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Fait des phrases complexes

L'enfant utilise des phrases avec plusieurs propositions, conjugaisons variées.

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Fait des phrases complexes

En bref

4,5 41 à 46 Coordination de phrases > V+ > 4,5 > 47 Construction de récits Selon Brown (1973), la LME est un bon indice de la maturité du langage des jeunes enfants. rdre des mots, il peut attribuer un sens différent aux énoncés tels que : « le garçon pousse la fille » ; « la fille pousse le garçon ». omplète consistant à utiliser les pronoms pour tous les personnages de l’histoire racontée.

INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)

4,5 41 à 46 Coordination de phrases

V+ > 4,5 > 47 Construction de récits

Selon Brown (1973), la LME est un bon indice de la maturité du langage des jeunes enfants. Sa validité chez le jeune enfant est fiable lorsqu’on obtient 50 énoncés ou plus. L’énoncé se définit soit : • comme une production verbale marquée à son début et à sa fin par une pause ; • comme une production verbale marquée à son début et à sa fin par une modification de l’intonation ; • par son caractère grammatical : des phrases complètes définies comme des productions verbales contenant au minimum un nom ou un pronom dans une relation sujet-verbe, des phrases incomplètes (pas de sujet, verbes à l’impératif…). Des données francophones (Le Normand, 1991 et 2006) portant sur des enfants âgés de 24 à 36 mois ont décrit l’évolution de cet indice avec l’âge. Tous les auteurs s’accordent pour estimer, qu’au-delà d’une longueur moyenne de 4 mots par énoncé, ce que dit l’enfant est davantage fonction du contexte dans lequel est recueilli le langage que de sa maturité syntaxi- que. Il n’y a plus de corrélation entre la LME et l’âge. Il convient donc de limiter l’utilisation du LME à une période bien déterminée (24-36 mois). Ce fait a été confirmé par d’autres données, soit francophones portant sur 60 enfants âgés respectivement de 20, 30 et 39 mois (Bassano et coll., 1998 ; Bassano, 2005), soit collectées dans d’autres langues, dégageant ainsi un cer- 17 — p.35

rdre des mots, il peut attribuer un sens différent aux énoncés tels que : « le garçon pousse la fille » ; « la fille pousse le garçon ».

   Construction de récits
   Les recherches à propos du récit oral chez l’enfant ont conduit à distinguer,
   d’une part, entre une dimension que l’on peut considérer comme concep-
   tuelle qui a trait à la représentation des séquences d’événements et une autre
   plus spécifiquement linguistique et, d’autre part, relativement à cette der-
   nière, entre une dimension rhétorique concernant la structure des textes
   narratifs et une autre ayant trait aux aspects lexico-syntaxiques intervenant
   dans la mise en texte (Fayol, 1985 et 2000). L’intérêt de ces distinctions
   repose sur le fait que les connaissances mobilisées et leurs modalités d’acqui-
   sition ne se recouvrent pas et que leur acquisition pose des problèmes spéci-
   fiques.

   Représentation mentale des séquences d’événements
   La dimension conceptuelle concerne la représentation mentale des états et
   événements du monde réel ou fictif ainsi que les relations temporelles ou
   causales qu’ils entretiennent et qui font intervenir des objets, lieux et per-
   sonnages. Elle correspond approximativement à ce qui est dénommé dans la

18 littérature « modèle mental » (Johnson-Laird, 1983) ou modèle de situation — p.36

omplète consistant à utiliser les pronoms pour tous les personnages de l’histoire racontée. Le traitement des anaphores reste longtemps problématique.

Flexions verbales La fonction temporelle spécifique des flexions verbales n’est pas encore éta- blie après 6 ans. De 3 à 6 ans, elles ne servent qu’à exprimer les caractéristi- ques de l’action. À cet âge, l’enfant utilise plus fréquemment les adverbes et les conjonctions de temps que les flexions verbales pour exprimer les rela- tions temporelles entre les événements. Connecteurs entre les propositions Les études sur la construction du récit des enfants montrent que les connec- teurs entre les propositions ne sont pas acquis avant 10-11 ans (pour une revue, voir Fayol, 1983 et 1997a ; Jisa, 1985 ; de Weck, 1991 ; Jisa et Kern, 1998 ; Hickman, 2000). Entre 3 et 4 ans, les enfants n’utilisent pas encore de manière convention- nelle les connecteurs du langage qui relient les propositions. Ils emploient beaucoup de déictiques temporels comme « ici », « là », « maintenant » ou de simples coordinateurs comme « et », « mais ». Au cours de cette période, il s’agit de marquer l’ajout d’un événement plutôt qu’une relation particu- lière entre les différents événements. Cette stratégie souligne deux aspects de la production des enfants : d’une part, ils ont des difficultés à construire un récit décontextualisé et d’autre part, ils réalisent plus une sorte d’énuméra- 23 — p.41

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques

   tion des différents états de choses qu’une entité textuelle cohérente. Les con-
   traintes communicationnelles sont encore peu respectées.
   À 5 ans, les enfants commencent à établir des liens plus clairs et plus variés
   entre les événements qui se déroulent dans un récit. Ce sont surtout des rela-
   tions de la simultanéité (conjonction de coordination : « et » ; conjonction de
   coordination et adverbe de temps : « et puis » ; conjonction de subordination
   et de séquentialité : « quand » ; adverbes temporels : « après », « puis »). La
   coordination domine la subordination. Elle est représentée principalement par
   des locutions adverbiales et des propositions relatives. Pour les enfants de 5 ans,
   l’auditeur a encore besoin de fournir des efforts d’interprétation des formes.
   À 7 ans, ils utilisent surtout des coordinateurs temporels exprimant la séquen-
   tialité. Le regroupement en blocs informationnels est introduit par quelques
   expressions temporelles au début de l’histoire. La simultanéité est exprimée
   par des subordonnées temporelles qui restent néanmoins très rares. Rare est
   également la hiérarchisation des événements, qui sont en règle générale
   introduits les uns après les autres. Dans le domaine des connecteurs, les
   enfants de 7 ans respectent les principes de décontextualisation, mais leur
   compétence narrative n’est pas encore maîtrisée. En effet, certains connec-
   teurs sont utilisés pour la constitution d’une cohérence à un niveau supérieur,
   celui de l’épisode narratif.
   Les connecteurs les plus utilisés chez les enfants de 10-11 ans sont des con-
   necteurs temporels encodant la relation de simultanéité et de séquentialité.
   Toutefois, les enfants de 10-11 ans disposent aussi d’autres outils pour expri-
   mer ces relations, comme les subordinateurs temporels. Bien que les enfants
   de 10-11 ans utilisent encore la coordination à la place de la subordination,
   cette dernière prend une place non négligeable dans leurs productions, signe
   d’une certaine mise en relief d’événements particuliers, voire d’épisodes nar-
   ratifs. Les enfants de 10-11 ans, bien que ne possédant pas encore une com-
   pétence narrative similaire à celle des adultes, respectent les contraintes qui
   vont de pair avec la constitution d’une narration en français. Les connecteurs
   qu’ils utilisent permettent de produire des histoires cohérentes à tous les
   niveaux d’analyse. Ils ont à leur disposition un éventail varié de formes dont
   ils maîtrisent les différentes fonctions. — _p.42_

src-dgs-sfp-langage-collection-com-parle-mon-enf-2 — DGS-SFP (2007)

ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore.

               Votre enfant parle sans erreurs grammaticales et syntaxiques         Votre enfant a du mal à commencer ses
               sérieuses.                                                           phrases, s’il répète syllabes ou mots.

À 4 ans > Racontez et lisez ensemble des histoires : vous l’aidez ainsi Ses phrases sont courtes et mal construites. à développer son envie de lire et vous facilitez sans contrainte Son langage n’est pas toujours compréhensible. l’apprentissage ultérieur de la langage écrite. Il a du mal à vous raconter des événements simples > Les enfants sont sensibles à l’exemple : lisez devant eux. et récents. — p.1

Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas.

              L’enfant comprend des histoires.                                      Son langage continue à être difficilement

À partir de 3 ans Il s’exprime par phrases, pose des questions. compréhensible. Il utilise le pluriel, les prépositions. Il emploie peu de verbes et pas du tout > Soyez attentif à ce que vous dit votre enfant. d’articles, d’adjectifs ou de prépositions. > Apprenez-lui à dire, à raconter : aidez-le à préciser sa pensée, Il n’emploie pas le pluriel. ses sentiments. Il ne construit pas de phrases. > Encouragez-le à abandonner le biberon et/ou la tétine, s’il les utilise encore. — p.1

,Les troubles de Comment parle l évolution , du langa ge chez l enfant mon enfant ?

Âge Compréhension Attention si

À partir de 2 ans L’enfant comprend des ordres complexes. Son vocabulaire, excepté “papa” “maman”, Il dit son prénom. ne comprend que quelques mots difficilement Il fait de courtes phrases en associant 2 à 3 mots. compréhensibles. > Enrichissez son vocabulaire. Il n’associe pas encore 2 mots pour constituer > Expliquez-lui les mots qu’il ne comprend pas. de petites phrases. > S’il prononce mal, donnez-lui la forme correcte du mot, Vous avez l’impression que votre enfant ne vous sans pour autant l’obliger à répéter. comprend pas. — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007)

(langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”…

À 3 ans Comprend le langage du quotidien. Diversifie son vocabulaire : verbes, adjectifs et mots outils ou fonctionnels (prépositions, pronoms, …), mais parfois mal prononcés. Fait des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément). Commence à utiliser “je”.

À 4 ans Comprend des phrases longues et Précise son vocabulaire. complexes et comprend un récit simple. Allonge et complexifie ses phrases. Articule tous les sons.

À 5 ans A acquis les règles du langage. Construit des récits. Parle sans déformer les mots. Comprend un récit. À 6 ans Est prêt pour apprendre à lire et à écrire. — p.12

exte : “le doudou est tombé”, pour téléphone… “le biberon est chaud”… Dit ses premiers mots en contexte.

Entre       Comprend des ordres simples en              Utilise des mots phrases : [balle] = “donne la balle”

18 et 24 mois contexte : “tiens ton biberon”, ou “c’est ma balle”, selon le contexte et l’intonation. “prends ton gâteau”… Apprends plusieurs mots par jour : période d’explosion lexicale. Puis ébauche des phrases en combinant un geste et un mot, ou deux mots : pointer + [balle] = “je veux la balle”, [gade poupée] = “regarde ma poupée”.

Entre Comprend des ordres simples hors Utilise “moi” pour parler de lui. Fait des petites phrases 2 et 3 ans contexte : “va chercher ton pyjama”, de deux ou trois mots (langage télégraphique) et les “tu peux aller te coucher”, “va jouer associe aux gestes. avec ton petit frère”… — p.12

src-dgs-sfp-langage-collection-affiche-cplol-2 — DGS-SFP (2007)

régresse au lieu de progresser constituer de petites phrases. quel que soit l’âge de votre enfant.

                                                                                                  à 4 ans

à 3 ans ✔ Votre enfant parle sans erreurs ✔ Votre enfant comprend des histoires. grammaticales et syntaxiques sérieuses. ✔ Il s’exprime par phrases, pose des questions. ✔ Il utilise le pluriel, les prépositions. ✔ Racontez et lisez ensemble des histoires : vous l’aidez ainsi à développer son envie ✔ Apprenez-lui à dire, à raconter : aidez-le de lire et vous facilitez sans contrainte à préciser sa pensée, ses sentiments. l’apprentissage ultérieur de la langue écrite. ✔ Encouragez-le à abandonner le biberon ✔ Les enfants sont sensibles à l’exemple : et/ou la tétine, s’il les utilise encore. lisez devant eux. n ti o n si: Atte Attentio n si : • Son langage continue à être difficilement • Votre enfant a du mal à commencer ses phrases, compréhensible. s’il répète syllabes ou mots. • Il emploie peu de verbes et pas du tout • Ses phrases sont courtes et mal construites. d’articles, d’adjectifs, de prépositions. • Son langage n’est pas toujours compréhensible. • Il n’emploie pas le pluriel. • Il a du mal à vous raconter des • Il ne construit pas de phrases. événements simples et récents. — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-2 — DGS-SFP (2007)

que votre enfant participe activement lorsque vous lui racontez une histoire ou un événement ? Est-il capable de rester dans le sujet d’un échange ?

                                            COMPREHENSION
                                                                                                              oui      non

Comprend-il tout ce que vous lui dites ? Comprend-il les indications de temps et de lieu ? Comprend-il que les objets appartiennent à des catégories ?

                                                 EXPRESSION
                                                                                                              oui      non

Sa parole est-elle compréhensible par tout le monde ? Peut-il prononcer correctement tous les sons ? S’exprime-t-il de façon fluide (sans répétitions, ni blocages) ? Utilise-t-il le pronom “je” ainsi que les autres pronoms ? Commence-t-il à exprimer plusieurs idées dans une même phrase ? Utilise-t-il des mots pour désigner le temps et l’espace ? Aime-t-il jouer avec les mots (par exemple : faire des rimes) ? — p.1

src-dgs-sfp-langage-collection-4ans-et-demi-3 — DGS-SFP (2007)

que votre enfant participe activement lorsque vous lui racontez une histoire ou un événement ? Est-il capable de rester dans le sujet d’un échange ?

                                            COMPREHENSION
                                                                                                              oui      non

Comprend-il tout ce que vous lui dites ? Comprend-il les indications de temps et de lieu ? Comprend-il que les objets appartiennent à des catégories ?

                                                 EXPRESSION
                                                                                                              oui      non

Sa parole est-elle compréhensible par tout le monde ? Peut-il prononcer correctement tous les sons ? S’exprime-t-il de façon fluide (sans répétitions, ni blocages) ? Utilise-t-il le pronom “je” ainsi que les autres pronoms ? Commence-t-il à exprimer plusieurs idées dans une même phrase ? Utilise-t-il des mots pour désigner le temps et l’espace ? Aime-t-il jouer avec les mots (par exemple : faire des rimes) ? — p.1

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Sources mobilisées (6)