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Motricité fine

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Gestes précis des mains et des doigts : préhension, manipulation, graphisme.

Motricité fine

Définition clinique

La motricité fine désigne l'ensemble des gestes précis des mains et des doigts, incluant la préhension, la manipulation et le graphisme. Elle englobe plusieurs aspects tels que la force des doigts et des mains, la coordination bimanuelle, la coordination visuo-manuelle et la dissociation des doigts [1]. Elle est un domaine clé du développement psychomoteur des enfants et se développe tout au long de leur croissance [1].

Critères diagnostiques

Les difficultés de motricité fine peuvent se manifester par des troubles dans les gestes de la vie quotidienne, tels que l'habillage, la toilette, les repas, ainsi que des difficultés dans le graphisme. Par exemple, un enfant peut ne pas tracer un carré en fin de moyenne section ou un triangle en grande section, ne pas écrire son nom de façon lisible en fin de grande section de maternelle, ou avoir des difficultés à coller, à découper, ou à se moucher [3]. Ces signes doivent amener à une adaptation pédagogique et à une aide si les difficultés sont une gêne notable par rapport aux réalisations habituelles des autres enfants de la même classe ou du même âge [3].

Évaluation

L'évaluation des troubles de la motricité fine doit inclure une appréciation qualitative de la motricité globale et fine et de la gêne de l’enfant dans la vie quotidienne et sociale. Le niveau de fatigabilité et d’attention lors de la pratique des tests doit également être pris en compte [12]. Plusieurs outils d'évaluation sont recommandés, tels que la batterie d'évaluation du mouvement M-ABC 2 [KG-6], le test de coordination motrice BOTMP/BOT-2 [KG-7], et la batterie neuropsychologique NEPSY-II [KG-8].

Intervention

La prise en charge précoce des enfants présentant des difficultés de développement moteur, incluant la motricité fine, est recommandée [2]. Les activités adaptées à la maison peuvent aider à développer la motricité fine chez les enfants de 3 à 6 ans. Il est conseillé de varier le matériel et les supports utilisés [1]. En cas de difficultés notables, un examen de première intention des fonctions graphiques et du contexte cognitif est recommandé, suivi d'une adresse pour un bilan au psychomotricien ou à l’ergothérapeute et des séances de rééducation si nécessaire [3].

Recommandations officielles

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande l'utilisation d'outils de dépistage étalonnés pour confirmer la réalité d’un trouble de la motricité fine. Ces outils doivent être utilisés par le médecin de l’enfant ou par les professionnels de santé scolaire ou de PMI, formés à leur utilisation [12]. La HAS souligne également l'importance de la contextualisation du trouble, incluant l'évaluation des capacités de la famille et de son entourage à se saisir des alertes et des préconisations [12].

Articulation avec autres professionnels

L'évaluation et la prise en charge des troubles de la motricité fine nécessitent une collaboration multidisciplinaire. Les ergothérapeutes sont des professionnels de santé spécialisés dans l'autonomie et l'adaptation de l'environnement. Ils évaluent et rééduquent les troubles de la motricité fine [KG-5]. Les psychomotriciens et les orthophonistes peuvent également intervenir dans la prise en charge de ces troubles, en fonction des besoins spécifiques de l'enfant [3].

Références

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Sources mobilisées (5)