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Rituels sécurisants pour élèves malades

Mise en place de rituels prévisibles qui rassurent l'élève malade et facilitent son retour après absence.

Rituels sécurisants pour élèves malades

Comprendre le profil

Les élèves malades présentent des besoins éducatifs particuliers liés à leur état de santé. Leurs absences répétées ou prolongées peuvent entraîner des difficultés d'apprentissage et de socialisation. Les rituels scolaires jouent un rôle crucial dans leur intégration et leur bien-être. Ces rituels, par leur aspect répétitif et prévisible, offrent un cadre sécurisant et facilitent la reprise des activités après une absence [1] [4].

Adaptations en classe

Rituels de classe

Les rituels de classe, tels que l'appel, le placement, la prise de parole, la météo et l'agenda, permettent à l'élève malade de se retrouver dans un espace connu et de reprendre sa place au sein du groupe. Ces rituels doivent être adaptés pour inclure l'élève malgré ses absences. Par exemple, des responsabilités peuvent être attribuées à l'élève et reportées à son retour pour qu'il puisse les retrouver [1] [2].

Rituels de mise au travail

Les rituels de mise au travail, comme « Trouver l'intrus », les « virelangues », les énigmes, le « mot du jour », ou l'écoute d'une musique, peuvent être utilisés pour structurer le temps et faciliter la transition entre les activités. Ces rituels sont également transposables au domicile de l'élève, ce qui permet de maintenir une continuité entre la vie scolaire et la vie familiale [3].

Rituels culturels et traditionnels

Les rituels culturels ou traditionnels, tels que les célébrations de Noël ou les anniversaires, doivent inclure l'élève absent. Des moyens de communication comme les mails, les photos, les lettres ou les dessins peuvent être utilisés pour l'associer à distance à ces événements [2].

Accompagnement individualisé

Collaboration avec l'AESH

La collaboration entre l'enseignant et l'AESH (Accompagnant d'Elève en Situation de Handicap) est essentielle pour adapter les situations d'apprentissage et aménager la vie quotidienne à l'école. L'AESH peut aider l'élève à participer aux rituels et aux activités de la classe, en veillant à sa sécurité, à son confort et à sa mobilité [10] [KG-4].

Rôle des pairs

Les échanges réguliers avec les pairs sont importants pour l'élève malade. Ils permettent de créer du lien et de la continuité face aux ruptures occasionnées par la maladie. Les activités qui favorisent la connaissance mutuelle, comme les travaux de groupe ou les projets communs, aident à éviter la stigmatisation et à intégrer l'élève dans le groupe [5] [12].

Travail avec la famille

Les rituels scolaires peuvent être transposés à la maison pour maintenir une continuité dans la vie de l'élève. Les parents peuvent participer à ces rituels en s'appuyant sur des activités comme le calendrier, l'almanach des postes, ou des jeux éducatifs. Les rituels familiaux, comme ceux du coucher ou des repas, peuvent également être associés aux rituels scolaires pour renforcer les liens entre la vie à l'école et la vie à la maison [3].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables pour les élèves malades. Cependant, il est important de noter que l'Éducation nationale et la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) peuvent jouer un rôle dans l'accompagnement de ces élèves, notamment à travers la mise en place de projets personnalisés (PPS, PAP, PAI) [7].

Ressources liées

En conclusion, les rituels sécurisants sont un outil essentiel pour faciliter l'intégration et le bien-être des élèves malades. Ils permettent de créer un cadre prévisible et rassurant, tout en favorisant la continuité entre la vie scolaire et la vie familiale. La collaboration entre les enseignants, les AESH, les pairs et les familles est cruciale pour assurer un accompagnement adapté et personnalisé.

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Sources mobilisées (4)