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Assistant·e de service social (DEASS)

Mis à jour le

Professionnel du travail social titulaire du Diplôme d'État d'Assistant de Service Social (DEASS). Accompagne les familles dans leurs démarches administratives, financières et sociales liées au handicap (MDPH, AEEH, PCH, scolarité, parcours de soins).

Cadre clinique

L'assistant·e de service social (DEASS) est un·e professionnel·le spécialisé·e dans l'accompagnement des familles d'enfants pris en charge en pédopsychiatrie, que ce soit en consultation ou en hospitalisation [5]. Il·elle intervient dans divers services accompagnant des enfants suivis en santé mentale, notamment pour des troubles du langage, des apprentissages, du déficit de l'attention, du spectre de l'autisme, des conduites alimentaires, ou liés à l'usage de substances [12]. Son rôle est également crucial dans le cadre de l'épilepsie, une maladie neurologique chronique caractérisée par des crises épileptiques récurrentes [KG-3].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas de données épidémiologiques spécifiques concernant l'intervention des assistant·e·s de service social (DEASS) dans le cadre du handicap ou des troubles du neurodéveloppement.

Diagnostic et évaluation

L'assistant·e de service social en pédopsychiatrie réalise un bilan social ou socio-éducatif de la situation familiale pour identifier les problématiques rencontrées, définir les besoins de l'enfant et de sa famille, et concrétiser le projet médical du patient [6]. Il·elle peut également participer à des synthèses avec des partenaires extérieurs, à des équipes de suivi de scolarisation (ESS) ou encore à des audiences [7].

Interventions recommandées

L'assistant·e de service social (DEASS) accompagne les familles dans leurs démarches administratives, notamment auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pour l'ouverture de droits, la mise en place d'aménagements et d'orientations scolaires spécifiques [6]. Il·elle peut également orienter les familles vers les partenaires extérieurs à l’hôpital et participer à des synthèses avec des partenaires extérieurs [7].

Dans le cadre de l'épilepsie, l'assistant·e de service social explique à l’enfant et sa famille l’intérêt de constituer un dossier MDPH et quelles prestations, quels dispositifs peuvent leur être utiles. Il·elle s'appuie sur des guides préparés par les associations d’usagers pour aider les personnes concernées à repérer et expliquer les retentissements de leur épilepsie et les besoins créés [3].

Cadre légal et droits

Les assistant·e·s de service social (DEASS) sont soumis·e·s à une obligation de secret professionnel, mais peuvent échanger des informations dans le cadre du secret partagé avec les collègues médicaux et paramédicaux [5]. Ils·elles travaillent en équipe pluridisciplinaire et peuvent partager des informations au sujet de l’enfant pris en charge dans le service de pédopsychiatrie [6].

Pour devenir assistant·e de service social, il est nécessaire d’intégrer une formation préparant au diplôme d’Etat d’Assistant de Service Social (DEASS). Cette formation dure trois ans et se concrétise par l’obtention d’un diplôme d’Etat (DEASS) délivré par le ministère chargé des Affaires sociales et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche [5].

Les assistant·e·s de service social (DEASS) peuvent être trouvés dans les mairies, les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), certaines crèches, les Protections Maternelles et Infantiles (PMI), les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) [11]. Ils·elles peuvent également être employés par les Centres Médico-Psychologiques (CMP) et les Centres de Ressources Autisme (CRA) [KG-4] [KG-6].

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Sources mobilisées (5)