Bégaiement
Trouble de la fluence de la parole caractérisé par des répétitions, prolongations ou blocages involontaires. D'origine développementale, il peut retentir sur la communication et le vécu social de l'enfant.
Cadre clinique
Le bégaiement est un trouble de la communication caractérisé par des répétitions ou des prolongations involontaires de syllabes, se manifestant de façon très fréquente [2]. Il affecte la fluence verbale et se traduit par des clonies et/ou des blocages toniques. Les clonies se manifestent par des répétitions saccadées d'une syllabe au début d'un mot ou d'une phrase, tandis que les blocages interrompent le débit normal de la phrase ou empêchent sa production dès le début [6]. Le bégaiement peut être tonique, clonique, ou les deux formes peuvent coexister avec une prédominance variable selon les individus [6].
Les dysfluences caractéristiques du bégaiement incluent :
- Les clonies à l'émission et/ou dans le mot, avec des répétitions supérieures à trois (par exemple, "ppppanier" puis attaque explosive du mot "papapapanier") [1].
- Les blocages, avec coup de glotte et dilatation narinaire (par exemple, un blanc inaudible puis explosion "paaanier" avec prolongations) [1].
- La perte du contact visuel [1].
Le bégaiement s'accompagne souvent de manifestations neurovégétatives et motrices, telles que des syncinésies de la face et des membres, des clignements oculaires, des secousses de la tête, des gestes de camouflage, des modifications de la voix, des troubles vaso-moteurs et sécrétoires, et des suées [1].
Repères épidémiologiques
Le bégaiement touche en majorité les garçons [2]. Il débute généralement avant 8 ans, et surtout entre 3 et 5 ans [6]. Un bégaiement transitoire peut s'observer chez les enfants très jeunes [6]. La prévalence du bégaiement est de 27% avant 3 ans et de 68% entre 3 et 7 ans [1].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic du bégaiement repose sur la présence de dysfluences de la parole, telles que des clonies, des blocages toniques, l'évitement de mots, et la reprise d’énoncés [1]. D'autres signes précis incluent la lutte et la tension générale, des attitudes hypertoniques, des contractures musculaires intenses, des troubles respiratoires, et des mouvements accompagnateurs [1].
L'attitude de l'enfant vis-à-vis de son bégaiement est très variable. Certains semblent peu gênés et parlent abondamment, tandis que pour d'autres, il s'accompagne d'une inhibition importante et d'une tendance à l'isolement social [8].
Interventions recommandées
Différentes approches thérapeutiques ont été proposées pour le traitement du bégaiement, notamment la rééducation orthophonique, la psychothérapie analytique, la psychothérapie comportementale utilisant des techniques de feed-back auditif, et la relaxation [8]. Cependant, les résultats de ces interventions restent inconstants [8].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés au bégaiement.
Sources mobilisées (5)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-begaiement-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [4] FNO — FNO (2018) 📄 (1 extrait)
- [5] Mon enfant ne prononce pas bien les mots : Quand s’inquiéter ? — expert (2024) 📄 (2 extraits)