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Assistant·e de service social (DEASS)

Professionnel du travail social titulaire du Diplôme d'État d'Assistant de Service Social (DEASS). Accompagne les familles dans leurs démarches administratives, financières et sociales liées au handicap (MDPH, AEEH, PCH, scolarité, parcours de soins).

Cadre clinique

L'assistant·e de service social (DEASS) est un·e professionnel·le spécialisé·e dans l'accompagnement des familles d'enfants pris en charge en pédopsychiatrie, que ce soit en consultation ou en hospitalisation [1]. Son rôle est d'être l'interface entre les soins, la famille et les institutions extérieures. Les assistant·e·s de service social interviennent dans divers services accompagnant des enfants suivis en santé mentale, notamment pour des troubles du spectre de l'autisme, des troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, des troubles du langage et des apprentissages, des troubles des conduites alimentaires, et des troubles liés à l'usage de substances [6].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas les repères épidémiologiques spécifiques liés à l'intervention des assistant·e·s de service social en pédopsychiatrie.

Diagnostic et évaluation

L'assistant·e de service social en pédopsychiatrie réalise un bilan social ou socio-éducatif de la situation familiale. Ce bilan permet d'identifier les problématiques rencontrées, de définir les besoins de l'enfant et de sa famille, et de concrétiser le projet médical du patient [2]. Les familles peuvent être orientées vers l'assistant·e de service social par les médecins ou professionnels de soins qui accompagnent leur enfant, ou elles peuvent spontanément demander un suivi [6].

Interventions recommandées

Les assistant·e·s de service social en pédopsychiatrie accompagnent les familles dans diverses démarches administratives, notamment auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pour l'ouverture de droits, la mise en place d'aménagements et d'orientations scolaires spécifiques [2]. Ils·elles répondent également à une mission de prévention et de protection de l'enfance, en soutenant les parents avec, par exemple, la mise en place d'aides éducatives au domicile [2]. Ils·elles orientent les familles vers les partenaires extérieurs à l'hôpital et peuvent participer à des synthèses avec des partenaires extérieurs, à des équipes de suivi de scolarisation (ESS) ou encore à des audiences [3].

Cadre légal et droits

L'assistant·e de service social est soumis·e à une obligation de secret professionnel, mais peut partager des informations avec ses collègues médicaux et paramédicaux dans le cadre du secret partagé, puisqu'il·elle travaille en équipe pluridisciplinaire [1]. Les interventions des assistant·e·s de service social sont prises en charge par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) selon le quotient familial. Une aide au financement de cette prise en charge peut être proposée par la CAF, la CPAM, le Conseil Général, l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), la Protection Maternelle et Infantile (PMI) ou les régimes spéciaux de la sécurité sociale [5].

Professionnels associés

Les assistant·e·s de service social collaborent avec divers professionnels de la santé mentale et de l'éducation, notamment les psychologues [KG-2], les kinésithérapeutes [KG-3], les orthophonistes [KG-5], les psychomotricien·ne·s [KG-6], les ergothérapeutes [KG-7], et les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) [KG-4] [KG-8]. Cette collaboration pluridisciplinaire permet une prise en charge globale et coordonnée des enfants et de leurs familles.

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Sources mobilisées (2)