Guidance parentale pour la stimulation du langage
La guidance familiale est essentielle dans la prise en charge des troubles de la communication du nourrisson et du jeune enfant (DGS/IFDC). Elle débute par l'attention portée au problème de communication et le questionnement réciproque famille-pédiatre. Elle repose sur l'avis et l'aide d'une orthophoniste habituée à la guidance du nourrisson. L'intervention doit être adaptée au style communicatif de l'enfant et de sa famille. Les IFDC (questionnaires parentaux à 12, 18 et 24 mois) sont un outil pratique de dépistage et de dialogue.
Guidance parentale pour la stimulation du langage
En bref
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque • il s’agit d’une interview des parents ; • durée : 15 minutes (207) de 20 à 45 minutes (147) ; • dans sa version longue,… L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans négatifs selon les parents ont passé une batterie de tests. à 6 ans dans la construction du langage sont ses parents et qu’il est possible en les « conseillant » d’optimiser leurs interactions avec leur enfant.
HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
• il s’agit d’une interview des parents ; • durée : 15 minutes (207) de 20 à 45 minutes (147) ; • dans sa version longue, l’IFDC comprend deux parties : la première : gestes et mots, utilisable entre 8 et 16 mois, permet d’inventorier le vocabulaire réceptif et expressif à partir d’un questionnaire de 414 items répartis en 19 catégories (cris d’animaux, véhicules, vêtements, actions, etc.). La gestuelle est également évaluée en précisant parmi les 62 gestes du questionnaire, ceux que l’enfant accomplit ou tente d’accomplir (147). Les gestes concernent cinq catégories : premiers gestes communicatifs, jeux et routines, actions avec des objets, imitation d’autres actions adultes, faire semblant d’être parent (211), la seconde : mots et phrases, utilisable entre 16 et 30 mois, évalue la maîtrise de 690 mots répartis en 22 catégories sémantiques et quatre catégories grammaticales. Elle comporte aussi 25 items portant sur le développement morphosyntaxique concernant : l’emploi des déterminants, pronoms, prépositions, génitifs, forme interrogative, accord sujet-verbe, la négation et les auxiliaires, l’utilisation des temps verbaux, la longueur maximale des énoncés produits par l’enfant (147). — p.96
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
► Trouble de la communication et de l’oralité verbale Un enfant ayant des troubles de l’oralité verbale (définis comme des troubles des praxies oro- faciales avec des troubles du langage pouvant être associés à des troubles de l’alimentation) est à orienter de préférence vers un orthophoniste. Un enfant avec retard de la parole et du langage est à orienter vers un orthophoniste. ► Troubles sensoriels et perceptifs visuels — p.116
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pédopsychiatrique est nécessaire, il sera utile pour compléter l’évaluation et orienter l’enfant, et aura permis un contact si un besoin ultérieur de prise en charge se présente. 3- La recommandation de guidance familiale doit être étendue à tout TND, pas seulement dans le cadre de la prématurité. La guidance parentale fait partie intégrante du travail des équipes pluridisciplinaires. Elle ne doit pas être dissociée dans les interventions précoces comme une prestation complémentaire.
FFRSP Il est recommandé chez les enfants chez qui un TND est confirmé par l’examen clinique et les tests de repérage de débuter le plus précocement possible les interventions à visée thérapeutique. (Tableau 1). Rajouter : dans les territoires pourvus d’une plateforme d’orientation et de coordination, certaines interventions pourront être coordonnées et par la plateforme et financées dans le cadre des forfaits de prise en charge. — p.159
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Annexe 7. Participation des familles au processus de repérage
Parler aux familles avant le repérage • Il est préférable d’utiliser la langue utilisée à la maison (faire appel à un interprète si besoin). • Commencer par souligner les points positifs. Nommer une compétence ou un comportement que l’enfant réussit bien et noter ses progrès. • Si le développement d’un enfant vous préoccupe, indiquer clairement le comportement spécifique auquel il est confronté et demander si la famille observe le même comportement à la maison. • Demander si la personne qui s’occupe de l’enfant ou un autre membre de la famille a observé des comportements similaires. Il n’y a pas de mal à dire : « Je suis peut-être trop inquiet, mais je veux juste m’en assurer ». • Utiliser et partager avec la famille les grilles de repères sur le développement normal par rapport à l’âge pour appuyer vos observations sur les forces et les points à améliorer de l’enfant. • Expliquer ce qu’est la surveillance et le repérage du développement et du comportement et noter qu’il est normal de s’assurer que les enfants sont sur la bonne trajectoire dans leur développement. • Insister sur le fait qu’un repérage ne permet pas d’établir un diagnostic. • Demander à la famille si elle sait si son enfant a déjà fait l’objet d’un repérage. Dans l’affirmative, discuter des résultats de cet examen préalable. • Si une famille vous informe que son enfant n’a jamais fait l’objet d’un repérage ou qu’elle a des préoccupations au sujet de son enfant, proposer à la famille d’effectuer un repérage à l’aide d’un outil normalisé et expliquer que le questionnaire prendra environ 10 à 15 minutes. • Ne pas hésiter à faire savoir au parent ou à la personne qui s’occupe de l’enfant qu’il est recommandé que le développement général des enfants soit évalué selon les modalités du carnet de santé ou chaque fois qu’un parent ou un personnel de la petite enfance a des inquiétudes. • Donner aux familles le questionnaire de repérage. • Engager la famille dans une discussion. Lui donner le temps d’écouter, de réfléchir et de donner son avis. — p.203
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
négatifs selon les parents ont passé une batterie de tests. Le questionnaire parent comprenait 11 questions : mon enfant prononce les mots correctement ; les étrangers ont du mal à le comprendre ; il évite de parler en groupe mais parle en tête-à-tête ; il bégaie ; il a besoin qu’on lui répète pour comprendre ; il aime parler des livres, des images et des jouets ; il pose beaucoup de questions ; il a des difficultés pour assembler les mots ou pour faire des phrases ; il parle très peu ; je suis inquiet(e) de la manière dont mon enfant parle. La check-list pour l’enseignant était accompagnée d’indications sur ce qui doit être considéré comme retard modéré ou important dans chacun des domaines suivants : phonologie, langage expressif, narration, compréhension, discours, voix, fluence, autre problème. Conclusion : les parents signalent trop de faux positifs ; les enseignants signalent autant de «cas » que les parents et moins de faux-cas. Le questionnaire parent n’apporte pas d’information utile par rapport au questionnaire enseignant pour le dépistage des troubles du langage. — _p.40_
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
1.b. Le développement des symptômes incluant les difficultés de parole, le retard de langage ou les problèmes d’apprentissage scolaire et de comportement. 1.c. L’opinion des parents sur la nature des difficultés de parole, de langage ou d’apprentissage de leur enfant et leurs attentes par rapport aux progrès à venir, aux traitements ou à la prise en charge. 1.d. Les antécédents médicaux et périnataux. 2. Connaître l’histoire familiale. 2.a. Les troubles de l’apprentissage, de la communication et du développement. 2.b. Les déficits de l’attention avec hyperactivité, les troubles des conduites, les conduites d’opposition, les dépressions, la dysthymie et l’anxiété chez les membres de la famille. 2.c. Les abandons scolaires, la délinquance juvénile ou la mauvaise adaptation professionnelle. 2.d. Les modes de fonctionnement et les ressources de la famille. — p.61
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
- Hérapie individuelle pour les troubles de l’articulation, les problèmes d’expression ou de fluence et les troubles du langage.
- Enseignement en petits groupes pour le développement du langage incluant le phonologie, la morphologie, la syntaxe, la sémantique ou l’utilisation pragmatique du langage.
- Modèle de langage, rétroaction corrective et renforcement des efforts de l’enfant pour la parole ou le langage.
- Rééducation de la lecture basée sur la phonologie avec accent mis progressivement sur le contexte et la compréhension au fur et à mesure que le vocabulaire de l’enfant s’enrichit.
- Cours individuel ou enseignement en petits groupes pour la compréhension orale, la réalisation de consignes ou d’autres capacités.
- Cours individuel ou enseignement en petits groupes pour les mathématiques ou l’écriture si des troubles sont présents aussi dans ces domaines.
- Recommandations pour l’enseignement dans les études sociales, les sciences ou d’autres domaines universitaires incluant l’enregistrement de conférences ou d’autres épreuves, etc.
- Rétroactions individuelles ou en petits groupes et/ou enseignement dans la résolution de conflits, les capacités sociales ou la résolution de problèmes.
- Utilisation des modifications du comportement et de rétroactions correctives dans la prise en charge de la classe, la direction de la classe pour les problèmes de comportement et émotionnels.
- Surveillance des progrès de l’enfant en collaboration avec les parents et le personnel scolaire. a. Développement de la parole et du langage. b. Progrès scolaire et comportement à l’école. c. Développement émotionnel et estime de soi. d. Relations avec les pairs et relations sociales. e. Temps de loisirs et activités extrascolaires. f. Soutien familial et interaction. g. Adéquation en permanence de l’éducation spécialisée de la parole, du langage et des interventions à l’école. h. Si l’enfant a un traitement médicamenteux, surveillance du traitement et/ou des effets secondaires sur l’attention, les apprentissages et la mémoire. — p.63
à 6 ans dans la construction du langage sont ses parents et qu’il est possible en les « conseillant » d’optimiser leurs interactions avec leur enfant.
Le programme d’accompagnement familial doit s’adapter à chaque famille de façon spécifique. Il est proposé aux parents des : - entretiens ; - séquences d’enregistrement vidéo "d’interactions parents–enfant" commentées ; - informations (avec distribution de documents aide-mémoire « Objectif Langage », « Parents, comment préparer votre enfant au langage », « Parents, votre enfant apprend à parler ») sur le déve loppement du langage et ses troubles, les conditions d’une interaction réussie, etc. ; - activités interactives modèles.
L’orthophoniste cherche à aider la famille à : - observer son enfant, sa façon d’(inter)agir avec lui ; - réajuster ses attentes et ses comportements de communication ; - développer des attitudes positives (position : à niveau de l’enfant – face à face – écoute : bienveillance – partir des intérêts de l’enfant – instaurer le tour de rôle) – adaptation : accentuer les mots cibles – adapter son langage – donner du sens – anticiper – attendre – enrichissement : imiter - reformuler – compléter – questionner). — p.68
src-dgs-sfp-langage-collection-05-ifdc-2 — DGS-SFP (2007)
atre mois et suppose une bonne connaissance de l’histoire de l’enfant et de sa famille, de son développement psychomoteur et de son style relationnel.
APPLICATIONS PRATIQUES Les questionnaires courts sont des outils préliminaires, pratiques et fiables pour le dépistage d’un éventuel retard de communication : un premier suivi des résultats de l’étude de validation permet de reconnaître comme significatifs deux items inférieurs ou égaux au 10e percentile à un âge donné ou à des âges différents, d’où l’intérêt du suivi à douze, dix-huit et vingt-quatre mois. Ils sont associés à un temps d’observation pendant la consultation : contrôle de l’orientation à la voix ou aux jouets sonores et constatations simples. A douze mois, par exemple, l’enfant tend la main pour prendre un objet ou tend ses bras pour être porté. Il réagit à son prénom, au nom du parent présent à la consultation ou à celui d’un objet familier posé à ses côtés, comme son biberon. A dix-huit mois, il pointe du doigt pour désigner un objet et fait le geste de donner. Il réagit au nom d’un objet familier situé dans la pièce et le cherche du regard. A vingt-quatre mois, il obéit à un ordre simple et commence à désigner différentes parties de son corps. Il peut échanger plusieurs mots avec la personne qui l’accompagne ou l’examinateur : noms de personne (papa, maman, bébé…), noms d’objets (ballon, biberon…), mots d’action (allô, merci, encore…). En cas de décalage, les questionnaires et l’examen clinique peuvent orienter d’emblée vers un déficit auditif, un trouble de la communication ou un retard global de développement : orientation souvent malaisée en raison de la difficulté de l’observation, de l’existence possible d’un retard isolé du langage, impossible à affirmer à cet âge, ou de l’association de plusieurs tableaux. Toute demande parentale concernant un trouble de la communication et tout questionnement médical doivent faire l’objet d’un avis spécialisé, non seulement devant un décalage avéré mais aussi en cas d’hésitations réitérées. L’enfant et sa famille sont adressés à une équipe habituée à l’accueil et à la guidance du tout-petit, en consultation de neuropédiatrie, de pédopsychiatrie ou d’audiophonologie. Le choix est fonction de l’orientation clinique mais aussi de l’existence et de la disponibilité des équipes ! La guidance familiale est essentielle : elle débute avec l’attention portée au problème de communication et avec le questionnement réciproque de la famille et du pédiatre. Elle repose sur l’avis et l’aide d’une orthophoniste habituée à la prise en charge du nourrisson et du petit enfant. Elle doit être adaptée au style communicatif de l’enfant et de sa famille. — p.1
les IFDC (inventaires français du développement communicatif) : un nouvel outil de dépistage des troubles de la communication chez le nourrisson Les inventaires français du développement communicatif (IFDC) ont été adaptés des MacArthur-Bates communicative development inventories par le laboratoire Dynamique du langage du CNRS et les pédiatres de l’Association française de pédiatrie ambulatoire et de la Société européenne de pédiatrie ambulatoire. Ils sont basés sur des questionnaires parentaux retraçant le développement gestuel et langagier du nourrisson et du jeune enfant. Les questionnaires courts, présentés ici, sont adaptés à l’exercice des pédiatres et des professionnels de la petite enfance : ils permettent une évaluation rapide des aspects quantitatifs du développement communicatif (nombre de gestes réalisés, de mots produits et/ou compris, longueur moyenne des énoncés) aux âges de douze, dix-huit et vingt-quatre mois. — p.1
mmunicatif (nombre de gestes réalisés, de mots produits et/ou compris, longueur moyenne des énoncés) aux âges de douze, dix-huit et vingt-quatre mois.
UTILISATION Les questionnaires sont remis aux parents en salle d’attente ou en fin de consultation. Leur exploitation ne prend que quelques minutes et repose sur une feuille d’évaluation avec des repères en percentiles (du 10e au 90e) ou en pourcentages. Les questionnaires et la feuille d’évaluation peuvent être consultés sur plusieurs sites internet de pédiatrie ambulatoire et librement imprimés (1). Leur interprétation repose sur la trajectoire des résultats obtenus à douze, dix-huit et vingt-quatre mois et suppose une bonne connaissance de l’histoire de l’enfant et de sa famille, de son développement psychomoteur et de son style relationnel. — p.1
src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-2 — DGS-SFP (2007)
,Les troubles de l évolution , du langa ge chez l enfant FÉDÉRATION NATIONALE COMITE PERMANENT DE LIAISON
4 aensmi DES ORTHOPHONISTES DES ORTHOPHONISTES ET LOGOPEDES DE L’UNION EUROPEENNE et dChaque enfant apprend le langage à son rythme. Mais il existe un parcours commun. Il est donc possible, très tôt, de voir si le développement de la communication et du langage se fait de manière harmonieuse. Les questions suivantes font référence à des comportements généralement présents vers 4 ans et demi. Dans le cas d’un nombre important de réponses négatives ( > 3), une consultation du langage est conseillée.
I N T E R A C T I O N E T AT T E N T I O N oui nonEst-ce que votre enfant réagit quand on lui parle dans son dos, même à une voix chuchotée ? Est-ce que votre enfant participe activement lorsque vous lui racontez une histoire ou un événement ? Est-il capable de rester dans le sujet d’un échange ? — p.1
Sources mobilisées (4)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-05-ifdc-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)