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Accompagner la fratrie d’un enfant avec un TND

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Le handicap d’un enfant peut avoir des répercussions sur tous les membres de la famille, en particulier les frères et sœurs ; les recommandations demandent d’évaluer l’impact sur la fratrie et de pouvoir l’accompagner et la soutenir (soutien psychologique, groupes fratrie, soutien social à la famille y compris la fratrie). Côté parents, les pistes portent sur la préservation d’un espace personnel pour chaque enfant, l’explication du fonctionnement du frère ou de la sœur, une communication efficace entre enfants, des interactions positives et l’expression des émotions de chacun.

En bref

Accompagner la fratrie d’un enfant avec des troubles du neurodéveloppement

Définition clinique

La fratrie d’un enfant avec des troubles du neurodéveloppement peut subir des répercussions significatives. Ces troubles incluent des entités cliniques variées comme le trouble du spectre de l'autisme (TSA), le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles dys, l'épilepsie, la trisomie 21, ou encore la déficience intellectuelle [KG-1] [KG-3] [KG-5] [KG-6] [KG-7]. La maladie ou le handicap d’un enfant peut bouleverser l’équilibre familial, affectant particulièrement les frères et sœurs. Ces derniers peuvent ressentir une souffrance silencieuse, souvent non exprimée, mais bien réelle [10].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques des troubles du neurodéveloppement sont établis par des classifications internationales comme le DSM-5 ou la CIM-11. Par exemple, le TSA se caractérise par des difficultés persistantes de communication et d'interaction sociale, ainsi que par des comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs [KG-1]. Le TDAH, quant à lui, est défini par une combinaison de symptômes d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité [KG-3]. Ces critères sont essentiels pour orienter les interventions et les soutiens adaptés à la fratrie.

Évaluation

L’évaluation de l’impact sur la fratrie doit prendre en compte plusieurs dimensions :

Les professionnels doivent être attentifs aux manifestations de cette souffrance, souvent cachée par les enfants pour protéger leurs parents et leur frère ou sœur malade [7].

Intervention

Plusieurs stratégies peuvent être mises en place pour soutenir la fratrie :

Groupes de parole

Les groupes de parole pour fratrie sont de plus en plus répandus. Ils permettent aux enfants d’acquérir des connaissances sur la pathologie, d’apprendre des uns des autres, de diminuer leur anxiété et d’améliorer leur estime de soi [1]. Ces groupes offrent un espace sécurisé pour exprimer leurs émotions et leurs difficultés.

Préservation de l’espace personnel

Il est crucial de préserver un espace personnel pour chaque enfant. Cela peut inclure des moments de loisirs, des activités scolaires et des interactions positives au sein de la fratrie [3] [11]. Les parents doivent veiller à ne pas « parentaliser » les frères et sœurs, c’est-à-dire leur faire endosser des rôles parentaux envers l’enfant malade [7].

Communication efficace

Une communication efficace entre les membres de la fratrie est essentielle pour maintenir un climat serein. Les parents peuvent jouer un rôle de médiateur en cas de conflits, en structurant les échanges et en favorisant une communication non-violente [12].

Recommandations officielles

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) insistent sur l’importance d’accompagner la fratrie. Elles préconisent :

Articulation avec autres professionnels

L’accompagnement de la fratrie nécessite une collaboration étroite entre différents professionnels :

Références

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Sources mobilisées (4)