Troubles moteurs : par où commencer
Les troubles moteurs regroupent les difficultés qui touchent le mouvement et la coordination des gestes. Le plus fréquent chez l'enfant est le trouble développemental de la coordination (TDC), souvent appelé dyspraxie : l'enfant est maladroit, lent et imprécis dans les gestes du
Qu'est-ce que c'est ?
Les troubles moteurs regroupent les difficultés qui touchent le mouvement et la coordination des gestes. Le plus fréquent chez l'enfant est le trouble développemental de la coordination (TDC), souvent appelé dyspraxie : l'enfant est maladroit, lent et imprécis dans les gestes du quotidien (s'habiller, manger, écrire, faire du vélo), ce qui gêne sa vie de tous les jours [1]. L'INSERM décrit le TDC comme un trouble fréquent [5]. D'autres situations relèvent d'un handicap moteur d'origine différente (par exemple la paralysie cérébrale) [1].
Le TDC se manifeste principalement par des difficultés dans les habiletés gestuelles, ce qui peut entraîner des difficultés d’apprentissage à l’école ainsi que des limitations dans d’autres activités de la vie quotidienne [5]. Les enfants concernés peuvent présenter des déficits de la motricité globale et de la motricité fine, avec notamment des difficultés à réaliser des gestes coordonnés dans un but précis [10].
Ce que ça change au quotidien
Les signes qui peuvent alerter varient selon l'âge de l'enfant. Par exemple, un retard ou une maladresse dans la motricité (attraper, marcher, manipuler), des difficultés à apprendre les gestes du quotidien, ou une écriture très laborieuse à l'entrée à l'école peuvent être des indicateurs [2]. Ces difficultés peuvent impacter les apprentissages scolaires et les activités extra-scolaires, comme les activités sportives ou manuelles [7].
Les enfants avec un TDC peuvent également présenter des déficits au niveau du contrôle de l’équilibre, des tâches de saisie et de coordination, ainsi que de la pondération des informations sensorielles [9]. Ces déficits s’expriment principalement dans des situations complexes, comme l’équilibre dynamique ou des situations de double tâche [9].
Ce qui peut aider
Pour obtenir de l'aide, plusieurs professionnels peuvent être sollicités selon les besoins : un ergothérapeute (pour la coordination œil-main et les gestes du quotidien), un psychomotricien (pour le schéma corporel et la latéralisation), et si besoin un orthophoniste ou un orthoptiste [3]. Des structures comme les CAMSP (pour les jeunes enfants) et les CMPP accompagnent également les familles [3].
Des associations soutiennent les familles, comme Dyspraxie France DYS, APF France Handicap, et la Fondation Paralysie Cérébrale [3]. Ces associations offrent des ressources et un accompagnement pour mieux comprendre et gérer les troubles moteurs.
Pour commencer, il est recommandé de parler de ces difficultés à votre médecin. Il pourra orienter vers une évaluation et proposer un parcours de soins adapté. Plus les soins sont précoces, plus ils atténuent efficacement les difficultés [4].
Sources mobilisées (5)
- [1] Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie — INSERM (2019) 📄 (2 extraits)
- [2] Parcourir Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie par titre — INSERM (2019) 📄 (1 extrait)
- [3] INSERM TDC 2019 — INSERM (2019) 📄 (4 extraits)
- [4] Parcourir Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie par date de p — INSERM (2019) 📄 (1 extrait)
- [5] Serenaid — Serenaid (2024) 📄 (4 extraits)