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Troubles moteurs : par où commencer

Les troubles moteurs regroupent les difficultés qui touchent le mouvement et la coordination des gestes. Le plus fréquent chez l'enfant est le trouble développemental de la coordination (TDC), souvent appelé dyspraxie : l'enfant est maladroit, lent et imprécis dans les gestes du

Comprendre le profil

Les troubles moteurs regroupent les difficultés qui touchent le mouvement et la coordination des gestes. Le plus fréquent chez l'enfant est le trouble développemental de la coordination (TDC), souvent appelé dyspraxie : l'enfant est maladroit, lent et imprécis dans les gestes du quotidien (s'habiller, manger, écrire, faire du vélo), ce qui gêne sa vie de tous les jours [1]. L'INSERM décrit le TDC comme un trouble fréquent [1]. D'autres situations relèvent d'un handicap moteur d'origine différente (par exemple la paralysie cérébrale) [1].

Selon l'âge, les signes d'alerte peuvent inclure un retard ou une maladresse dans la motricité (attraper, marcher, manipuler), des difficultés à apprendre les gestes du quotidien, ou une écriture très laborieuse à l'entrée à l'école [2]. Les repères de développement moteur par âge (9, 18, 24 et 36 mois) aident à situer ce qui est attendu [2].

Le TDC se manifeste principalement dans des habiletés gestuelles, et se traduisant souvent par des difficultés d’apprentissage à l’école ainsi que par des limitations dans d’autres activités de la vie quotidienne [5]. Les personnes porteuses d’un TDC présentent des déficits aux niveaux du contrôle de l’équilibre, des tâches de saisie et de coordination et de la pondération des informations sensorielles [9]. Les enfants porteurs d’un TDC présentent des déficits de la motricité globale et de la motricité fine, avec notamment des difficultés à réaliser des gestes coordonnés dans un but précis [10].

Adaptations en classe

Les enfants avec des troubles moteurs peuvent bénéficier de plusieurs adaptations pédagogiques. Par exemple, pour les enfants dysgraphiques, il est essentiel de diagnostiquer et de prendre en charge précocement ces troubles, car ils peuvent avoir de graves conséquences sur les apprentissages scolaires, notamment lors de situations de double tâche [10]. Les enseignants peuvent également adapter les supports d'écriture et les outils utilisés en classe pour faciliter l'apprentissage.

Accompagnement individualisé

L'accompagnement individualisé est crucial pour les enfants avec des troubles moteurs. Selon les besoins, les professionnels comme les ergothérapeutes (coordination œil-main, gestes du quotidien), les psychomotriciens (schéma corporel, latéralisation), et si besoin orthophonistes ou orthoptistes peuvent intervenir [3]. Des structures comme les CAMSP (jeunes enfants) et CMPP accompagnent également [3]. Des associations comme Dyspraxie France DYS, APF France Handicap, et la Fondation Paralysie Cérébrale soutiennent les familles [3].

Travail avec la famille

Il est important d'impliquer les familles dans le parcours de l'enfant. Les associations comme Dyspraxie France DYS et la Fondation Paralysie Cérébrale offrent des ressources et un soutien aux familles [3]. Les parents peuvent également être orientés vers des professionnels de santé pour une évaluation et une prise en charge adaptée [4].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables. Pour plus d'informations, il est recommandé de consulter les ressources spécifiques de l'Éducation nationale et de la MDPH.

Ressources liées

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les ressources suivantes :

Ces ressources offrent des informations et un accompagnement pour les familles et les professionnels.

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Sources mobilisées (5)