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Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil

Le Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) chez l'enfant est fréquent dans le TDAH, la trisomie 21 et l'obésité. Aggrave l'inattention et les troubles du comportement.

Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil

Définition clinique

Le Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) se caractérise par des pauses respiratoires répétées pendant le sommeil, dues à une obstruction des voies aériennes supérieures. Les symptômes cliniques incluent des ronflements, des pauses respiratoires nocturnes, des sueurs nocturnes, une nycturie, une respiration buccale nocturne, ainsi que des symptômes diurnes tels que des troubles de l’attention, une hyperactivité, une irritabilité, une somnolence diurne, une fatigue matinale et une sensation de sommeil non réparateur [8].

Critères diagnostiques

Le diagnostic du SAOS repose sur une évaluation clinique et des examens complémentaires. Les signes cliniques incluent une altération cognitive, une fatigabilité, un ralentissement psychomoteur, des troubles thymiques, une somnolence, une fatigue, des ronflements nocturnes, une énurésie et une fragmentation du sommeil [1] [2]. Une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie est indispensable pour confirmer le diagnostic, notamment en cas de SAOS sévère (index d’apnées/hypopnées > 30/h) [1].

Évaluation

La recherche clinique du SAOS est recommandée à chaque consultation de suivi des enfants, après une chirurgie ORL, en cas de comorbidité cardio-cérébro-vasculaire ou neurocognitive, ou en cas d’énurésie ou de troubles de la croissance [2]. Les questionnaires de dépistage peuvent être utilisés, mais ils n’excluent pas la présence d’un SAOS. L’examen du sommeil par les parents n’est pas fiable [2].

Intervention

En cas de diagnostic confirmé de SAOS, une ventilation nocturne à pression positive continue (PPC) doit être proposée, notamment en cas de SAOS sévère [1]. Des règles hygiéno-diététiques doivent être prescrites, incluant la limitation de l’excès de poids, l’évitement des hypnotiques (notamment les benzodiazépines), l’évitement du décubitus dorsal lors du sommeil, et la priorisation des temps de récupération [1]. La qualité du suivi ventilatoire conditionne le niveau d’adhésion au traitement, et l’éducation thérapeutique, le suivi à domicile et la fréquence des consultations par une équipe spécialisée garantissent une meilleure observance [10].

Recommandations officielles

La HAS recommande la réalisation d’une polygraphie ventilatoire ou d’une polysomnographie chez les patients présentant des signes évoquant un SAOS [1]. En cas de SAOS sévère, une ventilation nocturne à pression positive continue doit être proposée [1]. Il est également recommandé de lutter contre les facteurs de risque du SAOS, tels que la rééducation bucco-faciale, la prise en charge du surpoids et de l’obésité, et le traitement de l’hypothyroïdie [10].

Articulation avec autres professionnels

Le SAOS est souvent associé à d’autres pathologies et nécessite une prise en charge pluridisciplinaire. Les professionnels impliqués incluent les médecins ORL, qui réalisent les bilans auditifs et les interventions chirurgicales si nécessaire [KG-2], et les orthophonistes, qui peuvent intervenir dans la rééducation bucco-faciale [KG-7]. Une collaboration avec les psychologues, les ergothérapeutes et les psychomotriciens peut également être nécessaire pour une prise en charge globale du patient.

Références

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Sources mobilisées (4)