Forfait intervention précoce
Prise en charge par l'Assurance Maladie des bilans et interventions précoces pour les enfants de 0 à 6 ans (révolus) présentant un écart de développement, sans attendre un diagnostic. Couvre ergothérapeute, psychomotricien et psychologue via les PCO.
Forfait intervention précoce
Définition clinique
Le forfait intervention précoce (FIP) est un dispositif financé par l'Assurance Maladie, destiné aux enfants de 0 à 6 ans révolus présentant des suspicions de troubles du spectre autistique (TSA) ou de troubles neurodéveloppementaux (TND). Son objectif est de permettre des interventions précoces par des ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues, avant même l'établissement d'un diagnostic [1]. Ce forfait couvre les bilans et interventions sur une période d'un an, renouvelable une fois [11].
Critères diagnostiques
Les enfants éligibles au FIP sont ceux adressés par un médecin généraliste, un pédiatre ou un médecin de protection maternelle et infantile (PMI) via une plateforme de coordination et d'orientation (PCO). Le médecin utilise une grille de repérage pour identifier les signes justifiant une évaluation par des spécialistes [11]. Les critères spécifiques pour l'adressage ne sont pas détaillés dans les sources disponibles.
Évaluation
L'évaluation initiale est réalisée par les professionnels de santé libéraux ou les structures spécialisées (CAMSP, CMPP, CMP) coordonnés par les PCO. Elle inclut des bilans orthophoniques, psychologiques et psychomoteurs pour établir un bilan fonctionnel [2]. Les outils d’évaluation dédiés (BLR, Echelle de Denver, DF-MOT + NP-MOT, Profil Sensoriel, M-ABC2, M-CHAT) doivent être utilisés pour contribuer au diagnostic et à l’évaluation des progrès des enfants [12].
Intervention
Les interventions couvertes par le FIP incluent les séances d'ergothérapie, de psychomotricité et de psychologie. Ces interventions sont réalisées par des professionnels libéraux ayant contractualisé avec les PCO ou par des structures spécialisées. Le forfait couvre l’intégralité des interventions, y compris la participation aux réunions de suivi de l’enfant [11]. Les familles n’ont aucun paiement à effectuer et les professionnels ne peuvent pas demander de frais complémentaires [1].
Recommandations officielles
Les interventions doivent être appuyées sur les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ces recommandations constituent le plancher de travail des soins dispensés, c’est-à-dire le minimum à proposer aux personnes avec TSA [6]. La HAS souligne l'importance de la précocité des interventions et de la coordination entre les différents professionnels de santé [12].
Articulation avec autres professionnels
Les PCO fédèrent un réseau d’intervenants (médecins, psychomotriciens, orthophonistes, etc.) et de centres spécialisés. Elles assurent la coordination du parcours de l’enfant, garantissant la réalisation des bilans et des interventions le plus rapidement possible [10]. Les médecins traitants ou pédiatres jouent un rôle majeur dans la prise en charge en orientant les enfants vers les PCO et en coordonnant les soins et les rééducations [4].