Gestion des crises de colere
Strategies de gestion des crises de colere chez le jeune enfant : rester calme, nommer l'emotion, proposer des alternatives, eviter le renforcement negatif.
Gestion des crises de colere
En bref
ste et privilégiez la récompense à la punition. es à la maison, pensez à vous relayer auprès de l’enfant en crise. Une fois que vous avez son attention vous pouvez alors lui expliquer ce qu’il ne doit pas faire et lui proposer une alternative. 2.
TDAH : programme d’entraînement aux habiletés parentales (Barkley) – Séances 5 e — expert (2024)
ste et privilégiez la récompense à la punition.
Si une crise de colère survient, comment vais-je pouvoir la gérer ? 10 stratégies pour gérer la crise
Rester calme devant votre enfant qui vous insulte et vous frappe est loin d’être simple. Votre enfant va chercher à vous entrainer dans sa crise, en criant, en vous provoquant, vous suivant dans la maison jusqu’à obtenir une réaction de votre part.
Appliquez un temps de retrait : limitez les interactions avec votre enfant en le mettant dans sa chambre ou dans une autre pièce. S’il refuse d’y aller par lui-même, vous pouvez l’accompagner. Attention cette phase est souvent difficile. Essayez de ne pas trop parler et ne lui faites pas mal en l’accompagnant. C’est pour cela que l’accompagner est une bonne solution. En général, l’enfant vous suivra facilement si vous vous déplacez.
S’il ne respecte pas ce temps de retrait, vous pouvez essayer de fermer la porte en expliquant à l’enfant que ce temps de retour au calme est nécessaire. Ne cherchez pas à négocier avec lui à travers la porte. N’intervenez plus, à moins d’une mise en danger de l’enfant. — p.1
es à la maison, pensez à vous relayer auprès de l’enfant en crise. Cela permet aussi de souffler. En général on ressent soit même beaucoup de tension.
Ne parlez pas trop pendant la crise. Restez simple. Ce n’est pas le moment pour interroger votre enfant sur ce qu’il ressent, ni pour lui faire la morale. Votre enfant est débordé par ses émotions, il n’est pas accessible à la discussion. Plus vous le relancez, plus vous prolongez la crise.
Après la crise (ouf), il faut reprendre la situation à froid avec votre enfant. Il faut réagir à froid, une fois que vous et votre enfant serez dans un état émotionnel stable.
Évitez les punitions car l’enfant n’a pas assez de contrôle sur son comportement pour éviter les crises, la punition risque d’augmenter sa colère et baisser son estime de lui. Privilégiez la réparation, en permettant à votre enfant de réparer les dégâts matériels qu’il a causé durant la crise. Donnez-lui des missions d’intérêt général, comme mettre le couvert, ou passer l’aspirateur. Accompagnez votre enfant pour les premières tâches.
Est-ce que la colère que j’ai ressentie en tant que parent durant la crise est normale ?
Vous avez peut-être ressenti de la colère contre votre enfant, de la culpabilité si vous avez perdu le contrôle de votre comportement pendant la crise, mais aussi de l’empathie pour votre enfant qui souffre, ou même un sentiment de découragement dans votre rôle de parents. Ces émotions peuvent aussi se superposer, il faut les accepter. — p.1
mains si nécessaire. Une fois que vous avez son attention vous pouvez alors lui expliquer ce qu’il ne doit pas faire et lui proposer une alternative.
Réagissez de manière graduée en fonction de l’importance de la désobéissance : par exemple lui enlever un jouet, tablette … pour une durée de temps courte et limitée (quelques minutes) en lui expliquant pourquoi. Après ce temps, vous pourrez lui rendre. S’il répète le comportement que vous avez interdit, vous pouvez lui retirer son jouet (ou ce que vous lui avez retiré précédemment) pour une durée de temps un peu plus longue. En cas de colère vous pouvez proposer un temps calme (5 -10 minutes) pour qu’il se calme.
Réguler sa réaction et s’y tenir : bien souvent, nous avons tendance à vouloir poser des limites fortes à ses enfants « Tu seras privé de jeux vidéo pour toute une semaine » « Tu ne pourras plus appeler tes amis de toute la semaine ». Evitez des sanctions que vous ne pourrez pas tenir. Si vous décidez d’imposer une sanction il faut qu’elle soit mesurée et réalisable. Dans le cas contraire votre enfant comprendra que vos punitions ne sont pas tenues et cela renforce l’idée d’impunité et le fait de pouvoir continuer les comportements non désirés. Restez ferme mais juste et privilégiez la récompense à la punition.
Si une crise de colère survient, comment vais-je pouvoir la gérer ? 10 stratégies pour gérer la crise — p.1
e retour au calme est nécessaire. Ne cherchez pas à négocier avec lui à travers la porte. N’intervenez plus, à moins d’une mise en danger de l’enfant.
S’il ne respecte toujours pas ce temps de retrait, et qu’il tambourine à la porte. Vous pouvez entrer dans la pièce, vous asseoir sur une chaise et faire semblant de lire. Faites semblant de ne pas le voir, ayez l’air occupé à regarder un livre ou un journal. En général les enfants détestent que ses parents soient indifférents à leur crise. Ne cherchez pas à négocier avec lui. Restez calme. N’intervenez plus, à moins d’une mise en danger de l’enfant.
Évitez que la crise ne se généralise à toute la famille. Essayez de demander aux autres enfants d’aller dans leur chambre ou une autre pièce. Evitez de vous disputer entre adulte. Quand il y a une crise comme cela, très rapidement tout le monde se dispute.
Les autres enfants de la fratrie ne doivent pas assister à la crise. Si on ne peut faire sortir de la maison les autres membres de la fratrie de la maison, il faut donc essayer de les mettre dans une autre pièce.
Si vous êtes deux adultes à la maison, pensez à vous relayer auprès de l’enfant en crise. Cela permet aussi de souffler. En général on ressent soit même beaucoup de tension. — p.1
Parents : comment repérer les signes de stress chez l’enfant ? — expert (2024)
vé » et en proposant votre écoute : « Je suis là si tu veux partager ce qui te tracasse. »
- Aider les enfants à identifier et nommer leurs émotions
Leur proposer d’utiliser une boussole des émotions pour les aider à se situer. Pour les enfants qui ont encore besoin d’aide pour reconnaître ou nommer leurs émotions, vous pouvez lire avec eux des livres parlant des émotions.
Pour réussir à se calmer, puis à développer des réponses adaptées face à une situation stressante, votre enfant a besoin avant tout de retrouver un sentiment de sécurité.
Si l’événement stressant n’est plus d’actualité : Expliquez à votre enfant que le danger qu’il redoute a cessé d’exister, qu’il appartient au passé et que la vie reprend son cours. Si l’événement stressant est toujours en cours : Assurez-lui que vous êtes là pour le soutenir et l’accompagner. Votre enfant a besoin de savoir qu’il n’est pas seul à y faire face et que vous, en tant qu’adulte, veillez à sa santé et à son bien-être.
Aidez votre enfant à améliorer sa gestion des émotions
L’anxiété devient plus envahissante lorsque l’enfant évite de s’y confronter, par exemple en chassant des pensées désagréables ou en esquivant des situations qui les provoquent (comme lorsque vous essayez de ne pas penser à un ours polaire, son image apparaît immédiatement dans votre esprit !).
Plusieurs approches peuvent aider votre enfant à mieux gérer ses émotions (Attention : vérifiez le contenu au préalable pour éviter les mauvaises surprises) : — p.1
jour. Ne vous fixez pas des objectifs impossibles, le plus important c’est la qualité de l’échange. Montrez à votre enfant que vous êtes là pour lui.
- Favoriser les relations avec les amis et la famille
Privilégier les activités extérieures avec les amis de votre enfant. Encouragez votre enfant à échanger avec autrui. Privilégiez les contacts directs. Il est réconfortant pour lui de se rendre compte qu’il n’est pas seul face à la situation stressante et que ses pairs comprennent et partagent ses ressentis. ORANGE : Ce que vous pouvez faire en tant que parents face à des réactions modérées de stress chez votre enfant
L’enfant pourra d’autant mieux faire face à ses émotions qu’il sait les identifier, les verbaliser et les partager avec autrui.
- L’importance d’écouter et d’encourager l’expression des émotions
Invitez votre enfant à s’exprimer librement. Dites-lui qu’il a le droit de partager ses émotions, même si elles sont perçues comme très négatives, lourdes ou honteuses. Rappelez-lui que lorsqu’on exprime une émotion à autrui, on la partage, ce qui libère d’un poids ! Montrez-vous disponible pour écouter. Si votre enfant sait déjà identifier et verbaliser ses ressentis, faites-lui savoir que vous êtes là pour lui. Par exemple, en constatant son état : « Je vois que tu es énervé » et en proposant votre écoute : « Je suis là si tu veux partager ce qui te tracasse. »
- Aider les enfants à identifier et nommer leurs émotions — p.1
s approches peuvent aider votre enfant à mieux gérer ses émotions (Attention : vérifiez le contenu au préalable pour éviter les mauvaises surprises) :
Des exercices de relaxation : Ceux-ci aident à apaiser le corps et, par conséquent, l’esprit. Vous pouvez choisir parmi plusieurs techniques : respiration anti-panique, méditation guidée, ou relaxation active basée sur le contraste entre la tension et la détente des parties du corps. La pratique sportive : Le sport sert de “défouloir”, idéalement en extérieur et avec des enfants de son âge. Des activités agréables : Ces activités mettent l’enfant de bonne humeur, l’amusent et le détendent. Se concentrer sur des choses agréables favorise le sentiment de bien-être et laisse moins de place à l’anxiété. Le rire : Le rire est un puissant anti-stress. Visionnez ensemble des comédies ou des dessins animés comiques. ROUGE : Ce que vous pouvez faire en tant que parents face à des réactions importantes de stress chez votre enfant
Les stratégies mises en place dans la situation Orange ne semblent plus fonctionner404671
Essayez de consulter rapidement un professionnel de santé (médecin généraliste ou pédiatre) pour votre enfant. Ces professionnels connaissent le dispositif de prise en charge et pourront vous orienter vers les structures adaptées.
- Troubles d’adaptation : des améliorations rapides sont possibles — p.1
Mes enfants se bagarrent tout le temps — expert (2024)
s jeune reste plus longtemps dans le bain, tandis que l’aîné peut passer un appel téléphonique à ses amis.
- Motiver les changements de comportement
Utilisez des systèmes d’économie de jetons pour encourager des comportements positifs (participer aux tâches ménagères, réduire les disputes). Montrez l’exemple en adoptant vous-même une attitude bienveillante. Gérer les disputes et bagarres imminentes
- Prenez du recul avant d’intervenir
Laissez quelques secondes pour voir si vos enfants peuvent résoudre la situation seuls. Si le conflit monte, intervenez rapidement pour éviter que cela ne dégénère en bagarre.
- Rompez le cycle des chamailleries
Intervenez dès que les chamailleries commencent à devenir agressives. Proposez une activité alternative pour détourner leur attention et calmer la tension.
- Aidez-les à gérer leurs émotions
Apprenez-leur à verbaliser leurs émotions et à les apaiser avec des techniques de relaxation (ex. : respiration carrée, compter jusqu’à 10 avant de répondre). Pendant la bagarre
Adoptez une attitude neutre et bienveillante. Évitez de crier, car cela pourrait intensifier les tensions.
Placez chaque enfant dans un espace différent pour réduire les interactions. Si possible, accompagnez-les calmement dans leurs espaces respectifs.
Ne leur accordez pas d’attention excessive immédiatement après la bagarre, pour ne pas renforcer ce comportement. Après la bagarre
- Aidez-les à verbaliser leurs émotions — p.1
Stress et anxiété : stratégies pour toute la famille — expert (2024)
tonomie. Proposez-lui la fiche en fin d’article : aidez-le à identifier ce qui pourrait lui convenir, puis encouragez-le à ajouter ses propres idées !
5 attitudes à adopter
- Exprimer ses émotions, rechercher du soutien Exprimer ses émotions, c’est prendre le temps de se poser la question de son ressenti, là, maintenant, et parvenir à trouver des mots pour le communiquer, à soi-même, et aux personnes qui nous entourent afin qu’elles comprennent mieux ce qui nous arrive. N’hésitez pas à proposer un petit lexique des émotions et à encourager l’enfant à dire « je me sens… ». Il est important d’encourager l’enfant à chercher du soutien, du réconfort, à veiller à ce qu’il ne s’isole pas trop. Souvent les enfants peuvent ressentir de la gêne et penser qu’ils doivent se débrouiller tout seul avec leurs émotions. C’est une façon de leur transmettre que l’être humain est un être social, qui a besoin de relations.
- Se changer les idées quand les préoccupations sont trop envahissantes Parfois ce sont les mêmes pensées anxieuses qui reviennent régulièrement et qui prennent toute la place dans la tête de l’enfant. Les enfants très envahis par leurs préoccupations devraient pouvoir être accompagnés par un professionnel de santé. Mais lorsque ces pensées se manifestent à l’école ou à la maison et génèrent une détresse, vous pouvez encourager l’enfant à trouver quelles activités lui permettraient de « se changer les idées », et voir ce qui est réalisable à l’endroit où il se trouve. Pour les enfants dont l’état de santé le permet, vous pouvez leur suggérer de danser, se défouler, sauter…ou toute autre activité physique qu’ils apprécient. Ils pourront l’écrire sur la feuille.
- Se recentrer sur le présent Il arrive que l’enfant repense sans cesse à une injustice, à une remarque blessante, à un évènement désagréable (on parle de ruminations) ou encore qu’il se préoccupe sans cesse de ce qui pourrait lui arriver et mal se passer dans le futur (on parle alors d’anticipation anxieuse). Il peut souffrir de cet « envahissement » par ses préoccupations. Vous pouvez alors l’encourager à se recentrer sur le moment présent. Pour cela, vous pouvez lui recommander d’être très attentif à son environnement et de faire appel à ces 5 sens : la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe, le goût, et d’observer sa respiration (sans chercher à la modifier). La respiration, quoi qu’il arrive, opère le même va-et-vient et elle peut donc constituer un repère rassurant, comme une ancre qui maintiendrait un bateau au mouillage alors que la mer s’agite.
- S’encourager, se parler gentiment, se remémorer de bons souvenirs L’enfant peut aussi apprendre à se parler à lui-même dans sa tête de façon réconfortante ou encourageante lorsqu’il se sent mal. Vous pouvez lui demander ce qu’il dirait à un ami s’il se trouvait dans la même situation que lui. De même, vous pouvez lui montrer qu’il peut utiliser son imagination, sa pensée, pour faire revenir à lui des souvenirs agréables ou drôles. Se repasser mentalement le film d’un moment agréable est une activité qui nous fait du bien.
- Reconnaître ses limites et se créer un espace de sécurité Encouragez l’enfant à identifier les moments où il se sent dépassé, fatigué ou stressé. Aidez-le à comprendre que reconnaître ses limites est un signe de force, pas de faiblesse. Pour l’accompagner, proposez-lui de se créer un espace ou une activité qui le rassure et lui permet de retrouver son calme. Cela peut être un coin lecture, son lit, un doudou ou même une musique qu’il aime. Cet espace ou cette activité devient un refuge pour se recentrer et recharger ses batteries lorsqu’il se sent vulnérable. — p.1
Tristesse / Anxiété Accompagner au quotidien Anxiété et troubles de l'humeur Stress et anxiété : stratégies pour toute la famille Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 4 min de lecture Écouter cet article Lire
Stress et anxiété chez un enfant peuvent nous déstabiliser, notamment lorsqu’il manifeste un mal-être ou exprime ses difficultés.
La priorité est de se montrer disponible, à l’écoute, et d’accueillir la parole de votre enfant avec bienveillance. Il est essentiel de « valider » ses émotions sans les juger. Qu’il s’agisse de tristesse, de peur ou de colère, toutes les émotions sont légitimes. Elles servent de signaux précieux pour mieux comprendre ses besoins.
Accompagnez votre enfant dans la découverte de comportements apaisants qu’il pourra mettre en pratique lorsqu’il sera en difficulté. Cela l’aidera à mieux se connaître et à gagner en autonomie. Proposez-lui la fiche en fin d’article : aidez-le à identifier ce qui pourrait lui convenir, puis encouragez-le à ajouter ses propres idées ! — p.1
Comment repérer un état de stress aigu chez son enfant et comment l’aider ? — expert (2024)
r votre enfant à baisser son niveau de stress
Avec quelques stratégies simples, vous pourrez aider votre enfant à baisser son niveau de stress :
-1- N’hésitez pas discuter de ce que vous avez vécu avec votre enfant : parler de la situation peut aider votre enfant ou votre adolescent à trouver des solutions. Lors de ces échanges, vous pouvez expliquer à votre enfant comment vous faites pour gérer vos émotions dues à une situation stressante ou difficile.
-2- Essayez de jouer ou de dessiner avec lui : il est important que votre enfant puisse passer des moments agréables, joyeux et de partage. C’est en même temps des moments agréables mais aussi l’occasion parfois de discuter – surtout avec les plus petits. Ces temps ne doivent pas nécessairement être longs, envisager si possible une dizaine de minutes deux fois dans la journée.
-3- Essayez de le rassurer en se projetant dans des choses positives, simples, à court ou moyen termes. Aidez votre enfant à se projeter dans des perspectives positives et accessibles à court ou moyen termes. Par exemple, mettez en avant les aspects agréables du quotidien, comme des moments partagés en famille. Évitez de parler d’un avenir trop incertain ou lointain, qui pourrait être source d’inquiétude. — p.1
Sources mobilisées (5)
- [1] TDAH : programme d’entraînement aux habiletés parentales (Barkley) – Séances 5 e — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] Parents : comment repérer les signes de stress chez l’enfant ? — expert (2024) 📄 (3 extraits)
- [3] Mes enfants se bagarrent tout le temps — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] Stress et anxiété : stratégies pour toute la famille — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [5] Comment repérer un état de stress aigu chez son enfant et comment l’aider ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)