Serenaid

Methylphenidate

Traitement medicamenteux psychostimulant de reference du TDAH. Indique en 2e intention apres echec des mesures non medicamenteuses. Prescription initiale hospitaliere.

Cadre clinique

Le méthylphénidate (MPH) est un psychostimulant utilisé dans le traitement du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-3]. Il agit en bloquant les transporteurs dopaminergiques et noradrénergiques au niveau présynaptique, ce qui permet une élévation intrasynaptique de dopamine et de noradrénaline dans le cortex frontal et les régions sous-corticales du cerveau [4]. En France, le MPH est le seul traitement disponible et indiqué pour le TDAH, disponible sous différentes formes galéniques : libération immédiate (Ritaline® 10 mg) et libération prolongée (Quasym LP®, Concerta LP®, Ritaline® LP, Medikinet®) [2] [10].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte du TDAH en France. Cependant, le MPH est indiqué pour les enfants à partir de 6 ans, bien que son utilisation avant cet âge puisse être envisagée dans des cas particulièrement sévères et après échec des mesures non médicamenteuses [11].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic du TDAH repose sur les critères du DSM-5 ou de la CIM-10, bien que ces critères ne soient pas explicitement mentionnés dans les passages fournis. La décision de prescrire du MPH doit se fonder sur une évaluation rigoureuse de la sévérité, de la chronicité des symptômes et de leur impact sur le fonctionnement scolaire, familial et social [6]. Les mesures non médicamenteuses, telles que la guidance parentale, les thérapies cognitives et comportementales, et les aménagements scolaires, sont proposées en première ligne [12].

Interventions recommandées

Le MPH est efficace sur les symptômes du TDAH (attention, hyperactivité, impulsivité) à court terme, ainsi que sur les troubles cognitifs et le retentissement secondaire (troubles des apprentissages, relation sociale, estime de soi, comportement d’opposition) [1] [3]. Il est recommandé d'initier le traitement précocement, idéalement avant l'adolescence, pour maximiser son efficacité [3]. Les formes à libération prolongée permettent une prise quotidienne, avec une durée d'action variant de 8 à 12 heures [2] [10].

Cadre légal et droits

En France, la prescription initiale de MPH doit être faite par un spécialiste exerçant dans un établissement de santé public ou privé, tel qu'un pédopsychiatre, un neurologue, un neuropédiatre, un psychiatre, un pédiatre, ou un médecin des centres du sommeil [6] [KG-1] [KG-2] [KG-5]. Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des patients ou des familles en matière de prescription de MPH.

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (4)