CIM-11
Classification internationale des maladies, 11e révision (OMS).
Classification internationale des maladies, 11e révision (CIM-11)
Définition clinique
La Classification internationale des maladies, 11e révision (CIM-11), est un système de classification statistique des maladies et des problèmes de santé connexes développé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle couvre un large éventail de conditions médicales, y compris les troubles mentaux, comportementaux et neurodéveloppementaux [3].
Critères diagnostiques
La CIM-11 inclut plusieurs catégories pertinentes pour les professionnels de la santé travaillant avec des troubles du neurodéveloppement. Parmi celles-ci, on trouve :
- Troubles du neurodéveloppement (TND) : Cette catégorie générique regroupe l'ensemble des troubles du neurodéveloppement, y compris le trouble du spectre de l'autisme (TSA), le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), et les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) [KG-2].
- Trouble du spectre autistique (TSA) : Caractérisé par des difficultés persistantes de communication et d'interaction sociale, ainsi que par des comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs [KG-3].
- Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) : Trouble neurodéveloppemental touchant l'attention, l'hyperactivité et l'impulsivité [KG-1].
- Troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) : Regroupement des troubles spécifiques du langage oral et écrit et des apprentissages, incluant la dyslexie, la dysorthographie, et les troubles spécifiques des acquisitions scolaires [KG-4].
- Déficience intellectuelle : Limitations significatives du fonctionnement intellectuel (QI < 70) et du comportement adaptatif, apparaissant avant l'âge de 18 ans [KG-5].
- Dyspraxie (TDC) : Trouble développemental de la coordination (TDC), anciennement dyspraxie, caractérisé par des difficultés de planification et de coordination des mouvements [KG-6].
Évaluation
L'évaluation des troubles classés dans la CIM-11 repose sur des critères diagnostiques spécifiques. Par exemple, pour les troubles spécifiques du développement de la parole et du langage, la CIM-10 (précédente version de la CIM) définit ces troubles comme des altérations des modalités normales d'acquisition du langage dès les premiers stades du développement, non directement attribuables à des anomalies neurologiques, sensorielles, ou environnementales [1]. La CIM-11 suit une approche similaire, bien que les détails spécifiques des critères diagnostiques pour chaque trouble doivent être consultés dans la classification elle-même.
Intervention
Les interventions pour les troubles classés dans la CIM-11 varient en fonction du type de trouble et des besoins individuels du patient. Par exemple, pour le TSA, les recommandations de bonnes pratiques professionnelles incluent des interventions précoces et individualisées, telles que les interventions comportementales et développementales [4]. Pour le TDAH, les interventions peuvent inclure des approches éducatives, comportementales et, si nécessaire, pharmacologiques [6].
Recommandations officielles
Les recommandations officielles pour les troubles classés dans la CIM-11 sont fournies par des organismes tels que la Haute Autorité de Santé (HAS) en France. Par exemple, pour le TSA, la HAS recommande :
« Le diagnostic médical est défini selon les critères des classifications internationales (CIM 10 et DSM-5). La publication de la CIM 11 sera réalisée à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra en 2018 » [4].
Articulation avec autres professionnels
L'articulation entre les différents professionnels de la santé est essentielle pour une prise en charge globale des troubles classés dans la CIM-11. Par exemple, pour le TDAH, le médecin de premier recours joue un rôle clé dans le repérage et le suivi des enfants et adolescents, tandis que le médecin spécialiste (psychiatre, pédopsychiatre, pédiatre, neuropédiatre ou neurologue) est responsable du diagnostic et de la prise en charge spécifique [6]. Les psychologues, orthophonistes, psychomotriciens et ergothérapeutes peuvent également jouer un rôle important dans l'évaluation et l'intervention.
Références
- [1] DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 (2007), p.10
- [2] DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l (2007), p.26
- [3] expert — CIM-11 (2022), p.1
- [4] HAS — HAS TSA Adulte 2018 (2018), p.12
- [5] INSERM — INSERM Dys 2007 (2007), p.185
- [6] HAS — HAS TDAH 1er recours 2015 (2015), p.6
- [7] INSERM — INSERM Dys 2007 (2007), p.181
- [KG-1] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← TDAH
- [KG-2] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← Troubles du Neurodéveloppement (TND)
- [KG-3] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← Trouble du Spectre Autistique
- [KG-4] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← Troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA)
- [KG-5] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← Déficience intellectuelle
- [KG-6] CIM-11 ← CLASSIFIED_IN ← Dyspraxie (TDC)
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TSA Adulte 2018 — HAS (2018) 📄 (1 extrait)
- [2] HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015) 📄 (1 extrait)
- [3] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (2 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [6] CIM-11 — expert (2022) 📄 (1 extrait)