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Approche métacognitive (enseignement stratégique)

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L’approche métacognitive (ou enseignement stratégique) est une approche indirecte qui vise à aider l’apprenant à prendre conscience de son propre fonctionnement cognitif

En bref

Qu'est-ce que l'approche métacognitive (enseignement stratégique) ?

L’approche métacognitive, aussi appelée enseignement stratégique, est une méthode pédagogique qui vise à aider l’apprenant à mieux comprendre son propre fonctionnement cognitif. Elle permet à la personne concernée de « remédier à ses processus déficitaires » en développant des stratégies d’apprentissage autonomes [1]. Cette approche est particulièrement utile pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, car elle leur donne les outils pour organiser leurs connaissances, développer des procédures et stratégies, et exercer un contrôle sur leur comportement [5].

L’approche métacognitive repose sur trois étapes principales :

  1. Reconnaissance du problème : Identifier si un problème existe.
  2. Anticipation des stratégies : Choisir et évaluer les stratégies pour résoudre le problème.
  3. Production et contrôle du résultat : Vérifier si le résultat obtenu correspond à ce qui était attendu [8].

Cette méthode favorise la prise de conscience des opérations mentales, permettant ainsi de mieux contrôler et ajuster sa pensée en fonction des difficultés rencontrées. Elle est liée aux fonctions exécutives, telles que la planification, l'inhibition, la flexibilité mentale, la mémoire de travail et la prise de décision [KG-1].

Ce que ça change au quotidien

Intégrer l’approche métacognitive dans les apprentissages peut avoir un impact significatif sur le quotidien de l’enfant. En apprenant à mieux comprendre et gérer ses propres processus cognitifs, il peut développer une meilleure confiance en lui et une plus grande autonomie dans ses apprentissages [8].

Par exemple, l’enfant peut être amené à formuler sa stratégie pour résoudre une tâche scolaire, expliquer comment il s’y est pris, et identifier les difficultés rencontrées. Ce dialogue pédagogique, souvent mené en individuel, favorise la guidance de l’adulte dans ce processus [4]. Les activités de métacognition contribuent également à sécuriser les élèves fragiles et à privilégier les compétences qui consistent à « apprendre à apprendre » [3].

De plus, cette approche peut être intégrée dans des situations pédagogiques variées, comme des projets collectifs ou des tâches complexes, pour donner du sens à l’évaluation et la dédramatiser [3]. Elle permet également de créer un climat de confiance et de travailler le statut de l’erreur, ce qui est bénéfique pour les élèves anxieux [2].

Ce qui peut aider

Plusieurs outils et méthodes existent pour soutenir l’approche métacognitive. Par exemple, la trousse de remédiation cognitive MémoAction vise à maximiser le développement des habiletés de gestion de la mémoire de travail chez l’apprenant présentant des difficultés d’apprentissage [5]. D’autres ouvrages, comme « Découvrir le cerveau à l’école », proposent des séquences pédagogiques pour aider les élèves à « prendre conscience de leur cerveau » de façon ludique [5].

La remédiation cognitive, qui permet de stimuler et rééduquer certaines compétences attentionnelles et exécutives, peut également être proposée à l’enfant. Cette méthode travaille notamment sur la métacognition pour aider l’enfant à mieux compenser ses difficultés au quotidien [7].

Enfin, il est important de créer un environnement propice à l’apprentissage, en adaptant les contenus et les démarches aux besoins spécifiques de l’enfant. Les enseignants et les professionnels peuvent jouer un rôle clé en encourageant l’enfant à exprimer ses stratégies et à analyser ses réponses [6].

Les sources disponibles ne précisent pas les contacts spécifiques à contacter pour mettre en place cette approche.

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Sources mobilisées (7)