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Prématurité avec RCIU (< 37 SA + PAG < 3e percentile)

Prématuré < 37 SA avec retard de croissance intra-utérin ou petit poids pour l'âge gestationnel < 3e percentile.

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Prématurité avec RCIU (< 37 SA + PAG < 3e percentile)

En bref

Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque accrues. à 35 SA, un risque significativement augmenté de ROP stade III/IV dans le groupe RCIU versus eutrophes (2,5 % versus 1 3 %, p<0,001) (79) (niveau 3). PAG en fonction du rattrapage pondéral à 5 ans.

HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)

Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque

accrues. Afin d’être homogènes avec les définitions internationales, les dernières recommandations pour la pratique clinique du Collège national des gynécologues et obstétriciens francais (CNGOF) de 2013 ont statué sur deux entités distinctes : le fœtus PAG et le RCIU (71, 72).

Fœtus petits pour l’âge gestationnel Le terme PAG est l’équivalent français de small for gestational age (SGA). Le fœtus PAG est défini par une estimation pondérale anténatale isolée inférieure au 10e percentile ou un poids de naissance inférieur au 10e percentile. Le PAG sévère correspond à un poids inférieur au 3e percentile. Les enfants PAG sont soit des enfants constitutionnellement petits, soit d’authentiques RCIU.

Retard de croissance intra-utérin Le RCIU est l’équivalent français de intrauterine growth restriction (IUGR). Le fœtus ayant un RCIU présente une anomalie de la dynamique de croissance fœtale. Il correspond le plus souvent à un PAG associé à un défaut de croissance pathologique tel qu’un arrêt ou un infléchissement de la croissance de manière longitudinale, sur au moins deux mesures échographiques à 3 semaines d’intervalle, ce qui correspond au terme de fetal growth restriction (FGR). Un fœtus avec un retard de croissance peut aussi ne pas être PAG, mais avoir une estimation de poids proche du 10 e percentile. — p.23

à 35 SA, un risque significativement augmenté de ROP stade III/IV dans le groupe RCIU versus eutrophes (2,5 % versus 1 3 %, p<0,001) (79) (niveau 3).

TND en cas de prématurité associée à un RCIU Chez le prématuré, le retard de croissance intra-utérin et la naissance prématurée sont souvent associées. L’accouchement prématuré en soi pose un risque de déficience neurologique et développementale à long terme et la combinaison avec une RCIU est susceptible d’augmenter ce risque (80). La revue de la littérature de Murray et al., en 2015, montrait que le score neurodéveloppemental des enfants RCIU était inférieur au score des enfants nés eutrophes de -0,5 et de -0,7 DS pour ceux nés après 35 SA et ceux nés avant 35 SA respectivement (81). La cohorte EPIPAGE 1 montrait un risque plus élevé de déficit cognitif mineur, de symptômes d’hyperactivité et d’inattention à 5 ans, ainsi que de difficultés scolaires à 8 ans, chez les nouveau-nés entre 29 et 32 SA avec un poids de naissance inférieur au 10e percentile. Cette relation n’était pas retrouvée dans la population d’extrêmes prématurés inférieurs à 28 SA (80). Dans cette même étude, on notait aussi une augmentation du risque de séquelles cognitives mineures, de troubles du comportement pour ceux dont le poids de naissance était entre le 10e et le 20e percentile (niveau 2). Une autre étude, portant sur l’évaluation neurologique à 5 ans d’anciens prématurés nés avant 32 SA, montrait qu’une naissance au poids inférieur au 10e percentile était associée à une hyperactivité, mais à aucun autre trouble du développement neurologique (82). L’effet de la croissance pondérale postnatale ne semble pas jouer un rôle dans le développement des séquelles neurologiques (82). La cohorte EPIPAGE 1 ne montrait pas de différence significative du développement neurologique chez le nouveau-né PAG en fonction du rattrapage pondéral à 5 ans. En revanche, la croissance du périmètre crânien est corrélée au devenir neurologique (83) (niveau 2). — p.24

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hétérogènes, avec notamment des causes variables de RCIU. Concernant le nouveau-né proche du terme (34 SA à 36 SA+6 jours), certaines études rapportent une augmentation du risque d’HIV qui peut aussi concerner les nouveau-nés à terme (76, 77). Chez les nouveau-nés prématurés de moins de 32 SA et avec RCIU, le risque de LMPV ne semble pas augmenté. Ce risque est lié à la prématurité, mais le RCIU ne constitue pas un risque surajouté. Concernant la rétinopathie du prématuré (ROP), les données de la littérature sont contradictoires. Dans la cohorte de Grisaru- Granovsky et al. comparant 1 912 nouveau-nés RCIU inférieurs au 10e percentile et des nouveau- nés eutrophes de même terme (24-31 SA) (n=7 834), il n’était pas mis en évidence de différence significative de l’incidence de survenue de ROP stade III/IV (78). À l’inverse, Garite et al. retrouvaient, chez les prématurés inférieurs à 35 SA, un risque significativement augmenté de ROP stade III/IV dans le groupe RCIU versus eutrophes (2,5 % versus 1 3 %, p<0,001) (79) (niveau 3). — p.24

PAG en fonction du rattrapage pondéral à 5 ans. En revanche, la croissance du périmètre crânien est corrélée au devenir neurologique (83) (niveau 2).

TND chez les nouveau-nés à terme ayant un RCIU Les nouveau-nés ayant un RCIU ont un risque élevé d’anomalies neurodéveloppementales, y compris de retard moteur et de troubles cognitifs (84). Les nouveau-nés RCIU peuvent se présenter plus tard avec des troubles des apprentissages et de mauvais résultats scolaires (85). Ils ont également de mauvais résultats aux tests de force musculaire et ont une capacité de travail plus faible (86). La revue de la littérature montre une relation entre RCIU et difficultés scolaires. Une large cohorte australienne d’enfants nés à terme retrouve des difficultés scolaires à 14 ans plus fréquentes chez ceux nés au poids inférieur au 10e percentile. Les difficultés d’attention étaient plus fréquentes chez les filles nées avec un RCIU inférieur au 3e percentile (87). Une cohorte historique française retrouvait une entrée plus tardive au collège (OR=2,3) dans le groupe d’enfants nés à terme avec un RCIU inférieur au 3e percentile, ainsi qu’un taux d’échec au baccalauréat plus important (OR=1,6) (88). — p.24

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’alcool et/ou avec signes de fœtopathie (grade B) ; • Une chirurgie majeure, prolongée et répétée (cardiaque, cérébrale, abdominale, thoracique) (AE).

Les facteurs considérés de risque plus modéré de TND sont : • une prématurité modérée de 32 SA + 0 jour à 33 SA + 6 jours) (grade B) ; • une prématurité tardive de 34 SA + 0 jour à 36 SA + 6 jours) (grade B) ; • un petit poids de naissance par rapport à l’âge gestationnel (PAG) : < 3e percentile ou < - 2 DS pour l’AG et le sexe selon les courbes de références nationales (grade B) ; • les malformations cérébrales ou cérébelleuses de pronostic indéterminé (agénésie ou dysgénésie isolée du corps calleux, ventriculomégalie > 15 mm, petit cervelet avec ou sans anomalie du vermis cérébelleux, malformations kystiques de la fosse postérieure) (grade C) ; • une encéphalopathie supposée hypoxo-ischémique de grade 1 (grade C) ; • une exposition à l’alcool significative sans signe de fœtopathie (AE) ; • une exposition prénatale à une substance psychoactive (médicaments psychotropes, substances illicites) (grade C) ; • un choc septique avec hémoculture positive (grade C) ;

HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles – Société française de néonatologie / Février 2020 9 — p.9

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Sources mobilisées (2)