Mon enfant est dyspraxique
Guide complet pour comprendre et accompagner la dyspraxie.
Mon enfant est dyspraxique
Définition clinique
La dyspraxie, ou trouble développemental de la coordination (TDC), est un trouble fréquent caractérisé par des difficultés dans les habiletés gestuelles, affectant les apprentissages scolaires et les activités quotidiennes. Ce trouble se manifeste par une maladresse, une lenteur et des difficultés de planification des gestes complexes [12]. La dyspraxie est souvent associée à d'autres troubles neurodéveloppementaux tels que le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), les troubles des apprentissages (dyslexie, dyscalculie, dysgraphie) et les troubles du langage [12].
Critères diagnostiques
Le diagnostic de dyspraxie repose sur une évaluation clinique approfondie. Les critères diagnostiques incluent :
- Des difficultés significatives dans la planification, la coordination et l'exécution des mouvements volontaires [12].
- Un retentissement fonctionnel dans les activités quotidiennes et scolaires [12].
- L'exclusion de troubles neurologiques, sensoriels ou intellectuels sous-jacents [9].
Un examen médical est essentiel pour éliminer les diagnostics différentiels et rechercher des signes neurologiques mineurs [7]. Il est recommandé de caractériser finement les troubles de l'écriture manuscrite, les troubles visuels, proprioceptifs, vestibulaires et cognitifs qui ont un impact sur la motricité [9].
Évaluation
L'évaluation doit être pluridisciplinaire et inclure :
- Un bilan médical pour rechercher des troubles neurologiques ou sensoriels [9].
- Une évaluation des troubles associés (TDA/H, troubles des apprentissages, troubles du langage) [9].
- Une évaluation des répercussions psychologiques et sociales [9].
Les outils de compensation et les aménagements doivent être proposés à l'enfant à l'école chaque fois que son écriture n'est pas suffisamment fonctionnelle [10].
Intervention
La prise en charge de la dyspraxie doit être personnalisée et pluridisciplinaire. Elle peut inclure :
- Une remédiation cognitive et motrice pour améliorer les compétences gestuelles et les apprentissages [10].
- Des aménagements scolaires pour favoriser l'inclusion et la réussite scolaire [10].
- Un accompagnement psychologique pour prévenir les troubles secondaires tels que l'anxiété et la dépression [9].
Les interventions doivent favoriser la participation de l'enfant et prendre en compte les facteurs environnementaux [10].
Recommandations officielles
Les recommandations officielles pour la prise en charge de la dyspraxie incluent :
- La recherche systématique de troubles neurologiques et sensoriels [9].
- La caractérisation fine des troubles associés [9].
- La mise en place d'outils de compensation et d'aménagements scolaires [10].
Articulation avec autres professionnels
La prise en charge de la dyspraxie nécessite une collaboration étroite entre différents professionnels :
- Ergothérapeute : Évalue et rééduque les troubles de la coordination et de la motricité fine [KG-1].
- Orthophoniste : Évalue et traite les troubles du langage et des apprentissages associés [KG-2].
- Psychomotricien : Évalue et rééduque les troubles de la relation entre le corps et le psychisme [KG-3].
- Pédiatre : Assure le suivi du développement, le repérage des troubles et la coordination des prises en charge [KG-4].
Références
- DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs (2007)
- DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l (2007)
- INSERM — INSERM TDC 2019 (2019)