Deficience Auditive
Perte auditive significative affectant la perception des sons et de la parole. Peut être légère à profonde, unilatérale ou bilatérale, de transmission ou de perception. Impact direct sur le développement du langage et la communication. La prise en charge inclut appareillage auditif, rééducation orthophonique et communication adaptée (LSF, LPC).
Cadre clinique
La déficience auditive se caractérise par une perte auditive significative, affectant la perception des sons et de la parole. Elle peut être classée en fonction de son intensité : légère (seuil auditif entre 20 et 40 dB), moyenne (40 à 70 dB), sévère (70 à 90 dB), ou profonde (supérieur à 90 dB) [1] [2] [3]. Un seuil de perception auditive supérieur à 90 dB signifie que la parole ou un bruit de l’environnement ne sont perçus que lorsque leur intensité est supérieure à 90 dB [1] [2]. Les surdités sévères et profondes, en l’absence de diagnostic et de prise en charge précoces, ont pour conséquence la mutité [1] [2].
Repères épidémiologiques
Les surdités moyennes (seuil auditif compris entre 40 et 70 dB) sont repérées le plus souvent avant l’âge de trois ans. Les surdités légères (seuil auditif situé entre 20 et 40 dB) sont rarement diagnostiquées avant l’âge de 5-6 ans [3]. L’otite moyenne séromuqueuse, une inflammation de l’oreille moyenne, affecte 5 à 10 % des enfants, avec un pic d’incidence à l’âge de trois ans [3] [7]. La prévalence des déficiences mentales légères, souvent associées à des troubles du langage, est d’environ 20 ‰ [7].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de la déficience auditive nécessite une évaluation spécialisée pour préciser le type de surdité et les indications d'appareillage, voire d'implantation cochléaire [8] [9]. Un implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l'audition de personnes atteintes d'une perte d'audition sévère à profonde [6]. L’évaluation inclut également la lecture labiale et l’éducation auditive pour compenser le déficit [3] [8] [9].
Interventions recommandées
La prise en charge de la déficience auditive peut inclure l’appareillage auditif, l’implantation cochléaire, et la rééducation orthophonique [8] [9]. Ultérieurement, en fonction de l’évolution de l’oralisation et en tenant compte des demandes de la famille, l'intérêt de la poursuite d'une éducation purement orale, éventuellement avec l'aide d'une aide gestuelle à la lecture labiale, ou encore de langage des signes, devront être discutés [8] [9]. La rééducation orthophonique individuelle vise la rééducation des troubles du langage oral [KG-6].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à la déficience auditive.
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TDAH 2024 — HAS (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [6] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)