Assistant·e de service social (DEASS)
Professionnel du travail social titulaire du Diplôme d'État d'Assistant de Service Social (DEASS). Accompagne les familles dans leurs démarches administratives, financières et sociales liées au handicap (MDPH, AEEH, PCH, scolarité, parcours de soins).
Qu'est-ce qu'un·e assistant·e de service social (DEASS) ?
Un·e assistant·e de service social (DEASS) est un·e professionnel·le du travail social spécialisé·e dans l'accompagnement des familles d'enfants en situation de handicap ou de troubles du neurodéveloppement. Titulaire du Diplôme d'État d'Assistant de Service Social (DEASS), il·elle intervient dans divers services comme les centres médico-psychologiques (CMP), les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP), les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) ou les services de protection maternelle et infantile (PMI) [KG-4] [KG-5] [KG-7] [KG-8]. Son rôle est d'accueillir, écouter, soutenir et conseiller les familles pour les aider à faire face aux difficultés liées au handicap ou aux troubles de l'enfant [5].
L'assistant·e de service social agit comme une interface entre les soins, la famille et les institutions extérieures. Il·elle peut expliquer les démarches à entreprendre, comme la constitution d'un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), et aider à identifier les prestations et dispositifs utiles [3] [6]. Il·elle travaille en équipe pluridisciplinaire, ce qui lui permet de partager des informations avec les autres professionnels de santé et d'assurer un accompagnement coordonné [5].
Ce que ça change au quotidien
L'intervention d'un·e assistant·e de service social peut faciliter la gestion des démarches administratives et sociales liées au handicap de l'enfant. Par exemple, il·elle peut accompagner les familles dans les demandes d'aides financières, comme l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH) ou la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), ou dans les démarches pour obtenir des aménagements scolaires [3] [6]. Il·elle peut également orienter les familles vers les partenaires extérieurs à l'hôpital ou à l'établissement de soins, comme les associations ou les services sociaux de la ville [6].
L'assistant·e de service social peut aussi intervenir dans le cadre de la scolarisation de l'enfant. Il·elle peut participer à des équipes de suivi de scolarisation (ESS) ou à des audiences, et aider les familles à comprendre et à mettre en place les aménagements nécessaires pour faciliter la scolarité de l'enfant [6] [7]. En cas de facteurs aggravants liés à une situation sociale défavorisée, il·elle peut orienter les familles vers la protection maternelle et infantile (PMI) pour un suivi à domicile et la mise en place de mesures sociales adaptées [9].
Ce qui peut aider
Pour bénéficier de l'accompagnement d'un·e assistant·e de service social, les familles peuvent être orientées par les médecins ou professionnels de soins qui accompagnent leur enfant. Elles peuvent également spontanément demander un suivi par un·e assistant·e de service social du service de pédopsychiatrie ou du service médico-social [12]. Les familles peuvent trouver des assistant·e·s de service social dans les mairies, les CMPP, certaines crèches, les PMI ou les CAMSP [11].
Les assistant·e·s de service social peuvent aider les familles à comprendre les démarches administratives et à remplir les formulaires nécessaires pour bénéficier des aides et des dispositifs adaptés. Ils·elles peuvent également accompagner les familles dans leurs démarches auprès de la CAF, de la CPAM ou des autres organismes sociaux pour le financement des prises en charge [10] [11].
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (1 extrait)
- [3] Le métier d’assistant(e) social(e) en pédopsychiatrie — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [4] Dispositifs d’aide à la gestion du quotidien — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [5] AgirTot — CNSA / DREES (2018) 📄 (1 extrait)