Absence d'inquietude parentale persistante
L'inquietude persistante des parents concernant le developpement de leur enfant est un facteur predictif important et doit etre prise en compte.
Absence d'inquiétude parentale persistante
Définition clinique
L'absence d'inquiétude parentale persistante concernant le développement de l'enfant peut être un facteur à prendre en compte dans l'évaluation du développement de l'enfant. Cette absence peut masquer des signes d'alerte majeurs, notamment en ce qui concerne le langage et les interactions sociales [1].
Critères diagnostiques
Les critères diagnostiques pour une inquiétude parentale persistante incluent :
- Une préoccupation continue des parents concernant le développement de l'enfant, en particulier le langage et les interactions sociales.
- Une absence d'inquiétude peut indiquer une sous-estimation des difficultés de l'enfant ou une méconnaissance des signes d'alerte [1].
Évaluation
L'évaluation de l'absence d'inquiétude parentale doit inclure :
- Un examen approfondi du développement de l'enfant par le médecin assurant son suivi habituel.
- Une consultation dédiée au repérage des troubles du spectre de l'autisme (TSA) ou des troubles neurodéveloppementaux (TND) [1].
Intervention
Les interventions doivent être adaptées en fonction des besoins spécifiques de l'enfant et des parents. Elles peuvent inclure :
- Des exercices de respiration pour aider l'enfant à se calmer en situation de stress [KG-2].
- Une évaluation des interactions sociales et de l'engagement réciproque avec autrui [KG-1].
Recommandations officielles
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande :
« Toute inquiétude des parents pour le développement, et particulièrement celui du langage et des interactions sociales, doit être considérée comme un signe d’alerte majeur. Elle doit donner lieu à un examen approfondi du développement de l’enfant par le médecin assurant son suivi habituel, dans le cadre d’une consultation dédiée au repérage d’un TSA » [1].
Articulation avec autres professionnels
L'évaluation et l'intervention doivent être coordonnées avec d'autres professionnels de santé, notamment :
- Les psychologues pour évaluer les interactions sociales et les troubles de l'attachement.
- Les orthophonistes pour évaluer et intervenir sur les difficultés de langage.
- Les psychomotriciens et ergothérapeutes pour évaluer les acquisitions motrices et les comportements adaptatifs.