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Alimentation sans difficultés particulières

L'enfant mange des textures variées sans troubles de succion, déglutition ou mastication notables.

Cadre clinique

L'alimentation sans difficultés particulières chez l'enfant se caractérise par une capacité à manger des textures variées sans troubles notables de succion, déglutition ou mastication. À 12 mois, l'enfant doit être capable d'ingérer des morceaux tendres ou croustillants et fondants, écrasés entre ses gencives [3]. Après 12 mois, l'absence de consommation de morceaux doit alerter les parents, qui doivent alors comprendre les raisons de cette réticence et proposer des solutions adaptées [3]. Les habitudes de succion (biberon, tétine, pouce) doivent avoir disparu, et l'enfant doit savoir boire à la paille. Son appétit doit être régulier, et il doit accepter facilement les légumes et la viande en petits morceaux [5].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence des difficultés alimentaires chez les enfants. Cependant, il est important de noter que les troubles de l'oralité alimentaire peuvent persister depuis plus de 2 semaines et s'accompagner de difficultés pour toucher les matières ou les aliments, les sentir, goûter, ainsi que de difficultés de succion, de mastication [1]. Les enfants présentant un trouble du spectre autistique associé ou non à un déficit intellectuel ont fréquemment des difficultés pour manger, majorées par certaines situations comme le stress ou les changements dans le quotidien [8].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des troubles de l'oralité alimentaire repose sur plusieurs signes cliniques. À 3 mois, on peut évoquer ces troubles devant des tétées prolongées de plus de 45 minutes, des prises alimentaires insuffisantes, des difficultés de coordination succion-déglutition-respiration, des fausses routes fréquentes, des infections respiratoires, ou une nutrition entérale sur sonde ou par gastrostomie [7]. À 9 mois, les signes incluent le refus de passage à la cuillère, la persistance du bavage, le réflexe nauséeux systématique, ou le mérycisme [7]. À 12 mois, les difficultés à ingérer des morceaux ou des textures différentes sont également des signes évocateurs [7]. Entre 18 et 24 mois, les difficultés de mastication, la selectivité excessive, le déroulement particulier du repas, l'absence de plaisir, et l'anxiété doivent alerter [7].

Si vous avez un doute, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous prescrire un bilan orthophonique [1]. Le suivi en orthophonie est important, même après 3 ans, pour évaluer l'enfant, l'aider et observer sa progression [6].

Interventions recommandées

Plusieurs stratégies peuvent être mises en place pour aider l'enfant à surmonter ses difficultés alimentaires. Il est recommandé de proposer à l'enfant des plats ayant une texture qu’il apprécie, puis d'introduire petit à petit de nouvelles textures [2]. Il est également important de ne pas mélanger de morceaux dans de la nourriture supposée être crémeuse, ce qui pourrait déstabiliser l’enfant [2]. Les aliments doivent comporter le moins de particules/filaments possible [2].

Pour les enfants présentant des difficultés sensorielles, il est conseillé de proposer des aliments plutôt crémeux ou pâteux, faciles à mastiquer, et de bien cuire les légumes pour qu’ils soient mous et moins croquants [2]. Il est également possible de laisser les aliments croquants dans le champ visuel de l’enfant et de le laisser les toucher en premier lieu [2].

Pour introduire un nouvel aliment, il est recommandé de le faire pas à pas, en exposant progressivement l’enfant à l’aliment [10]. Il est important de mettre progressivement l’aliment dans l’assiette, de favoriser l’exploration alimentaire progressive, et d’utiliser un aliment renforçateur [10].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'alimentation sans difficultés particulières chez l'enfant.

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Sources mobilisées (5)