Serenaid

Médecin généraliste

Médecin de premier recours assurant le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement lors des examens obligatoires (0-6 ans). Coordonne le parcours de soins, oriente vers les spécialistes et les plateformes de coordination (PCO). Peut prescrire les bilans paramédicaux (orthophonie, psychomotricité).

Cadre clinique

Le médecin généraliste joue un rôle central dans le repérage précoce et la coordination des soins pour les troubles du neurodéveloppement (TND) chez l'enfant. Il assure le suivi médical régulier et peut être le premier intervenant à identifier des signes d'alerte de TND. En cas de suspicion, il oriente vers des spécialistes ou des plateformes de coordination (PCO) et peut prescrire des bilans paramédicaux (orthophonie, psychomotricité) [5].

Lors du passage à l'âge adulte, le médecin généraliste participe à la coordination du processus thérapeutique, en collaboration avec d'autres professionnels de santé. Cette coordination est essentielle pour assurer la continuité des soins et adapter les interventions aux besoins évolutifs du patient [1].

Repères épidémiologiques

Les troubles du neurodéveloppement (TND) incluent des entités cliniques variées, telles que le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-4]. La prévalence exacte des TND n'est pas précisée dans les sources disponibles. Cependant, le TDAH touche environ 5 % des enfants en âge scolaire [KG-4].

Diagnostic et évaluation

Le médecin généraliste est impliqué dans le repérage des signes d'alerte des TND. Il peut être le médecin référent du suivi du TND, notamment en cas de haut risque ou de complexification de l'état de l'enfant. Il assure la coordination des soins en lien avec les parents, les équipes de deuxième ligne et l'école [5].

En cas de suspicion de TDAH, le médecin généraliste peut recourir à la téléexpertise pour obtenir l'avis d'un spécialiste. La téléexpertise permet de faciliter l'accès à un médecin spécialisé pour une suspicion diagnostique ou pour le suivi du TDAH [3].

Interventions recommandées

Le médecin généraliste peut proposer des téléconsultations pour le suivi des patients atteints de TDAH. Il est recommandé que le suivi par téléconsultation soit limité aux relations patient-professionnel bien établies et qu'un relais de proximité soit mis en place, notamment en cas de nécessité de prescription de méthylphénidate (MPH) [2].

Pour les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), le médecin généraliste peut être le responsable du projet de soins au niveau 2 de recours aux soins. Il travaille en concertation avec une équipe pluridisciplinaire formée aux TSLA, incluant des orthophonistes, des psychomotriciens, des ergothérapeutes et des psychologues spécialisés en neuropsychologie [11].

Cadre légal et droits

Le dispositif médecin traitant est ouvert aux enfants de moins de 16 ans, selon l'article 76 de la loi de modernisation de notre système de santé (LMSS), publiée au Journal Officiel en janvier 2016. Pour les enfants de moins de 16 ans, une déclaration médecin traitant peut être réalisée, mais il ne s'agit pas d'une obligation. Ainsi, il n'y a pas de majoration du ticket modérateur en l'absence de choix de médecin traitant ou de non-respect du parcours de soins coordonnés. Le médecin traitant peut être un médecin généraliste ou un autre spécialiste, quelle que soit sa spécialité [10].

Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des patients dans le cadre des interventions du médecin généraliste pour les troubles du neurodéveloppement.

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (3)