Retard de parole
Décalage dans l'acquisition de la parole (simplifications phonologiques persistantes) au-delà de l'âge attendu, sans trouble structurel, à distinguer du retard/trouble du langage.
Retard de parole
En bref
tivement lente dans l’acquisition du système phonolo- gique. ds simples de parole et de langage et les dyspha- sies de développement. ie ne constitue- rait pas un facteur de risque pour la survenue d’une dyslexie développementale.
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tivement lente dans l’acquisition du système phonolo- gique. L’acquisition du répertoire des phonèmes de la langue se
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ds simples de parole et de langage et les dyspha- sies de développement.
A. Les retards simples de parole et de langage Il s’agit de TSDL dits « bénins », dans la mesure où ils se comblent entre les âges de trois et cinq ans sans laisser de séquelles. Ils n’ont pas d’incidence particulière sur l’acquisition du langage écrit. Le cadre explicatif de ces troubles serait celui d’un simple retard de maturation. On distingue : – le retard de parole : il s’agit d’une forme phonologique pure dans laquelle la programmation – c’est-à-dire le choix des phonèmes entrant dans la constitution d’un mot, ainsi que leur mise en séquence correcte – est perturbée. Par exemple, le mot /gato/ pourra être prononcé /tato/ ; en revanche, chez le même enfant, le phonème /g/ du mot « gare » peut être produit correctement ; – le retard de langage : le déficit est à la fois phonologique et syntaxique. Aux symptômes du retard de parole s’ajoutent des difficultés à associer les mots en phrase et à manipuler les composantes grammaticales. La sévérité du retard de langage est variable : il peut s’agir au minimum de maladresses syntaxiques et, au maximum, d’un tableau proche de l’agrammatisme49 avec 49. L’agrammatisme se des élisions (notamment des omissions de mots outils : articles, caractérise par une relative incapacité à construire des pronoms…) et l’absence de flexions verbales50 (par exemple, les énoncés grammaticalement verbes sont le plus souvent employés à l’infinitif). Ce sont des corrects (du type sujet- perturbations normales au cours de l’évolution du langage, mais verbe-complément). dont la persistance au-delà d’un certain âge conduit à poser le 50. Il s’agit des diagnostic de retard de développement. terminaisons des verbes. — _p.72_
ie ne constitue- rait pas un facteur de risque pour la survenue d’une dyslexie développementale.
La notion de déviance Elle pourrait signifier que le développement du langage des enfants dysphasiques est qualitativement différent du dévelop- pement normal. Cette notion est à distinguer de la notion de langage retardé : dans ce dernier contexte, un enfant acquiert le langage à un âge plus tardif qu’un enfant normal. Le caractère déviant du développement langagier de l’enfant dysphasique est encore discuté mais certains marqueurs de déviance ont pu être proposés : les troubles de l’évocation lexicale, réalisés en particulier par le manque du mot (ex. : incapacité à nommer une image) ; les troubles de l’encodage syntaxique entraînant au pire un tableau d’agrammatisme (ex. : incapacité à construire une phrase élémentaire de type sujet-verbe-complément ou sujet-verbe- adjectif) ; les troubles de la compréhension verbale en dépit d’un stock lexical parfois normal ; l’hypospontanéité verbale (l’enfant s’exprime « à regret ») ; enfin, la dissociation automaticovolontaire (incapacité de certains sujets à produire des phonèmes sur demande, alors que ces phonèmes peuvent être produits spontanément). — _p.73_
74 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble
au maximum, un tableau d’agrammatisme. Sur le versant réceptif, la compréhension est réduite, mais dans des propor- tions moindres que ne le laisserait supposer l’importance des troubles de l’expression. Le déficit phonologico-syntaxique peut être majeur et par conséquent confiner au mutisme. L’association à une atteinte sévère, voire à une abolition de la compréhension, réalise un tableau proche de celui de l’agnosie auditivo-verbale. – Les dysphasies en rapport avec un trouble de la formulation du langage Il s’agit tout d’abord du déficit sémantique et pragmatique : la parole est fluente, les phrases correctement structurées et le vocabulaire adapté. En revanche, le langage est inadapté au contexte et la compréhension d’énoncés complexes est déficiente. Le déficit lexicosyntaxique est caractérisé quant à lui par une syntaxe immature et un trouble de la compréhension des énoncés complexes. — _p.75_
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D. S’il existe un retard mental, un déficit moteur affectant la parole, un déficit sensoriel ou une carence de l’environnement, les difficultés de langage dépassent habituellement celles associées à ces conditions.
I.3. Trouble phonologique : critères diagnostiques
A. Incapacité à utiliser les phonèmes normalement acquis à chaque stade du développement compte tenu de l’âge et de la langue du sujet (par exemple, erreurs dans la production des phonèmes, leur utilisation, leur représentation ou leur organisation; cela inclut, de manière non limitative, des substitutions d’un phonème par un autre, ou des omissions de certains phonèmes, comme ceux en position finale).
B. Les difficultés dans la production des phonèmes interfèrent avec la réussite scolaire ou professionnelle, ou avec la communication sociale.
C. S’il existe un retard mental, un déficit moteur affectant la parole, un déficit sensoriel ou une carence de l’environnement, les difficultés de langage dépassent habituellement celles associées à ces conditions.
II. CIM-10
II.1. Trouble spécifique de l’acquisition de l’articulation L’utilisation par l’enfant des phonèmes est inférieure au niveau correspondant à son âge mental, mais avec un niveau linguistique normal.
II.2. Trouble de l’acquisition du langage de type expressif Les capacités de l’enfant à utiliser le langage oral sont nettement inférieures au niveau correspondant à son âge mental, mais la compréhension du langage se situe dans les limites de la normale. Le trouble peut s’accompagner d’un trouble de l’articulation.
II.3. Trouble de l’acquisition du langage de type réceptif Les capacités de l’enfant à comprendre le langage sont inférieures au niveau correspondant à son âge mental. Dans la plupart des cas, le versant expressif est, lui aussi, nettement perturbé et il existe habituellement des troubles phonétiques.
Rapport de la commission d'experts chargée d'élaborer au niveau national des recommandations sur les outils à usage 95 des professionnels de l'enfance dans le cadre du plan d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage. Remis par L. Vallée et G. Dellatolas le 1er octobre 2005 — p.97
ons considérées, en particulier selon l’âge de l’enfant et son milieu socioculturel.
1.4. Devenir des enfants avec retard ou troubles du langage oral
De nombreuses études longitudinales montrent qu'une proportion importante d’enfants ayant été identifiés précocement comme présentant des retards de langage dans le domaine expressif seul, ont des chances de voir leurs difficultés disparaître avant l’âge de 5-6 ans (Whitehurst et coll., 1994), alors que le pronostic serait dans l’ensemble moins bon pour les jeunes enfants ayant des retards à la fois en expression et en compréhension. Les enfants de 9 mois présentant un retard à la fois expressif et réceptif voient persister ce retard à l’âge de 2 ans, mais 50% des enfants de 9 mois qui ne présentaient qu’un retard expressif à cet âge ne présentent plus ce retard à l’âge de 2 ans (Ward 1992). La comparaison à 8 ans d’un groupe d’enfants ayant parlé tard et d’un groupe d’enfants témoins ne montre pas d’effet négatif du retard de langage (Paul et coll. 1997). Les troubles de la parole seuls ont un meilleur pronostic que les troubles du langage, et les troubles spécifiques du langage ont un meilleur pronostic que ceux associés à des troubles cognitifs selon une étude longitudinale réalisée entre l’âge de 5 et 19 ans (Johnson et coll. 1999). Parmi 87 enfants avec troubles du langage à 4 ans, 37% ne présentaient plus de troubles du langage à 5 ans et demi, (44% si on exclut ceux ayant une intelligence non verbale au-dessous des normes) (Bishop et coll. 1987). Des adultes de 32-34 ans ayant présenté dans leur enfance des troubles phonologiques ont un niveau d’études plus bas, mais ne diffèrent pas quant au statut professionnel, des sujets témoins (Felsenfeld et coll. 1994). Dans l’étude longitudinale de Beitchman (1994, 1996a, 1996b), les enfants de 5 ans sont répartis en 4 groupes : (1) bonnes performances en général, (2) performances basses en général, (3) problèmes d’articulation, (4) problèmes de compréhension. A 12 ans et demi, 80% des enfants du groupe 2 présentaient des retards de langage oral associés à un comportement agressif et hyperactif. L'étude de Klackenberg (1980), qui comporte un suivi 212 enfants de la population générale entre 3 et 20 ans, suggère toutefois que l'expression du langage à 3 ans est liée aux performances cognitives plus tard. A 3 ans, les enfants étaient répartis en trois groupes selon leur langage : (I) mots isolés ou phrases n’excédant qu’exceptionnellement les trois — p.99
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,Les troubles de Qu’est-ce qu’un l évolution , du langa ge chez l enfant trouble du langage ? C’est une atteinte de la fonction linguistique dans les versants expression et/ou compréhension : - soit l’apparition du langage est retardée, - soit son développement est ralenti, - soit son organisation est perturbée.
Peut se traduire par
Une absence totale de langage
Une absence totale de phrases
Un jargon (langage reconnu par l’enfant ou ses proches uniquement)
Des mots simplement juxtaposés, les uns à côté des autres “papa voitu” = “papa est parti en voiture” ou “c’est la voiture de papa”
Des verbes non conjugués, laissés à l’infinitif
Un langage sans grammaire
Un mauvais ou un non emploi des pronoms personnels (je, tu, il...)
Un mauvais ou un non emploi des mots outils (dans, parce que...)
Des troubles de la compréhension des notions telles que l’espace, le temps..
Il est souvent accompagné d’un retard de parole ou de troubles d’articulation
FÉDÉRATION NATIONALE DES ORTHOPHONISTES — _p.1_
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ement indiquée vers l'âge de 5 ans ; des entretiens psychothérapiques peuvent être indiqués lorsque le trouble paraît lié à des facteurs relationnels.
B - RETARD DE PAROLE Il correspond à la persistance au-delà de l'âge 4 ans des altérations phonétiques et phonologiques observées normalement vers 3 ans : confusion et substitution de phonèmes voisins dont l'articulation est moins difficile, omissions des syllabes finales, distorsions diverses etc. (persistance du "parler bébé"). Ce trouble porte sur l’ensemble de l’organisation phonétique du langage. Ces troubles s'associent souvent à des signes d'immaturité affective : notamment des habitudes orales du premier âge (suçage du pouce ou de la langue, prédilection pour une alimentation lactée et semi-liquide) ; ils s'inscrivent souvent dans une relation avec l'entourage familial favorisant l'entretien de ces conduites régressives.
4 — _p.4_
Conduite à tenir : une rééducation orthophonique est indiquée si les troubles persistent au-delà de 4-5 ans ; il est généralement nécessaire de l'associer à un travail de guidance parentale tout en favorisant la socialisation.
L'évolution est généralement favorable, lorsque les facteurs relationnels sont rapidement mobilisables.
C - RETARD SIMPLE DE LANGAGE
Le retard simple de langage est caractérisé par une atteinte des composantes syntaxiques et linguistiques du langage en dehors de tout retard mental global, de trouble auditif ou de trouble grave de la personnalité; il s'accompagne généralement d'un retard de parole. L'ensemble des étapes du développement du langage est retardé : les premiers mots n'apparaissent pas avant 2 ans, et surtout les premières phrases n'apparaissent qu'après 3 ans. Les troubles prédominent sur l'expression. le vocabulaire est très pauvre, la syntaxe est rudimentaire : juxtaposition de mots sans liaison (style télégraphique) ; verbes non conjugués. Des troubles phonétiques sont associés. La compréhension est meilleure que l'expression : l'enfant répond de façon adaptée aux situations de la vie courante ; mais un examen attentif montre généralement que la compréhension est inférieure à celle des enfants du même âge. L'importance de l'atteinte de la compréhension est un indice pronostique. — p.5
L’absence de progrès significatif malgré une rééducation bien conduite, doit faire poser le diagnostic de dysphasie.
D - DYSPHASIE C'est la forme plus sévère des troubles du développement du langage ; elle est définie comme un trouble de la structure du langage sans substrat organique décelable, en l'absence de déficit auditif, de retard mental majeur et de trouble psychotique.
Il s'agit d'enfants qui n'ont, à l'âge de 4 ans, qu'un langage très sommaire – souvent encore au stade du mot-phrase. Le langage spontané est réduit avec un vocabulaire imprécis et rudimentaire, souvent difficilement compréhensible en raison des troubles phonétiques ; il est agrammatique ou comporte d'importantes et nombreuses erreurs syntaxiques. On parle d'audimutité lorsque n'existe pratiquement aucun langage.
Il existe habituellement des troubles du versant réceptif du langage, portant sur la compréhension et/ou sur la discrimination des divers éléments phonétiques. Enfin, certains enfants dysphasiques présentent d'importantes dyspraxies bucco-linguo-faciales contribuant aux troubles articulatoires.
On distingue en fait plusieurs formes de dysphasies en fonction de la prédominance de l'atteinte des différentes composantes du langage (la classification des dysphasies en annexe) — p.6
de l'Enfant et de l'Adolescent (C.F.T.M.E.A.) distingue retard de langage, trouble isolé de l'articulation et troubles complexes du langage oral.
Classification des syndomes dysphasiques (RAPIN et ALLEN, 1983): Les troubles où la compréhension du langage est préservée : 1 - Dyspraxie verbale : langage très peu fluent ; nombreuses substitutions non systématisées de phonèmes et troubles syntaxiques et légers. 2 - Déficit de programmation phonémique : fluence plus grande et même souvent élevée ; multiples substitutions de phonèmes rendant les productions peu intelligibles (parfois comparables à un jargon) ; mais tendance fréquente aux autocorrections. Les troubles affectant à la fois la compréhension et l'expression : 3 - Syndrome phonologico-syntaxique : langage peu fluent avec tendance au style télégraphique ; substitutions phonologiques multiples ne s'améliorant pas en situation de répétition ; conscience syntaxique relativement préservée ; compréhension auditivo-syntaxique meilleure que l'expression. 4 - Agnosie verbale ou surdité pour les mots : langage non fluent avec troubles syntaxiques comportant la production de paraphasies verbales ou sémantiques et parfois de néologismes ; compréhension du langage oral sévèrement altérée ; accompagnée dans certains cas, d'altération de la reconnaissance des bruits de l'environnement (agnosie auditive).
- Troubles du lexique : 5 - Syndrome sémantico-pragmatique : fluence élevée, absence de troubles syntaxiques ou phonologiques. Langage produit faisant souvent "illusion" ; mais la compréhension, l'utilisation contextuelle du langage et ses aspects pragmatiques sont affectés ; vocabulaire paraissant riche, mais souvent utilisé à mauvais escient, sans compréhension. Ce syndrome s'accompagne souvent d'écholalie immédiate ou différée ; il s'observe aussi dans certaines hydrocéphalies et chez les autistes "intelligents" (syndrome d'Asperger). — p.13
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ement indiquée vers l'âge de 5 ans ; des entretiens psychothérapiques peuvent être indiqués lorsque le trouble paraît lié à des facteurs relationnels.
B - RETARD DE PAROLE Il correspond à la persistance au-delà de l'âge 4 ans des altérations phonétiques et phonologiques observées normalement vers 3 ans : confusion et substitution de phonèmes voisins dont l'articulation est moins difficile, omissions des syllabes finales, distorsions diverses etc. (persistance du "parler bébé"). Ce trouble porte sur l’ensemble de l’organisation phonétique du langage. Ces troubles s'associent souvent à des signes d'immaturité affective : notamment des habitudes orales du premier âge (suçage du pouce ou de la langue, prédilection pour une alimentation lactée et semi-liquide) ; ils s'inscrivent souvent dans une relation avec l'entourage familial favorisant l'entretien de ces conduites régressives.
4 — _p.4_
Sources mobilisées (5)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-06-reco-outils-rep-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-trouble-langage-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)