation est porteuse de Exemple : les mots « danseur », « danseuse » et « danser » appar- x La « prosodie de la parole » : il s’agit pour le bébé d’exploiter l’in- sens : elle exprime nos émotions tiennent à la même famille dont la marque est portée par le mor- tonation5 et le rythme de la parole pour découvrir les contours des (colère, ironie, impatience…) mais traduit également la nature phème lexical « dans- ». En revanche, les morphèmes « -eur », mots. Lorsque nous parlons, nous ne prononçons pas toutes les d’une phrase (exemple : phrase « -euse » et « -er » sont des morphèmes grammaticaux qui mar- syllabes et tous les mots au même rythme et sur le même ton. Nous interrogative). Ainsi, la phrase quent respectivement le masculin, le féminin et l’infinitif. Certains réalisons des regroupements « prosodiques ». Ainsi, la découverte « Tu laves ta voiture » pourra être produite en exprimant des mots sont uniquement constitués d’un morphème lexical (« fleur », de certaines frontières entre les mots peut provenir de l’intonation, émotions diverses (par exemple, par exemple) ou d’un morphème grammatical (les pronoms per- et ce dès les premiers jours de vie. la surprise parce que cette voiture est en fait déjà très sonnels « je », « tu », « il »…). propre) et selon quatre modes Le bébé dispose de l’ensemble de ces informations au plus tard possibles (phrase déclarative, Le nourrisson ne doit sélectionner et apprendre que quelques vers l’âge de onze mois en moyenne (l’âge du début de l’acquisi- impérative, exclamative ou interrogative). dizaines de phonèmes dans le répertoire universel, alors que tion des mots). le nombre de mots d’une langue est de l’ordre de la centaine de milliers. La question de l’apprentissage des mots apparaît d’emblée comme très différente de celle de l’apprentissage B. La période linguistique des phonèmes. Contrairement au cas des phonèmes, il n’existe en effet pas de répertoire qui contiendrait tous les mots de tou- tes les langues du monde et dont on pourrait supposer que les La période linguistique est caractérisée à son début par enfants les connaissent à la naissance. Il n’existe pas d’autre l’acquisition d’un premier capital de mots et par l’apparition solution que l’apprentissage. Heureusement, le nourrisson est d’énoncés rudimentaires qui libèrent l’enfant des contraintes équipé des compétences intellectuelles nécessaires à cet du geste et / ou de la mimique, jusqu’alors indispensables apprentissage. pour communiquer. À partir de l’âge de trois ans environ, l’en- fant va progressivement abandonner les structures rudimentai- Pour lui, la principale difficulté est de reconnaître les mots de la res et s’approprier des constructions linguistiques de plus en langue maternelle dans un flot de paroles qui ne contient pas de plus conformes au langage de l’adulte. Cette évolution qualita- marque évidente de frontières entre les mots. Mais il s’appuie tive s’accompagne d’une évolution quantitative importante sur sur trois caractéristiques du langage oral pour progresser dans le plan du vocabulaire. son apprentissage : Les premiers mots produits véhiculent un sens que l’enfant x Les « contraintes phonotactiques » : certaines séquences de généralise à plusieurs objets ou situations qui présentent des phonèmes marquent nécessairement une frontière entre les caractéristiques communes. Par exemple, le mot « dodo » peut mots. Ainsi, en français, la séquence de phonèmes /r/ /t/ /p/ signifier « Je vois un lit », « Mon frère dort » ou encore « Je veux est impossible en milieu, en début ou en fin de mot ; elle néces- aller au lit ». À ce stade du mot-phrase, le langage ne peut se suf- site donc une séparation de mots entre les phonèmes /t/ et /p/ fire à lui-même : la signification du mot dépend du contexte (ges- (comme dans l’exemple « carte perdue »). tes, environnement). Le langage accompagne toujours l’action mais ne s’y substitue pas encore. Ce phénomène régresse au fur x Les « régularités distributionnelles » : Pour le nourrisson, plus et à mesure que le nombre de mots acquis augmente, l’augmen- les suites de sons sont utilisées fréquemment, plus elles ont de tation du capital linguistique ayant pour conséquence un gain de « chances » de constituer un mot. Ainsi, la séquence de trois syl- précision dans le sens des mots. labes « py-ja-ma», utilisée fréquemment et dans de nombreux contextes, constitue un meilleur « candidat mot » que la L’acquisition des mots est d’abord lente – à un an, un enfant a séquence de même longueur « lo-ca-tion », utilisée plus rare- en moyenne acquis cinq à dix mots – puis très rapide : à deux ment et dans peu de contextes. ans, pour près d’un enfant sur deux, le vocabulaire peut attein- — _p.12_
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. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Personne qui remplit le questionnaire (père, mère, les deux) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Date . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cochez les cases correspondant aux mots que l’enfant produit actuellement de manière spontanée (hors imitation). Si sa prononciation est différente de celle des adultes, cochez tout de même le mot. — p.4
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20 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble
est particulièrement actif : il va apprendre à reconnaître les 2. Les phonèmes sont phonèmes2 de sa langue, ainsi que les principaux mots familiers, les sons élémentaires de avant même de pouvoir les prononcer. La période prélinguistique la parole. La production de la langue orale – qui dure en moyenne jusqu’à l’âge de 12-18 mois – constitue française exploite une ainsi une phase d’« initialisation » du langage oral. gamme de 36 phonèmes parmi lesquels on distingue 17 phonèmes 1. L’apprentissage des phonèmes consonnes, 16 phonèmes L’apprentissage des phonèmes de la langue est lié à une capacité voyelles et 3 glides : innée de percevoir l’ensemble des contrastes sonores utiles – les voyelles sont toutes sonores (exemples : /a/ ou pour la parole. Par exemple, les sons consonnes /b/ et /d/ sont /i/). Leur production est deux phonèmes dont les caractéristiques acoustiques sont très accompagnée de vibrations proches. Ces deux sons doivent être distingués en français, ils des cordes vocales. De plus, lors de cette production, doivent être perçus de façon « catégorielle » (ils appartiennent l’air ne rencontre aucun en effet à des catégories différentes), sinon on ne pourrait pas obstacle sur son passage faire la différence entre les mots « dent » et « banc ». dans la bouche ; – les consonnes sont On a pu montrer que le nourrisson de quelques jours est réparties en deux séries, parfaitement sensible à ce type de différence. Plus étonnant, l’une sonore (exemples : cette capacité a également été observée chez des foetus de /b/ ou /d/), avec vibration des cordes vocales, l’autre 36-40 semaines. On a aussi observé que les nourrissons sont sourde (exemples : /p/ sensibles aux contrastes phonétiques de toutes les langues. ou /t/) sans vibration Ainsi, les nourrissons de langue maternelle anglaise sont des cordes vocales ; – les glides, encore sensibles à des contrastes phonétiques utilisés en hindi et en appelés semi-consonnes salish (langue amérindienne) mais qui n’appartiennent pas à (ou semi-voyelles), sont l’anglais. Les adultes de langue anglaise sont en revanche totale- phonétiquement très proches des voyelles ment insensibles à ces contrastes. (exemples : /j/ dans Cette capacité à distinguer les contrastes phonétiques de « pion », /w/ dans « roi », toutes les langues du monde régresse au cours de la première /ч/ dans « nuit »). année de vie. À partir de l’âge de six mois environ, les nourrissons vont progressivement perdre cette capacité à distinguer les contrastes non pertinents pour leur langue maternelle au contact de cette dernière. Une conséquence logique de cette évolution est par exemple que l’adulte de langue japonaise est insensible au contraste phonétique /r/ – /l/ utilisé en français, mais non en japonais (l’adulte japonais ne fait pas de différence « à l’oreille » entre les mots « roue » et « loup », alors que le nourrisson japonais dispose, au cours de ses quatre à six premiers mois de vie, de cette capacité). Toutefois, ces aptitudes perceptives contrastent avec un appareil phonatoire qui, chez le nourrisson, n’est que partielle- 3. Par appareil phonatoire, ment développé3. La configuration du conduit vocal (pharynx et on désigne l’ensemble des organes sollicités cavité buccale) est en effet différente de celle de l’adulte. pour l’émission des La conformation du conduit vocal évolue rapidement au cours sons de la parole. Aucun des six premiers mois de la vie, puis de façon plus lente pour se de ces organes n’est exclusivement réservé rapprocher d’une conformation adulte vers l’âge de deux ans. à la phonation. Ainsi, jusqu’au cinquième ou sixième mois, la progression — _p.21_
24 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble
et / ou de la mimique, jusqu’alors indispensables pour communi- quer. À partir de l’âge de trois ans environ, l’enfant va progressive- ment abandonner les structures rudimentaires et s’approprier des constructions linguistiques de plus en plus conformes au langage de l’adulte. Cette évolution qualitative s’accompagne d’une évolu- tion quantitative importante sur le plan du vocabulaire. Les premiers mots produits véhiculent un sens que l’enfant généralise à plusieurs objets ou situations qui présentent des caractéristiques communes. Par exemple, le mot « dodo » peut signifier « Je vois un lit », « Mon frère dort » ou encore « Je veux aller au lit ». À ce stade du mot-phrase, le langage ne peut se suffire à lui-même : la signification du mot dépend du contexte (gestes, environnement). Le langage accompagne toujours l’action mais ne s’y substitue pas encore. Ce phéno- mène régresse au fur et à mesure que le nombre de mots acquis augmente, l’augmentation du capital linguistique ayant pour conséquence un gain de précision dans le sens des mots. L’acquisition des mots est d’abord lente – à un an, un enfant a en moyenne acquis cinq à dix mots – puis très rapide : à deux ans, pour près d’un enfant sur deux, le vocabulaire peut atteindre deux cents mots. Vers dix-huit mois, l’enfant commence à construire des énoncés en combinant deux mots de sens différents. Exemples : « Bébé dodo » ou « Papa pati ». À la même période apparaît la négation : « Bébé non dodo », « Papa pas pati »… 6. La syntaxe est un Les simplifications de la syntaxe6 du « petit langage » s’accom- domaine de la linguistique pagnent de simplifications phonématiques caractérisées par qui décrit la façon dont les mots se combinent une utilisation réduite et imprécise de la gamme des sons de la pour former des groupes parole. Ces simplifications sont généralement causées par : de mots et des phrases – des omissions : il peut s’agir d’omissions de syllabes (« kola » chargés de sens. L’ordre des mots dans une pour « chocolat », « mener » pour « promener »…) ou d’omis- phrase n’est en effet pas sions plus discrètes, au niveau des phonèmes (par exemple, arbitraire. Par exemple, « pati » pour « parti ») ; la phrase « Les broutent le pré moutons dans » – des substitutions : dans le cas d’une substitution, l’enfant n’est pas conforme aux remplace un phonème non encore acquis par un phonème très règles de la syntaxe. proche sur le plan articulatoire. Exemple : acquis relativement tard, le phonème /s/ est habituellement remplacé dans le « petit langage » par le phonème /t/ acquis plus tôt et dont le point articulatoire, c’est-à-dire la façon de placer la langue pour le prononcer, est proche. « Assis » devient volontiers « ati » ; – des assimilations ou facilitations articulatoires : l’enfant rapproche les points articulatoires de deux consonnes d’un même mot. Par exemple, le point articulatoire du son /g/ se rapprochant de celui du son /t/, le mot « gâteau » est ainsi prononcé « tato ». Ces diverses simplifications sont liées à une progression relativement lente dans l’acquisition du système phonolo- gique. L’acquisition du répertoire des phonèmes de la langue se — _p.25_
i organisent la langue écrite sont complètement ignorées. En d’autres termes, l’enfant traite les mots comme des images.
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ou professionnel d’un sujet) ou les pseudomots (mots sans signification pouvant être proposés en situation de test).
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Sources mobilisées (7)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-trouble-parole-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [6] src-dgs-sfp-langage-collection-05-ifdc-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [7] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)