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Lecture de phrases simples avec compréhension

L'enfant lit des phrases simples et peut en restituer le sens. La lecture reste lente mais fonctionnelle.

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Lecture de phrases simples avec compréhension

En bref

ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore. Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas. Il a du mal à vous raconter des événements simples > Les enfants sont sensibles à l’exemple : lisez devant eux. et récents.

src-dgs-sfp-langage-collection-com-parle-mon-enf-2 — DGS-SFP (2007)

ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore.

               Votre enfant parle sans erreurs grammaticales et syntaxiques         Votre enfant a du mal à commencer ses
               sérieuses.                                                           phrases, s’il répète syllabes ou mots.

À 4 ans > Racontez et lisez ensemble des histoires : vous l’aidez ainsi Ses phrases sont courtes et mal construites. à développer son envie de lire et vous facilitez sans contrainte Son langage n’est pas toujours compréhensible. l’apprentissage ultérieur de la langage écrite. Il a du mal à vous raconter des événements simples > Les enfants sont sensibles à l’exemple : lisez devant eux. et récents. — p.1

Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas.

              L’enfant comprend des histoires.                                      Son langage continue à être difficilement

À partir de 3 ans Il s’exprime par phrases, pose des questions. compréhensible. Il utilise le pluriel, les prépositions. Il emploie peu de verbes et pas du tout > Soyez attentif à ce que vous dit votre enfant. d’articles, d’adjectifs ou de prépositions. > Apprenez-lui à dire, à raconter : aidez-le à préciser sa pensée, Il n’emploie pas le pluriel. ses sentiments. Il ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore. — p.1

Il a du mal à vous raconter des événements simples > Les enfants sont sensibles à l’exemple : lisez devant eux. et récents.

                                                                                          En cas de difficultés, parlez en
                                                                                    • à un enseignant ou un autre
                                                                                      membre de l’équipe éducative
                                                                                      de l’école
                                                                                    • à un médecin
                                                                                    • à un orthophoniste

                                                                                                                          FÉDÉRATION NATIONALE
                                                                                                                           DES ORTHOPHONISTES — _p.1_

src-dgs-sfp-langage-collection-02-fiche-reperes-2 — DGS-SFP (2007)

graphique) “tu peux aller te coucher”, et les associe aux gestes. “va jouer avec ton petit frère”…

À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.

À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.

À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire.

Langage écrit L’évolution du langage écrit est rapide : en un à deux ans d’apprentissage, l’enfant devient un “lecteur autonome”. — p.1

à lire et à écrire.

Langage écrit L’évolution du langage écrit est rapide : en un à deux ans d’apprentissage, l’enfant devient un “lecteur autonome”.

Cet apprentissage n’est pas naturel, il est le résultat d’actions pédagogiques mobilisant des habiletés qui ne sont que partiellement développées chez l’enfant pré-lecteur, telles que la conscience phonologique et la mémoire à court terme. — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007)

(langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”…

À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.

À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.

À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire. — p.12

src-dgs-sfp-langage-collection-06-reco-outils-rep-2 — DGS-SFP (2007)

• Chez l’enfant de 4 à 5 ans : Même en cas de retard moins sévère que précédemment, le bilan orthophonique peut être indiqué pour faire une évaluation quantifiée des troubles de l’expression et des troubles de la compréhension. En cas de retard sur l’expression et en particulier l’aspect phonologique du langage uniquement, en l’absence évidente de retard ou de trouble sur la compréhension, une simple surveillance paraît justifiée avec un réexamen de l’enfant 6 mois plus tard (grade C).

• À 5 ans, le bilan orthophonique est justifié non seulement dans les cas cités précédemment, mais aussi devant tout trouble du langage quel qu’il soit, authentifié par une batterie de dépistage. La persistance d’un trouble du langage, en particulier de troubles phonologiques peut gêner considérablement l’apprentissage de la lecture au début du primaire (grade C).

  1. Le bilan orthophonique : Il précise le type de trouble du langage et sa gravité, en évaluant à la fois l’aspect expressif (phonologie, vocabulaire, morphosyntaxe et récit), réceptif (perception et compréhension) et pragmatique (emploi du langage dans les interactions sociales et familiales). Des épreuves étalonnées dans la population générale permettent la réalisation de ces bilans orthophoniques. — p.64

src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)

en particulier de troubles phonologiques peut gêner considérablement l’apprentissage de la lecture au début du primaire (grade C).

  1. Le bilan orthophonique :

    Il précise le type de trouble du langage et sa gravité, en évaluant à la fois l’aspect expressif (phonologie, vocabulaire, morphosyntaxe et récit), réceptif (perception et compréhension) et pragmatique (emploi du langage dans les interactions sociales et familiales). Des épreuves étalonnées dans la population générale permettent la réalisation de ces bilans orthophoniques.

    Par ailleurs, les épreuves destinées à repérer les enfants entre 5 et 6 ans à risque de difficultés d’apprentissage de la lecture dans les premières années du primaire doivent inclure la discrimination phonologique, les capacités métaphonologiques, la dénomination rapide, l’organisation syntaxique, l’attention et la mémoire verbale (grade C).

    Le bilan orthophonique permet de préciser les déficits et leurs domaines, les potentialités conservées, la répercussion du trouble du langage et les potentialités d’évolution de l’enfant. Il précise les indications et modalités du traitement orthophonique. Le bilan orthophonique fait l’objet d’un compte rendu écrit, détaillé, argumenté et clairement explicité mentionnant les tests utilisés et leurs résultats. — p.20

L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans

   §     Chez l’enfant de 3 à 4 ans il y a indication de bilan orthophonique :
         - en cas d’absence de langage intelligible pour les personnes non familières ;
         - en cas d’absence de structure grammaticale (3 mots dont un verbe associés à 3
           ans) ;
         - en cas de troubles de la compréhension.

   §     Chez l’enfant de 4 à 5 ans :
         Même en cas de retard moins sévère que précédemment, le bilan orthophonique
         peut être indiqué pour faire une évaluation quantifiée des troubles de l’expression
         et des troubles de la compréhension.
         En cas de retard dans l’expression et en particulier l’aspect phonologique du
         langage uniquement, en l’absence évidente de retard ou de trouble dans la
         compréhension, une simple surveillance paraît justifiée avec un réexamen de
         l’enfant 6 mois plus tard (grade C).

   §     À 5 ans, le bilan orthophonique est justifié non seulement dans les cas cités
         précédemment, mais aussi devant tout trouble du langage quel qu’il soit,
         authentifié par une batterie de dépistage. La persistance d’un trouble du langage,
         en particulier de troubles phonologiques peut gêner considérablement
         l’apprentissage de la lecture au début du primaire (grade C). — _p.20_

src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-2 — DGS-SFP (2007)

que votre enfant participe activement lorsque vous lui racontez une histoire ou un événement ? Est-il capable de rester dans le sujet d’un échange ?

                                            COMPREHENSION
                                                                                                              oui      non

Comprend-il tout ce que vous lui dites ? Comprend-il les indications de temps et de lieu ? Comprend-il que les objets appartiennent à des catégories ?

                                                 EXPRESSION
                                                                                                              oui      non

Sa parole est-elle compréhensible par tout le monde ? Peut-il prononcer correctement tous les sons ? S’exprime-t-il de façon fluide (sans répétitions, ni blocages) ? Utilise-t-il le pronom “je” ainsi que les autres pronoms ? Commence-t-il à exprimer plusieurs idées dans une même phrase ? Utilise-t-il des mots pour désigner le temps et l’espace ? Aime-t-il jouer avec les mots (par exemple : faire des rimes) ? — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-3 — DGS-SFP (2007)

que votre enfant participe activement lorsque vous lui racontez une histoire ou un événement ? Est-il capable de rester dans le sujet d’un échange ?

                                            COMPREHENSION
                                                                                                              oui      non

Comprend-il tout ce que vous lui dites ? Comprend-il les indications de temps et de lieu ? Comprend-il que les objets appartiennent à des catégories ?

                                                 EXPRESSION
                                                                                                              oui      non

Sa parole est-elle compréhensible par tout le monde ? Peut-il prononcer correctement tous les sons ? S’exprime-t-il de façon fluide (sans répétitions, ni blocages) ? Utilise-t-il le pronom “je” ainsi que les autres pronoms ? Commence-t-il à exprimer plusieurs idées dans une même phrase ? Utilise-t-il des mots pour désigner le temps et l’espace ? Aime-t-il jouer avec les mots (par exemple : faire des rimes) ? — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007)

26 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble

                               C. La compréhension du langage oral

                               De multiples compétences permettent à l’enfant de comprendre
                               le langage oral dès son plus jeune âge. Toutefois, en fonction du
                               stade évolutif et des stimulations de l’environnement, certaines
                               modalités de « traitement » sont plus particulièrement repérables.
                                  Ainsi, vers l’âge de 2,5-3 ans, la compréhension est à dominance
                               « lexicale ». Pour comprendre le langage, l’enfant identifie un mot
                               et le met en rapport avec le contexte dans lequel le message est
                               produit. Par exemple, dans l’énoncé « Bébé va aller au lit », il inter-
                               prète l’énoncé en traitant le mot « lit » en fonction du contexte
                               horaire (heure du coucher, heure de la sieste).
                                  À partir de 3,5-4 ans en moyenne, les capacités de compré-
                               hension deviennent plus performantes : elles prennent en
                               compte les aspects morphosyntaxiques du langage oral. Le
                               traitement morphosyntaxique, qui tend à dominer jusqu’à l’âge
                               de 6-7 ans, implique la mise en relation du thème du message
                               et de son contenu. L’enfant peut alors interpréter un énoncé
                               hors-contexte du type « Demain, nous irons jouer au parc ».
                               Ce traitement aboutit à la construction d’une représentation
                               mentale du lieu évoqué et des actions possibles (balançoire,
8. Dans ce domaine, parmi      toboggan…).
d’autres, l’école maternelle
joue un rôle déterminant.
                                  Dès l’âge de 4-5 ans, en relation très probable avec les
                               expériences de lecture de textes narratifs par l’adulte8, et de
9. La construction             façon plus tardive, en lien avec l’apprentissage de la lecture,
linguistique doit être         l’enfant investit progressivement la compréhension du langage
adaptée au contexte dans       oral selon une modalité narrative. Cette modalité est mise en
lequel elle est produite.
La capacité pragmatique        oeuvre pour la compréhension des récits. Elle implique de la
décrit les conditions de       part de l’enfant la prise en compte de la successivité temporelle
l’emploi optimal des outils    des évènements et des relations causales qui les lient.
du « savoir communiquer ».
Outre                             Enfin, et bien que précocement repérables, les capacités
la connaissance des règles     pragmatiques9 ne se manifestent « en surface » que très tardive-
élémentaires qui               ment. C’est seulement entre six et sept ans que l’enfant devient
conduisent
à la production                capable de se distancier dans une situation de communication et
d’un message acceptable        de concevoir les représentations10 de l’interlocuteur. Le langage
sur les plans de la syntaxe    enfantin est égocentrique : il ne contient pas toutes les infor-
et de la sémantique,
ce savoir nécessite la         mations nécessaires pour la bonne compréhension par l’audi-
connaissance des règles        teur. Exemple : le « Tu vois, c’est cassé » d’un enfant décrivant
sociales et culturelles qui    un objet au téléphone, sans plus de précisions pour son inter-
permettent de produire
un message adéquat dans        locuteur. Progressivement, l’enfant acquiert les indicateurs qui
un contexte donné.             déterminent quel type de langage convient à un contexte donné.
                               Par exemple, la requête « Je veux un jouet » exprimée sur un
10. La notion                  mode impératif a peu de chances d’aboutir. L’enfant devra
de représentation renvoie      apprendre à atténuer les effets d’un tel énoncé par l’ajout d’une
ici aux idées qu’une
personne peut se faire du      formule de politesse et par la modulation de l’intonation. En
monde ou d’un objet donné.     d’autres termes, l’enfant apprend à « socialiser » son langage. — _p.27_
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Sources mobilisées (8)