TSA - Signes d'alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l'enfant et l'adolescent
Recommandations pour le repérage précoce, le diagnostic et l'évaluation du TSA chez l'enfant et l'adolescent. Définit les signes d'alerte par âge (avant 18 mois, autour de 18 mois, après 18 mois), le parcours diagnostique (1ère, 2ème, 3ème ligne), les outils standardisés (M-CHAT, ADOS-2, ADI-R, CARS-2), et les troubles associés à rechercher.
Qu'est-ce que c'est ?
Les troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont des troubles du neurodéveloppement qui affectent la communication sociale, les interactions sociales et les comportements [2]. Ils se manifestent différemment selon les enfants et peuvent être repérés dès le plus jeune âge.
Signes d'alerte
Les signes d'alerte varient selon l'âge de l'enfant :
Avant 18 mois :
- Absence de babillage, de pointage à distance ou d'autres gestes sociaux pour communiquer (faire coucou, au revoir, etc.).
- Niveau de vigilance inhabituel (enfant trop calme ou irritable).
- Troubles du sommeil (délais excessifs d’endormissement ou réveils).
- Difficultés de diversification alimentaire (refus de textures ou d’aliments nouveaux, rituels alimentaires).
- Crises de colère inexpliquées.
- Ajustement tonico-postural inhabituel (n’aime pas être pris dans les bras).
- Exploration inhabituelle des objets de l’environnement [2].
Autour de 18 mois :
- Difficultés d'engagement relationnel (avec les parents et les pairs).
- Difficultés d'attention et de réciprocité sociale (initiation, réponse et maintien de l’attention conjointe, regard adressé, sourire partagé, pointage à distance coordonné avec le regard).
- Absence de réponse au prénom.
- Absence de mots à 18 mois et au-delà.
- Absence d’association de mots (non écholaliques) à 24 mois et au-delà.
- Difficultés de langage réceptif (compréhension de consignes simples) et expressif (syllabes répétées, puis utilisation régulière et adaptée de plusieurs mots).
- Difficultés de jeu socio-imitatif et symbolique.
- Réponses sensorielles inhabituelles (recherche ou évitement de sensations) [2].
Au-delà de 18 mois :
- Difficultés relationnelles précoces et persistantes combinées à des particularités dans le comportement et les intérêts prenant un caractère anormalement répétitif, restreint et stéréotypé [2].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic des TSA peut être posé dès 18 mois. En cas d’inquiétude des parents ou de signes d’alerte détectés par un professionnel, il est recommandé d’orienter les parents vers le médecin assurant le suivi habituel de l’enfant, le médecin de crèche ou de l’Éducation nationale, pour une consultation médicale de repérage. Lors de cette consultation, un examen clinique approfondi du développement de l’enfant sera réalisé [1].
Pour identifier les difficultés développementales, les professionnels peuvent s’appuyer sur des outils standardisés tels que :
- Le Modified Checklist for Autism in Toddlers (M-CHAT) pour les enfants de 16 à 30 mois.
- Le Questionnaire de Communication Sociale (SCQ) pour les enfants de plus de 48 mois.
- L’Autism Spectrum Screening Questionnaire (ASSQ) pour les enfants et adolescents.
- L’Autism-spectrum Quotient (AQ) pour les adolescents de 12 à 15 ans.
- La Social Responsiveness Scale (SRS-2) pour les enfants à partir de 2,5 ans [1].
Ces outils permettent de repérer les signes d'alerte et d'orienter vers une évaluation plus approfondie si nécessaire.
Ce que ça change au quotidien
Les TSA peuvent influencer le développement et les interactions de l'enfant de manière variée. Les difficultés peuvent concerner :
- La communication sociale et le langage.
- Les interactions sociales.
- Les comportements et les intérêts restreints et répétitifs.
- La régulation des émotions.
- L'autonomie dans les activités quotidiennes (habillage, hygiène) [3].
Ces particularités peuvent nécessiter des adaptations dans l'environnement de l'enfant pour favoriser son développement et son bien-être.
Ce qui peut aider
Outils d'évaluation et de dépistage
Les outils d'évaluation et de dépistage permettent de repérer précocement les signes d'alerte et d'orienter vers une prise en charge adaptée. Les professionnels de santé peuvent utiliser ces outils pour évaluer le développement de l'enfant et proposer des interventions précoces [1].
Prise en charge
La prise en charge des TSA peut inclure :
- Des interventions éducatives et thérapeutiques adaptées aux besoins de l'enfant.
- Un accompagnement des parents et de la famille.
- Des adaptations scolaires et sociales pour favoriser l'inclusion de l'enfant.
Les sources disponibles ne précisent pas les détails des prises en charge spécifiques.
Accès aux soins
Les prises en charge de la psychomotricité et de l’ergothérapie ne sont pas remboursées par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) et sont accessibles gratuitement uniquement via des institutions suffisamment dotées. Une éventuelle prise en charge par la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) nécessite un diagnostic et est d’un délai minimal de 4 mois [4].
Qui contacter
Les sources disponibles ne mentionnent pas de contacts spécifiques à fournir.
Sources mobilisées (1)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)